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Le jour où la France a perdu à Amsterdam

La dernière fois que Didier Deschamps a posé ses fesses dans le vestiaire de l’Amsterdam Arena avec l’équipe de France, il était joueur. C’était en 2000 pour le dernier match de groupe de l’Euro, celui des coiffeurs. Un match complètement fou où la France va mener deux fois au score pour finalement s’incliner (3-2). Moralité, c'est l'Espagne qui se présentera en quarts de finale. On connaît la suite.

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C'est sans doute l'équipe de France la plus forte de l'histoire. Celle qui a déjà gagné un titre de championne du monde deux ans plus tôt. Celle qui va gagner son seul titre majeur hors de son sol. Celle qui va assumer son rang. An 2000, Aimé Jacquet a laissé la place à son adjoint Roger Lemerre, mais l'ossature des Bleus n'a pas changé. Pour son entrée dans la compétition, la France a étrillé le Danemark (3-0) avant de s'offrir la République tchèque (2-1). Deux matchs, deux victoires, la qualification pour les quarts de finale est déjà en poche. Ça tombe bien, l’adversaire du soir, le pays hôte, a fait de même. Les Pays-Bas ont fait 6/6 également. En ce 21 juin, fête de la musique, on va donner un drôle de concert sur la pelouse de l'Amsterdam Arena. L'enjeu est simple : terminer premier de la poule et choper la Yougoslavie en quarts de finale et s'éviter l'Espagne. Le stade de l'Ajax est repeint en orange. Ça dégueule de partout. Entre deux jolies filles au décolleté avantageux, des types avec des fausses moustaches et beaucoup de bière. Ça rote, ça chante, ça encourage, bref, les Bleus sont en enfer. Même si le match a un enjeu stratégique, Roger Lemerre fait tourner comme jamais. Sur le onze habituel, dix sont placés au frigo, seul Marcel Desailly, pas encore le roi de la vidéo sur Twitter, est maintenu dans le onze de départ, brassard au bras. Mais les coiffeurs ont quand même de la gueule : Vieira, Pirès, Trezeguet, Wiltord, Dugarry, Lebœuf, Candela. Dans les cages, Bernard Lama n'a pas laissé passer son tour cette fois. Pas comme à Lyon en 1998 contre le Danemark où il avait préféré s'abstenir de troisième match. Là, il est dans les bois.


En face, Rijkaard tient sans doute un peu plus à cette première place, surtout qu'elle permet aux locaux de jouer leur quart de finale au pays, à Rotterdam. Alors, l'ancien Ajacide aligne du lourd : Stam, Bergkamp, Kluivert, Cocu, Davids, De Boer, Overmars. Toute la clique est là. Les Pays-Bas affichent leurs ambitions : pas là pour enjamber les flaques d'eau. Pourtant, ce sont les Bleus qui frappent les premiers. Et sur corner. Micoud envoie la gonfle sur le crâne de Dugarry, extension, tête décroisée et ficelle. Comme face à l'Afrique du Sud au Vélodrome en 1998 ; Duga montre qu'il a toujours été un formidable joueur de tête. Les Bleus mènent au score. C'est presque trop facile. Et puis le match va s'emballer. Bergkamp adresse un coup franc sur la tête de Cocu, mais Lama éloigne le danger de la cuisse. Dennis la malice n'est pas en reste. Le joueur le plus élégant des années 2000 aligne une transversale qui prend complètement la défense française à revers. Kluivert se retrouve dans le dos de Lebœuf, qui a mal joué le hors-jeu, et aligne Lama. Par moments, ça semble aller trop vite pour la charnière Lebœuf-Desailly, mais les Bleus ont du répondant sur phase arrêtée. Nouveau corner de Micoud, Wiltord récupère et tente une frappe... qui termine sa course dans les godasses de Trezeguet. Le Turinois, toujours bien placé, en profite pour crucifier Westerveld. Sans être géniaux, les Bleus mènent à la pause.

