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Le jour où les cages de Bernabeu sont tombées

1er avril 1998. Demi-finale aller de Ligue des Champions. Le Real Madrid reçoit le Borussia Dortmund dans son antre de Santiago Bernabeu. La première confrontation entre les deux clubs va avoir lieu quand soudain, à 20h44, un des buts se casse la gueule. Commence alors une soirée bien cocasse, notamment pour deux journalistes allemands, Günther Jauch et Marcel Reif.

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Après avoir difficilement éliminé le Bayern Munich en quarts de finale (0-0, 1-0 ap), voici que le Borussia Dortmund doit se farcir un autre gros client, le Real Madrid. Mission compliquée pour le tenant du titre, qui ne fait pas aussi peur que l'année précédente. Il faut dire aussi que des mecs comme Paulo Sousa, Paul Lambert, Karl-Heinz Riedle ainsi que l'entraîneur Ottmar Hitzfeld sont allés voir ailleurs. En face, le Real Madrid, sous la houlette de Jupp Heynckes, semble s'habituer au régime allemand. Après avoir croqué le Bayer Leverkusen (1-1, 3-0), les Merengues se disent qu'ils se feraient bien les Schwarzgelben. En tous cas, c'est le souhait des supporters madrilènes, qui ont l'air bien déchaînés. Tellement déchaînés qu'ils tirent comme des sauvages sur les grillages et finissent par péter les cages. Il est 20h44. Le match est censé commencer dans une minute.

« Le premier but est tombé ! »

« Comme il n'y avait pas de but de remplacement, on a dû attendre une heure avant de commencer le match » , se rappelle Stéphane Chapuisat. Du coup, le Suisse, ses camarades et ses adversaires ont dû tous aller patienter dans les vestiaires. C'est à ce moment-là qu'a commencé le grand moment de solitude de Marcel Reif et Günther Jauch, respectivement commentateur cabine et homme de terrain de la chaîne allemande RTL. Aucun retour plateau possible, ni sujets préparés à diffuser, en ce 1er avril, les deux journalistes teutons auraient pu croire à une blague. Mais non. La Ligue des Champions, bordel ! Des millions de téléspectateurs, des millions investis par les sponsors, et tout qui part en fumée à cause d'une cage qui se casse la gueule. Néanmoins, Marcel Reif cherche à positiver. Dans sa cabine, le commentateur est persuadé que le but va bientôt être remplacé. Que nenni. « J'ai commencé à raconter n'importe quoi, à parler de la Catalogne, du centralisme en Espagne... C'était de pire en pire » .

Heureusement pour Reif, son collègue Günther Jauch va venir à sa rescousse. L'homme de terrain fait signe à la régie de lui donner le micro. Et ensemble, les deux hommes vont passer plus d'une heure à commenter le grand n'importe quoi qui se déroule sous leurs yeux. Pour détendre l'atmosphère, Jauch va commencer par faire un jeu de mots: « Pour toutes celles et tous ceux qui ne seraient pas arrivés à l'heure […], [sachez] que le premier but est déjà tombé ici, […] à la minute zéro » . Et les deux hommes de blaguer sur tout le spectacle qui a lieu sur la pelouse du Santiago Bernabeu : « Regardez, ils sont en train de défaire les filets des buts... Sûrement des pêcheurs espagnols » .

76 minutes d'attente


Plus le temps passe, et plus les deux journalistes, amis dans le privé, s'enfoncent dans leur délire. A 21h33, un homme en costume fait son apparition sur la pelouse. « Oh, ce doit être quelqu'un d'important! » , s'exclame Reif. « Ou peut-être est-ce juste quelqu'un qui porte un costume et un dossier pour faire semblant d'être important » , rétorque Jauch. Bref, ça part en sucette sévère sur la chaîne RTL. Jusqu'à 12 millions de personnes suivront les délires/mésaventures de Reif et Jauch. 21H39, les nouvelles cages arrivent en provenance de l'un des terrains d'entraînement. Il était temps, les deux compères n'avaient presque plus rien à raconter. « Toutes les dix minutes, on se demandait ce qu'on foutait là. A un moment, Jauch m'a demandé de raconter comment j'avais fait pour monter des étagères IKEA et si je pouvais donner des conseils pour les cages. J'ai donc raconté de la manière la plus sage du monde comment mes nouvelles étagères ne passaient pas dans ma cave – c'était n'importe quoi » , se rappelle Reif. 21h50: les cages sont bien installées, le match va bientôt pouvoir commencer. « Jamais un but n'aura fait autant de bien dans un match » , lâchera Marcel Reif, soulagé. Finalement, à 22h, le match finit par débuter. Le Real Madrid l'emporte 2-0 grâce à des buts signés Karembeu et Morientes. Mais l'essentiel est ailleurs. « Après la rencontre, j'étais persuadé qu'ils nous pendraient [chez RTL]. Jauch était sûr que nous obtiendrions un prix » , confesse Reif. A raison: pour leur « performance » , les deux hommes seront récompensés par la télévision bavaroise. Les blagues les plus courtes sont toujours les meilleures: celle-ci aura duré 76 minutes au total.

Vidéo


Par Ali Farhat
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