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Le jour où Laurent Blanc a donné la victoire à l'OM !

Laurent Blanc peut bien faire le beau sur le banc du PSG, sa carrière le ramènera toujours à l'OM. Il y a dix-sept ans, l'ancien libéro mettait même à genoux son équipe actuelle après une belle simulation de Ravanelli. On rembobine.

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La scène se passe le 8 novembre 1997. Presque un an jour pour jour après leur dernière rencontre, soldée par un triste 0-0, le PSG et l'OM se retrouvent à nouveau pour le compte de la 15e journée dans un Parc des Princes qui n'affiche pas sold out (43 307 spectateurs sur presque 50 000 possibles). Pourtant leader, le club de la capitale a toutes les raisons de douter. D'abord parce que Raí et consorts viennent de s'incliner à Lyon (1-0). Et puis parce que la liste des absents est anormalement longue : Alain Roche, Paul Le Guen et Marco Simone sont forfaits, Bruno N'Gotty est à moitié opérationnel, mais entame quand même le match, tandis que Vincent Guérin et Florian Maurice quittent tous les deux le terrain sur blessure avant la mi-temps. Dur !

Du côté de l'OM, en revanche, tout le monde a le sourire : les joueurs de Rolland Courbis restent sur une série de quatre victoires en cinq matchs et, malgré de nombreux transferts durant le mercato d'été (outre l'arrivée de Courbis, Ravanelli, Blanc et Dugarry ont également rejoint la Canebière), prônent un jeu solide, compact et bien organisé. C'est d'ailleurs l'OM qui ouvre le score dès la 13e minute grâce au troubadour de la Ligue 1 Xavier Gravelaine, avant qu'un autre troubadour, Jérôme Leroy, ne lui réponde vingt minutes plus tard après un ballon dévié de la tête par Raí. 1-1 à la mi-temps, personne n'est content, mais le spectacle y est.

Commedia del arte


Manifestement émoussés par leur victoire 3-1 quelques jours plus tôt contre le Bayern, les Parisiens baissent un peu le pied en deuxième mi-temps. Marseille également. Aucune des deux équipes ne semblent alors en mesure de faire basculer la rencontre, et le scénario du match commence plus à ressembler à un mauvais film d'auteur qu'à un blockbuster. C'était sans compter sur Ravanelli qui, à la 64e minute, fait montre de ses grands talents d'acteur. Visiblement agacé par la tournure du match, l'attaquant italien déboule côté gauche, dribble Rabésandratana, le passe, entre dans la surface et s'écroule. Penalty ! Le Parc des Princes crie au scandale, les Marseillais se réjouissent. Une simulation ? En février 2014, le bon Fabrizio s'en défendait encore au micro d'OM.net : « J'étais dans la surface latérale et je rentrais avec le ballon. Lorsque je dribble le défenseur, il me touche le pied droit. Même s'il ne le fait pas exprès, ça mérite penalty. De toute façon, l'arbitre a sifflé, même si tout le monde disait que je l'avais fait exprès. Ce qui n'est pas vrai et a contribué à donner une mauvaise image de moi. Les mois suivants, les arbitres ne sifflaient plus penalty en notre faveur. » Allant jusqu'à considérer ce penalty comme le « plus médiatisé de l'histoire du football » , Rolland Courbis, dans une interview au Parisien en décembre 2014, poursuit : « À vitesse normale, c'était logique de siffler. C'est certain que celui qui le regarde cinq fois au ralenti avec arrêt sur image va dire autre chose. Mais dans le feu de l'action, tu es obligé de siffler. Ma seule certitude, c'est qu'à la suite de cette affaire, nous sommes restés six mois sans obtenir un nouveau penalty. Et cela nous coûte sans doute le titre. Avec le recul, il aurait mieux valu faire un nul et obtenir des penaltys ensuite ! »

À raison, Éric Rabésandratana, qui disputait alors son premier Classico, ne tient pas le même discours : « Après tout ce que j'ai pu dire sur le sujet, si quelqu'un doute encore, c'est qu'il s'est laissé berner par le discours marseillais. 18 ans après, je le dis et le répète une bonne fois pour toute : il n'y avait pas penalty ! Ravanelli se fait un croc en jambe lui-même et, dans son mouvement, vient frôler ma jambe et s'écroule. Voilà comment tu perds un Classico. » Bien plus que cette action, c'est une tout autre anecdote que garde en mémoire le défenseur parisien : « En sortant du terrain, l'arbitre fait un clin d'œil à Ravanelli, du genre "c'est bon, tu l'as eu !" C'est là où tu te dis que tout n'était peut-être pas très clair à l'époque. Je ne dis pas qu'il y a eu tricherie, mais certains joueurs sont capables d'influencer certains arbitres, qui ont donc une pression plus grande lorsqu'il s'agit de siffler contre eux. »

Lolo, ce héros !


Influencé ou non, Jean-Claude Puyalt a malgré tout commis l'irréparable : accorder un penalty imaginaire au grand rival du PSG, que se charge alors de tirer en force Laurent Blanc, offrant ainsi la victoire au club marseillais. Le coup de grâce ! Dans la foulée, Paris enchaîne deux autres contre-performances (0-0 à Bordeaux et défaite 3-0 à Monaco), ne parvient pas à prendre sa revanche au match retour (0-0) et termine huitième du championnat. Avec le recul, Rabésandratana évoquerait presque ce match comme un tournant de la saison : « Cette histoire a longtemps traîné dans les radios, les télés et les journaux. On s'est sûrement éparpillés et on a perdu de vue l'objectif final. » L'OM, de son côté, poursuit sa douce remontée en première division, termine 4e et enchaîne l'année suivante avec une finale en Coupe de l'UEFA face à Parme. Clin d'œil du destin ou non : c'est Laurent Blanc qui, sur une tête manquée, offre le premier but à Crespo. C'est peut-être ça, le karma.

Par Maxime Delcourt
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