Dugarry manque le break


Le match aurait pu définitivement basculer au retour des vestiaires. Dugarry hérite d'un bon ballon, seul face au gardien batave, mais le Français se pense hors-jeu et son hésitation le tue. Westerveld en profite et chope le ballon dans les crampons du premier buteur du match. On joue la 48e minute, et la France vient de laisser passer sa chance. Trois minutes plus tard, Frank de Boer décoche une lourde de 40 mètres sur coup franc. Lama, un poil avancé, n'a pas la main assez ferme pour empêcher la balle de fracasser la barre transversale avant de rentrer. Huit minutes passent, et Zenden enfonce le clou sur un contre éclair. En dix minutes, les Bleus ont été terrassés. Les entrées de Djorkaeff et Anelka n'y changeront rien. Les Bleus s'inclinent pour la première fois en 14 rencontres de phase finale de compétitions majeures (sans compter la défaite au tir au but contre la République tchèque en 1996). Un sentiment qui fait bizarre pour toute une génération, même pour un match sans réel enjeu. Cela dit, la France s'avance vers les quarts de finale avec la banane. Zidane, Henry, Barthez, Thuram, Blanc et consorts se sont reposés avant le quart de finale contre la Roja. Les remplaçants ont joué le jeu et montré qu'ils avaient le couteau entre les dents. Dans l'euphorie d'Amsterdam, la France s'incline logiquement contre les Oranje dans ce que certains imaginent être une finale avant l'heure. C'était oublier l'Italie et le génial Toldo qui auront raison des espoirs bataves en demi-finale. La France, elle, s'offrira les frères ennemis (Espagne et Portugal) dans deux matchs stressants mais maîtrisés. En finale, on connaît l'histoire, Wiltord et Trezeguet, deux coiffeurs du match des Pays-Bas, confirmeront que les Bleus étaient bien 23 pour cet Euro. 16 ans ont passé depuis cette folle soirée de juin 2000. Didier Deschamps est toujours là, mais la folie qui accompagnait les Bleus s'est un peu dissipée. La flamme ne demande qu'à être rallumée. Aux Pays-Bas, c'est pire. La génération Bergkamp, Kluivert, Overmars ne gagnera jamais un seul titre en sélection, mais aura donné de l'amour à tous ceux qui aiment les beaux gestes. Depuis, en dépit d'une finale de Coupe du monde 2010 comme point d'orgue, le football néerlandais se cherche des perdants romantiques. Par Mathieu Faure

Dans cet article

Très dommage que les néerlandais aient manqué de chatte pour retrouver la France en finale d'une grande compétition.
A un poil de cul près, on aurait vécu une finale de CDM à Paris entre les deux et deux ans plus tard, une revanche à Rotterdam.
Barton_fink Niveau : DHR
Match magnifique.. Meme notre equipe B jouait comme le bresil. Meme pas d'amertume à la fin du match. Et short blanc et chausettes blanches classe ultime!
Cosmo Vitelli Niveau : Loisir
Note : 1
Message posté par Two fesses
Très dommage que les néerlandais aient manqué de chatte pour retrouver la France en finale d'une grande compétition.
A un poil de cul près, on aurait vécu une finale de CDM à Paris entre les deux et deux ans plus tard, une revanche à Rotterdam.


Les PB n'étaient pas si énormes même si l'équipe était de bon niveau. Gagner difficilement à domicile contre une équipe bis...

C'est surtout en 1998 qu'ils étaient dangereux...
Note : 3
"Depuis, en dépit d'une finale de Coupe du monde 2010 comme point d'orgue, le football néerlandais se cherche des perdants romantiques."
Pffff
Un match perdu à 116 ème minute en 2 coupes du monde, des victoires sur quasi toutes les grandes nations mondiales, j'aimerais bien avoir une équipe qui se cherche comme ça.
Dans 10 ans, on nous fera le même article sur la génération Sneijder-Robben qui, elle, aurait pratiqué du "grand football", contrairement à la génération 2026.
Message posté par Cosmo Vitelli
Les PB n'étaient pas si énormes même si l'équipe était de bon niveau. Gagner difficilement à domicile contre une équipe bis...

C'est surtout en 1998 qu'ils étaient dangereux...


Faut arrêter de tirer des conclusions sur les scores des matchs.
Ils ont gagné, non?
Tu crois que les mecs qui jouent un compétition à domicile, même avec une équipe A, jouent à fond, à fond, un match sans enjeu?
Loin de moi l'idée de dénigrer l'EDF 2000 que j'ai adoré:
Battre l'Espagne grâce à un péno raté,le Portugal sur une action litigieuse, puis l'Italie sur un coup de bol ( Qui a manqué aux néerlandais et c'est peu de le dire), tu vois vraiment l'EDF largement au dessus dans cette compétition?
Cosmo Vitelli Niveau : Loisir
Message posté par Two fesses
Faut arrêter de tirer des conclusions sur les scores des matchs.
Ils ont gagné, non?
Tu crois que les mecs qui jouent un compétition à domicile, même avec une équipe A, jouent à fond, à fond, un match sans enjeu?
Loin de moi l'idée de dénigrer l'EDF 2000 que j'ai adoré:
Battre l'Espagne grâce à un péno raté,le Portugal sur une action litigieuse, puis l'Italie sur un coup de bol ( Qui a manqué aux néerlandais et c'est peu de le dire), tu vois vraiment l'EDF largement au dessus dans cette compétition?


