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Le jour où la France en a collé 10 à l'Azerbaïdjan

Il y a 20 ans, le 6 septembre 1995, les Bleus d'Aimé Jacquet recevaient l'Azerbaïdjan à Auxerre dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 1996. À cette époque, la France n'était plus qu'à trois matchs de l'Angleterre à condition de gagner les trois (Azerbaïdjan et Israël à la maison, Roumanie à l'extérieur). Pour ça, il fallait commencer par se débarrasser des Azéris. Ça sera chose faite avec un score record : 10-0. Une gifle qui tient encore dans le Guiness book tricolore.

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Sept matchs, deux victoires, cinq nuls. Au matin du 6 septembre 1995, l'équipe de France compte 11 points dans le groupe 1. La Roumanie, leader, en a six de plus. Si la France souhaite aller crâner à l'Euro 96, il faut faire un sans-faute sur les trois derniers matchs. La faute à des matchs ratés à la maison contre la Roumanie (0-0) et la Pologne (1-1). Les Bleus se sont mis dans la merde tout seuls. Comme des grands. À l'heure de recevoir la 149e nation au classement FIFA, coincée entre le Panama et le Botswana, la France ne la ramène pas. Pourtant, l'Azerbaïdjan a la gueule de la victime parfaite. Sept défaites en autant de matchs durant ces éliminatoires - jamais par plus de trois buts d'écart -, tout ce qu'il faut aux Bleus pour enfin faire un carton et se rassurer. Même privé de ses meilleures cartouches offensives du moment (Papin, Cantona, Ouédec, Loko), Aimé Jacquet part à la guerre avec son nouveau carré d'as : Zidane, Djorkaeff, Pedros et Dugarry, 33 sélections à eux quatre. Avant le coup d'envoi, Aimé Jacquet sait quel genre de match il va disputer : attaque-défense où il faudra être patient et utiliser la largeur du terrain au maximum. Avant même le coup d'envoi, les Bleus sont remontés comme des coucous.  « On doit être révoltés » , avance Deschamps. « Il faudra écarter le jeu et attaquer sans relâche » , embraye Angloma. Rarement habitué à recevoir les Bleus, le stade de l'Abbé-Deschamps s'est mis sur son 31. Pour ne pas perdre de temps, les Bleus vont être sérieux dès le coup d'envoi. On joue vite et bien. Très rapidement, on sent que les visiteurs du soir sont à la peine dans les airs, alors les Bleus insistent avec leurs armes (Desailly, Lebœuf, Dugarry). À la 13e minute, le verrou pète sur un corner de Djorkaeff repris par Desailly, capitaine d'un soir. Et d'un. Cinq minutes plus tard, c'est Djorkaeff qui double la mise à la suite d'un centre de Guérin et d'une sortie aux fraises de Gasanov. Et de deux. 33e, Guerin, d'une frappe vicieuse, porte le score à 3-0. La France est en roue libre. Trop facile, sans doute.

À la mi-temps, Jacquet sort le lance-flammes


Et soudainement, la bande à Jacquet s'arrête de jouer. Et ça, « Mémé » ne va pas le supporter. L'histoire raconte qu'à la pause, les murs auxerrois ont tremblé. Le coach attend que toute l'équipe soit présente avant d'élever la voix. Il ne supporte pas le replacement tactique des siens, notamment à la perte du ballon. Sans le nommer, Jacquet pointe du doigt son quatuor offensif, coupable de ne jamais presser. Voilà tout le monde au courant. La seconde période sera d'un autre niveau. Les Bleus vont en passer sept et Vincent Guérin terminera le match avec un but et quatre passes décisives. MVP, quoi. D'autant que les buts se sont enchaînés à la vitesse d'un déboulé de Gareth Bale. 49e, Pedros (4-0), 54e, Lebœuf joue avant-centre et colle le cinquième d'une talonnade aérienne. 65e, Dugarry plante le 6-0 de la tête. 72e, Ginola, fraîchement entré en jeu, décale Zidane qui perfore les ficelles (7-0). 74e, Guérin lance encore Lebœuf qui marque. À 8-0, les Bleus ont égalé le record de la victoire la plus large. Il reste plus de quinze minutes pour faire péter le 9-0. Il arrivera quatre minutes plus tard par Djorkaeff, toujours servi par Guérin. Le dixième pion sera l'œuvre du régional de l'étape, Christophe Cocard, dans les arrêts de jeu. 10-0, record. Les Bleus voulaient un carton, ils l'ont eu.


Au-delà du score indécent, ce match va mettre les Bleus sur les rails puisque la Roumanie et l'Israël vont être emportés dans la foulée. À Auxerre, certains ont pris du poids et du galon, on pense à Zidane, Djorkaeff, Thuram, Lizarazu ou encore Dugarry. L'ossature de France 98 se dessine petit à petit. Le lendemain du match, Jacquet est déjà dans l'analyse du groupe. Le 10-0, il s'en tamponne. Il voit plus loin. « Quel que soit l'adversaire, il y a un jeu collectif et une identité d'équipe à respecter. On ne peut pas bafouer ça sous peine d'aller au-devant de cruelles désillusions. Ceux qui n'ont pas compris ça, ceux qui ne veulent pas se prendre en charge et préfèrent rester le cul entre deux chaises, eh bien, ils vont s'éliminer tout seuls. »  À la sortie du match, David Ginola quittera le stade en faisant la tête. Il ne reviendra jamais en équipe de France.

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Par Mathieu Faure
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