1. //
  2. // Supercoupe d'Italie
  3. // Le jour où

Le jour où la Lazio a piqué un trophée à l'Inter du Triplete

Il y a pile six ans, la Lazio s'était déjà déplacée en Chine pour y disputer la Supercoupe d'Italie, et elle y avait battu l'Inter de Mourinho qui s'apprêtait à réaliser un triplé historique.

Modififié
6 0
« Mais moi une Supercoupe d'Italie je prends hein, c'est vrai que ce n'est pas la Champions League, mais ce n'est pas un trophée anodin non plus ! » , qui plus est en battant une équipe qui allait marquer l'histoire. Ousmane Dabo, deux passages à la Lazio et une place de choix dans le cœur des tifosi laziale, était de la partie ce jour-là. Venue à bout de la Sampdoria quelques mois plus tôt en finale de Coupe d'Italie, son équipe s'arrogeait le droit d'affronter l'Inter de Mourinho sacrée championne d'Italie sans souffrir. Pour la première fois, cette compétition se disputait en terre asiatique, après deux éditions américaines 1993 et 2003 et une africaine en 2002. La Lazio s'impose, l'Inter s'incline, ceux qui ont pris ce résultat pour argent comptant afin de pronostiquer la saison qui s'annonçait ont dû tomber de haut.

L'aigle pigeonne le serpent


Dès le coup d'envoi, c'est une attaque-défense et Fernando Muslera sort une des meilleures prestations de sa carrière. Cette rencontre, c'est la première du duo Eto'o-Milito, avec Thiago Motta et Lúcio, toutes des recrues qui permettront à l'Inter de passer un cap et de mettre le portier adverse à l'épreuve. « L'ambiance était top dans ce superbe stade qui avait accueilli les J.O un an plus tôt, en revanche, les conditions climatiques étaient très dures, je n'ai jamais vu autant d'humidité » , se souvient le Lavallois. Et alors que la Lazio est sur le point de craquer, Matuzalem, en renard, et Rocchi d'un superbe lob marquent coup sur coup : « Ah c'est certain qu'on a eu beaucoup de réussite, mais, il n'y a pas de secret, il en faut quand vous affrontez ces équipes-là. Et on a marqué à des moments cruciaux aussi. » Un une-deux décisifs à la 63e et la 66e minute de jeu, la réduction du score d'Eto'o ne changera rien, c'est bien l'équipe romaine qui s'impose « Est-ce que je m'imaginais que l'Inter allait tout rafler ensuite ? Sincèrement, on savait que c'était la meilleure équipe d'Italie, aucun doute là-dessus, et potentiellement ça valait au moins le top 4 européen. Donc ce n'était pas non plus une surprise tombée du ciel de les voir aller au bout. » Ce 8 Aout, peu y croient.

Relégable à mi-saison


De retour en Italie, la Lazio a donc fait le plein de confiance et son nouvel entraîneur Davide Ballardini a démarré sa nouvelle aventure sous la meilleure des manières. Mais tandis que l'Inter se reprend vite en infligeant un 4-0 au Milan avec l'arrivée de Sneijder, avant-dernière pièce du puzzle mourinhesque, le cousin laziale sombre : « le gros problème, c'est que le président avait très peu recruté, l'effectif n'était pas adéquat pour affronter plusieurs compétitions puisqu'on jouait la Ligue Europa également. Et puis, on a eu beaucoup de blessés, moi-même, j'étais out une bonne partie de la saison. Mais il y avait moyen de faire mieux, sur le papier, on valait le top 8 » . En février, c'est le flop 3, les biancocelesti sont premiers relégables avec 22 points engrangés en 23 journées et le coach est lourdé : « Je n'ai pas un bon souvenir de cet entraîneur qui rejetait toujours la faute sur les autres, même après son départ. Par exemple, cette année-là, Pandev et Ledesma sont écartés du groupe pro et il s'en sert comme excuse alors qu'il n'a même pas été capable de se battre pour les faire réintégrer. Il s'est complètement défaussé de ses responsabilités. Ça ne se fait pas du tout. » Depuis, sa carrière mouline.

Le facteur Pandev


Ironie du sort, après six mois au gnouf, Pandev réussit à se libérer de son contrat et file à l'Inter. Malgré la clique de stars déjà présentes, c'est bien cet attaquant besogneux qui permettra à la machine interiste de se mettre en route et de tout écraser sur son passage. José Mourinho passe définitivement en 4-2-3-1 avec Sneijder en soutien de Milito et Eto'o/Pandev sur les ailes. « Je n'étais pas étonné, poursuit Dabo, Goran c'est un super joueur. Il ne s'est pas entendu avec le président et malheureusement ils ont été au clash, mais c'est un attaquant incroyable, surtout à cette époque-là, il était en pleine forme. » En à peine 6 mois, et malgré une période d'inactivité identique, le Macédonien dispute pas moins de 27 rencontres. 3 buts seulement mais une activité très importante sur son couloir. Si on loue souvent le sens du sacrifice dont a fait preuve Eto'o cette année-là, car capable de jouer quasiment arrière-gauche, Pandev mérite tout autant d'éloges. Pendant que l'Inter enchaîne les titres, Edy Reja sauve la Lazio à deux petites journées du terme du championnat. La Supercoupe est déjà un lointain souvenir. Un beau souvenir.

Le résumé du match:

Youtube


Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
Article suivant
Entre copains
6 0