J'ai regardé cette compétition qui était d'un excellent niveau. Cependant les PB ( grosse équipe) ont profité d'un de Boer malicieux ( voir son CF) pour se sortir d'un faux pas face à une équipe déjà qualifiée..

Certes ils écrasent l'équipe suivante au prochain tour ( c'est à souligner) mais butent sur une Italie réaliste.

Au final la France remporte une compétition dont elle a été la meilleure équipe. Les portugais peuvent crier autant qu'ils le désirent : il y avait main. Quand au péno de Raul c'était un cadeau de Collina ( ami de Barthez... Valence 2004..) il n'y avait rien.
Doug Wilson Niveau : DHR
Message posté par Two fesses
Faut arrêter de tirer des conclusions sur les scores des matchs.
Ils ont gagné, non?
Tu crois que les mecs qui jouent un compétition à domicile, même avec une équipe A, jouent à fond, à fond, un match sans enjeu?
Loin de moi l'idée de dénigrer l'EDF 2000 que j'ai adoré:
Battre l'Espagne grâce à un péno raté,le Portugal sur une action litigieuse, puis l'Italie sur un coup de bol ( Qui a manqué aux néerlandais et c'est peu de le dire), tu vois vraiment l'EDF largement au dessus dans cette compétition?


Largement me semble exagéré, mais oui elle était au dessus.
Tu retiens des faits de matchs, ce que je comprends, mais dans le jeu c'était magique.

Putin de nostalgie.
Attaque-Defonce Niveau : CFA
Note : 1
Alors il y a quelques petites erreurs historiques dans cet article.

A l'époque, la confiance en l'équipe de France était énorme et l'Espagne n'avait rien d'un épouvantail, pas plus que la Yougoslavie qui était d'ailleurs certainement plus talentueuse que cette équipe d'Espagne. Pour rappel, menés 0-3 à 10 contre 11 contre la Slovénie, la Yougos avaient su revenir dans les 10 dernières minutes de la rencontre à 3-3, pendant que l'Espagne se faisait maîtriser par la Norvège sur une énorme bourde de Molina dont profita Iversen.

Pour les Pays-Bas comme pour la France, atteindre les demies étaient une formalité administrative. D'ailleurs sans un Munitis qui joua le match de sa vie et un Collina toujours très "neutre" avec la France (parce que le deuxième penalty, y a vraiment que lui qui a vu une faute de Barthez), l'Espagne n'aurait pas tant posé de problèmes à la France.

L'enjeu de ce match, c'était surtout d'éviter l'Italie qui allait forcément disposer de la Roumanie en quart et d'affronter éventuellement le Portugal ou la Turquie en demie. La seconde mi-temps de la France était d'ailleurs un sketch, on sentait presque que Lemerre les avait engueulé dans le vestiaire parce qu'ils menaient. Le coup-franc de De Boer ? Regardez Vieira, on dirait qu'il évite le ballon ! Le plus drôle c'est le troisième but (Bosvelt de mémoire, j'ai pas lu l'article), avec Lama qui plonge une fois le ballon dans les filets pratiquement... Lama qui par ailleurs s'y connaît bien dans le domaine des défaites volontaires sur le score de 2-3 (suivez mon regard).

Sans oublier les déclarations sans équivoque d'après-match où Tonton Marcel se réjouit ouvertement d'éviter l'Italie en demi-finale, ce qui a l'époque m'avait choqué parce que je trouvais ça petit bras. Je crois que Camacho avait sorti un truc du genre "la France ne doit pas oublier que nous vendrons chèrement notre peau" ou un truc du style...

Très clairement, n'en déplaise au toujours très objectif Ruud, la France a bradé le match contre les Pays-Bas, qui n'ont pas été transcendants non plus. C'était la fureur de perdre, un non-match des deux côtés et je pense que les Hollandais ont été déçu d'avoir été moins mauvais que les Français à la fin. Sûrement le match le plus bizarre joué par la France dans une compétition internationale...
Attaque-Defonce Niveau : CFA
Et au passage, en 2000 les groupes sélections c'étaient 22 joueurs. C'est à partir de 2002 qu'un 23e joueur a été ajouté (deux fois dix joueurs de champs plus trois gardiens).
Message posté par Cosmo Vitelli
J'ai regardé cette compétition qui était d'un excellent niveau. Cependant les PB ( grosse équipe) ont profité d'un de Boer malicieux ( voir son CF) pour se sortir d'un faux pas face à une équipe déjà qualifiée..

