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Le jour où le Chili a battu l'Argentine

5 nuls et 19 défaites. Voici l'historique du Chili face à l'Argentine en Copa América. Un bilan qui n'incite personne à l'optimisme à Santiago. Pourtant, la Roja a déjà battu l'Albiceleste. C'était le 15 octobre 2008, à l'Estadio Nacional, la seule victoire chilienne face au rival transandin en match officiel. Évidemment, Marcelo Bielsa était aux manettes.

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À Santiago, on espère sans trop y croire. La volée infligée par l'Albiceleste au Paraguay a marqué les esprits. Mais plus encore que cette démonstration de force, il y a cette statistique qui effraie les Chiliens : 2,6 %. Soit le pourcentage de matchs remportés par le pays hôte en match officiel face à son voisin. Ce qui, pour simplifier les choses, représente un seul « choque de los andes » remporté en 38 affrontements officiels. Une victoire située au firmament du panthéon du football d'un pays qui n'a jamais rien gagné. Retour en arrière : 15 octobre 2008, le Chili, qui vient de subir une défaite en Équateur trois jours plus tôt, doit recevoir l'Argentine pour la 10e journée des qualifications à la Coupe du monde sud-africaine. L'occasion pour Marcelo Bielsa de valider une première année enthousiasmante à la tête de la Roja. Si l'effet Bielsa s'est déjà fait sentir, il n'y a pas encore de Loco mania à Santiago.

Relance courte et jeu en triangle


Ce match, Marcelo l'aborde comme tous les autres, en attaquant qu'importe l'adversaire. Une méthode gagnante pour Waldo Ponce, libéro de la sélection en ce jour de printemps austral : « Le Chilien a toujours eu un complexe d'infériorité par rapport au Brésil ou à l'Argentine. Ça a changé avec Marcelo. Qu'on joue le Brésil ou le Venezuela, c'était toujours pour gagner. Il nous a appris à ne pas tendre la joue, à ne pas nous faire plus petits que ce que nous sommes. » De fait, son Chili aborde le match de manière très offensive, avec l'une des tactiques de prédilection du Rosarino : en 3-3-1-3, avec Bravo dans les bois, Ponce, Contreras et Medel derrière, devant eux Beausejour, Estrada et Carmona. Matías Fernández à la baguette pour alimenter un trio Orellana, Suazo et Mark Gonzalez.

Très vite, les Argentins sont dépassés, Messi, toujours suivi par Marco Estrada, ne parvient pas à faire de différence, pas plus qu'Agüero ou Milito. Le Chili presse, harcèle, attaque, joue à 100 à l'heure. Sur un coup de casque, Pablo Contreras manque d'ouvrir le score. Mais ce n'est que partie remise. A la 36e minute s'enclenche une action d'école, un mouvement qui incarne tout ce que Bielsa a enseigné à ses hommes. Relance courte, jeu en triangle, passes latérales et courses dans tous les sens, jusqu'à ce que Gary Medel se retrouve en position d'ailier et centre en retrait pour Fabián Orellana, qui débute en sélection. D'une frappe croisée, celui-ci trompe Carrizo. Le Stade Nacional explose et le poeta du Celta Vigo entre dans la légende.

Youtube

« Le moment le plus spécial de toute ma carrière »


Le Chili ne baissera pas le pied en deuxième période et lessivera une Argentine sans doute interpellée de trouver face à elle une équipe aussi entreprenante. Une impression confirmée par le coach, Coco Basile, qui déclarera honnêtement juste après la partie : « Les Chiliens semblaient jouer à 15, ils arrivaient de tous les côtés. Je n'avais jamais vu le Chili jouer ainsi. » Les quotidiens argentins ne disent pas autre chose, à l'image d'Olé qui écrit : « Le Chili marche sur son rival, bien qu'il ait été indulgent au niveau du score. Il aurait pu l'humilier. Juste 1-0, cela aurait pu être pire. » Basile, lui, sera limogé le lendemain, alors que Santiago se réveille avec la gueule de bois. La victoire historique a été fêtée comme il se devait, après 98 ans d'attente. La plaza Italia était pleine en ce soir d'octobre, et les protagonistes gardent encore aujourd'hui un souvenir particulier de ce match, à l'image de Pablo Contreras, qui évoquait sa joie dans La Tercera : « Ça a été le moment le plus spécial de toute ma carrière, le moment où je me suis senti le plus heureux. Après le match, il était hors de question d'échanger mon maillot. Je le garde précieusement, autographié par toute l'équipe. »

Waldo Ponce, remplacé par un tout jeune Vidal en fin de match, ne dit pas autre chose : « De temps en temps, je revois le match, et j'en suis toujours ému. Je m'en souviens avec une joie intense, et j'ai la chair de poule quand je repense à toute l'émotion qu'on a vécue. » Quant à Bielsa, sa réaction est plus mesurée, croit se souvenir Ponce : « Le match contre l'Argentine a été historique pour tout le pays. Bielsa, lui, était fier, mais il n'a pas eu de réactions différentes de celles d'autres victoires. » Pourtant, c'est bien grâce au Loco que ce soir-là, le Chili a toqué à la porte du gotha du football international et entamé un cycle glorieux. Un cycle qu'il faudra conclure ce samedi soir en remportant enfin une deuxième victoire face à l'Argentine. Et un premier trophée.

