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Le jour où les règles du futsal ont été écrites

Les contrôles de la semelle sont bien plus vieux qu'on ne pourrait le croire. Il y a plus de 80 ans, les tricoteurs ont investi les terrains indoor. Et c'est donc le 9 septembre 1933, exactement, que les premières règles du futsal ont été rédigées.

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Moustache, débardeur, jogging, Juan Carlos Ceriani Gravier n'est pas un prêtre comme les autres. C'est aussi un professeur d'EPS à la YMCA (Young Men's Christian Association) de Montevideo. Rien à voir avec les Village People, c'est une sorte de club multisports répandu en Amérique du Sud. Et il faut aussi savoir que Juan Carlos est le genre mec à constamment se creuser le cerveau pour trouver des nouveaux jeux. En gros, un mec insupportable, mais ô combien utile, et en plus, à son époque, les possibilités sont encore très vastes. Et donc, en 1930, Jules Rimet organise la première Coupe du monde de football en Uruguay. Un succès. Surtout pour les Uruguayens qui survolent la compétition. Ils se prennent donc intégralement de passion pour le ballon rond et demandent à jouer plus que de raison. Ils investissent tous les terrains en plein air. Pas suffisant. Ils s'en prennent ensuite aux basketteurs et n'hésitent pas à les dégager de leur aire de jeu. C'est donc à partir de là qu'on assiste aux premières confrontations en salle.

Bastons, tacles glissés et végétaux


Et forcément, un peu comme n'importe quel match de five où les règles ne sont pas claires – « Les touches : au pied ou à la main ? On a le droit de tacler ? Le gardien, il peut sortir ou pas ? » – ça part presque à chaque fois en bagarre. Le premier match a lieu en septembre 1930. Mais le terrain est trop petit. Il n'y a pas assez d'espace. Les contacts sont trop violents. Les mecs se blessent à tous les coups. Bref, heureusement qu'il existe sur cette terre des personnes qui aiment profondément réglementer les choses. C'est le cas de Juan Carlos. Pendant trois ans, il observe les joueurs se massacrer et il se met à imaginer un sport sans contact et plus respectueux que le football classique.

Fan de natation, de water-polo, de handball, de basket-ball et de football, le prêtre a envie de mixer tout ça. Ce qu'il fait donc le 9 septembre 1933. À la demande du directeur de toutes les YMCA d'Amérique du Sud, Juan Carlos rédige les règles du « Fútbol de salón » . Et en gros, elles comportent onze points principaux dont voici les principales : des matchs à six contre six, un terrain de 26 sur 12 mètres, des cages de 4 sur 2, deux mi-temps de vingt minutes et une balle de base-ball recouverte de matière végétale bien lourde pour favoriser le jeu à terre. La constitution est présentée lors d'un congrès à Montevideo la même année. L'exportation commence. Le YMCA brésilien l'emporte dans ses bagages jusqu'à São Paulo qui devient quelques années plus tard la capitale officielle de ce sport.

Quand la FIFA s'en mêle...


Si beaucoup de pays revendiquent aujourd'hui la paternité du futsal, dont beaucoup de pays froids qui préféraient jouer en intérieur plutôt qu'en extérieur, c'est bien l'histoire de Juan Carlos Ceriani Gravier qui prend le dessus.



Mais il faut attendre 1982 pour voir des moustachus se disputer les premiers championnats du monde à São Paulo. Une belle réussite. Tellement que la FIFA menace alors la FIFUSA, la Fédération internationale de « Fútbol de Salón » , de la faire interdire pour utilisation non autorisée du terme « football » . En réponse à ça, un an plus tard, la FIFUSA donne naissance au terme futsal. Depuis, c'est l'AMF (Association mondial de futsal) qui a pris le relais. En tout, onze championnats du monde ont été organisés. La dernière édition est de cette année. Mais toujours aucune trace ni d'indien, ni de policier, ni de soldat, ni de motard, ni d'ouvrier du bâtiment, ni de cow-boy.

Par Ugo Bocchi
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