Par Arthur Jeanne
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Le Comte de La Pignole Niveau : DHR
Bref, le Chili va perdre ce soir.
Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
Bielsa, sorte de Dieu vivant lui aussi.Si j'en crois certains,Bielsa a bâti le Chili comme on crée la Terre en sept jours,il a tout révolutionné avec ses biceps et ses pectoraux sur-développés, il a fait passer une équipe à peine meilleure que la Papouasie-Nouvelle-Guinée à une équipe huitième de finaliste de la coupe du monde 2010, et même quatre ans plus tard, il a inspiré son successeur qui doit tout à Monsieur Bielsa en échouant d'un ongle aux tirs aux buts en huitièmes de finale de la coupe du monde 2014.

Il a fait de même avec l'Athletic Bilbao,petit club au bord de la faillite sportive et qui boxait dans la même catégorie que le Real Murcie,en le hissant à la seule force de ses cojones en finale de l'Europa League 2012.

Bielsa le meilleur entraîneur de la Ligue 1,Bielsa l'incompris,Bielsa le visionnaire...

En plus,j'aime bien cet entraîneur car : il a un style, une empreinte personnelle.Je le découvrais à partir de cette année (je ne compte pas la coupe du monde 2002 avec l'Argentine car le football de sélection et de club sont difficilement comparables) et je dois dire que je comprends mieux son surnom de "El Loco",Marseille ayant fait une saison à son image, assez folle,faite de grandes envolées victorieuses mais aussi de défaites aux scénarii abracadabrantesques.

Une chose que j'apprécie également : le fait qu'il est la classe (et pas hypocrite,mais sincère) de ne pas rejeter tout les torts sur l'arbitrage.
Ne serait-ce pas ce bon vieux Gonzalo Bergessio qui apparaît en arrière plan de Messi sur la photo ?
Pour cette clôture de Copa, j'aimerai simplement que le beau jeu l'emporte. Cette finale s'annonce somptueuse car d'un côté il y a une équipe qui ne sait jouer que d'une manière avec un 10 à l'ancienne absolument génial :Valdivia ; le meilleur joueur créatif de cette Copa et de l'autre une équipe "Janus" aux visages multiples au cours d'un même match, avec des talents individuels supérieurs, même si mis à part Pastore, tous jouent en deçà de leur niveau réel.
Supporter de l'Albiceleste depuis 2 décennies, une victoire de Chili ne me décevrait pas car cela signifierait qu'en plus d'avoir produit le beau jeu sur l'ensemble de la compétition, ils auront su triompher face à l'ogre sud américain actuel.
Je stresse déjà, vamos Chile mierda! Avec l'autre taré de Farkas qui a distribué 50.000 drapeaux aux supporters :)
Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
*Qu'il ait l'honnêteté,pas qu'il est (la honte cette faute).
Frenchies Niveau : CFA
le stade est tout rouge ...
Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
Je vais dire 1-1 après 90 minutes avec des Argentins légèrement plus dominateurs globalement, et victoire du Chili à l'issue des tirs aux buts.
Message posté par Cheric Zghemmfour
Je vais dire 1-1 après 90 minutes avec des Argentins légèrement plus dominateurs globalement, et victoire du Chili à l'issue des tirs aux buts.



J'ose pas pronostiquer, pourvu qu'il y ait l'ivresse. Putain de stade, tout rouge, merveilleux souvenirs (quand on était encore 80.000), ça fait trois heures qu'il est rempli full...
J'ai les poils tout hérissés et il fait 30°C
pierre ménès 2.0 Niveau : Ligue 1
Note : 1
On fait le liveici ou bien??
Suis parti moi :) Bien Isla, Di Maria bien pour nous aussi qu'il continue comme ça :P
pierre ménès 2.0 Niveau : Ligue 1
Note : 1
Di Maria qui commence deja a faire de la merde.
Put1 de Valdiva shoot mec shoot !!!!
pierre ménès 2.0 Niveau : Ligue 1
roooh ce valvidia!! Mais que fout il au Qatar m'enfin!
La conchetumadre ... bon c tout bon, on les mange là....
pierre ménès 2.0 Niveau : Ligue 1
Ca c'est du foot du vrai!!
Vas-y Bilgia, joue-là comme à Anderlecht à coté de tes pompes
pierre ménès 2.0 Niveau : Ligue 1
Bon y'a des taquets qui se perdent par contre
Message posté par pierre ménès 2.0
Bon y'a des taquets qui se perdent par contre


Mais ça va là, on voit du foot, quelle arret de Bravo, ouf. Par contre ça passera pas par le milieu, le Chili a blindé le truc. Voir les argentins accepter de presque jouer en contre les 15 premières minutes, pour ceux qui nous prédisaient une raclée (c pas fini mais bon)...
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