Certes ils écrasent l'équipe suivante au prochain tour ( c'est à souligner) mais butent sur une Italie réaliste.

Au final la France remporte une compétition dont elle a été la meilleure équipe. Les portugais peuvent crier autant qu'ils le désirent : il y avait main. Quand au péno de Raul c'était un cadeau de Collina ( ami de Barthez... Valence 2004..) il n'y avait rien.


Yo
Je ne dénigre aucunement l'équipe de France
Je t'explique qu'une compétition, quelle que soit la supériorité du vainqueur, ça ne se gagne pas à coups de 4-0.

"Butent sur une Italie réaliste"
On peut raconter ce qu'on veut sur ce match, le pire souvenir de ma vie de supporters, y a aucune explication rationnelle.
C'est juste un truc hors du temps et de toute logique.
Et c'est presque l'inverse pour la France en finale et la différence est là.
Message posté par Attaque-Defonce
Alors il y a quelques petites erreurs historiques dans cet article.

A l'époque, la confiance en l'équipe de France était énorme et l'Espagne n'avait rien d'un épouvantail, pas plus que la Yougoslavie qui était d'ailleurs certainement plus talentueuse que cette équipe d'Espagne. Pour rappel, menés 0-3 à 10 contre 11 contre la Slovénie, la Yougos avaient su revenir dans les 10 dernières minutes de la rencontre à 3-3, pendant que l'Espagne se faisait maîtriser par la Norvège sur une énorme bourde de Molina dont profita Iversen.

Pour les Pays-Bas comme pour la France, atteindre les demies étaient une formalité administrative. D'ailleurs sans un Munitis qui joua le match de sa vie et un Collina toujours très "neutre" avec la France (parce que le deuxième penalty, y a vraiment que lui qui a vu une faute de Barthez), l'Espagne n'aurait pas tant posé de problèmes à la France.

L'enjeu de ce match, c'était surtout d'éviter l'Italie qui allait forcément disposer de la Roumanie en quart et d'affronter éventuellement le Portugal ou la Turquie en demie. La seconde mi-temps de la France était d'ailleurs un sketch, on sentait presque que Lemerre les avait engueulé dans le vestiaire parce qu'ils menaient. Le coup-franc de De Boer ? Regardez Vieira, on dirait qu'il évite le ballon ! Le plus drôle c'est le troisième but (Bosvelt de mémoire, j'ai pas lu l'article), avec Lama qui plonge une fois le ballon dans les filets pratiquement... Lama qui par ailleurs s'y connaît bien dans le domaine des défaites volontaires sur le score de 2-3 (suivez mon regard).

Sans oublier les déclarations sans équivoque d'après-match où Tonton Marcel se réjouit ouvertement d'éviter l'Italie en demi-finale, ce qui a l'époque m'avait choqué parce que je trouvais ça petit bras. Je crois que Camacho avait sorti un truc du genre "la France ne doit pas oublier que nous vendrons chèrement notre peau" ou un truc du style...

Très clairement, n'en déplaise au toujours très objectif Ruud, la France a bradé le match contre les Pays-Bas, qui n'ont pas été transcendants non plus. C'était la fureur de perdre, un non-match des deux côtés et je pense que les Hollandais ont été déçu d'avoir été moins mauvais que les Français à la fin. Sûrement le match le plus bizarre joué par la France dans une compétition internationale...


Ca fait beaucoup de circonstances favorables...
Ce que j'essaye d'expliquer, c'est que ce 3ème match, on s'en branle.
La France a une équipe B, les PB jouent un match sans enjeu, qu'ils doivent néanmoins gagner et ils le font.
La France aurait gagné, les PB auraient triomphé 7-0 que ça ne changerait rien car trop de paramètres altèrent le résultat, dans un sens comme dans l'autre.
C'est comme analyser un match amical, ça ne veut absolument rien dire.
Pour le reste, la supériorité de cette génération néerlandaise n'est même pas à démontrer mais c'est la France qui a recueilli les fruits de ses errements et c'est amplement mérité.
LesterFreamon Niveau : District
L'euro 2000 que des bons souvenirs, un très beau match ce FR-P-B. Le détail dont je me souviens à chaque fois que je pense à cet Euro,c'est la main d'Abel Xavier en demi que j'aime ressortir de temps en temps à mes amis portugais, et me délecter de leur mauvaise foi ahah
Cosmo Vitelli Niveau : Loisir
Message posté par Two fesses
Yo
Je ne dénigre aucunement l'équipe de France
Je t'explique qu'une compétition, quelle que soit la supériorité du vainqueur, ça ne se gagne pas à coups de 4-0.

"Butent sur une Italie réaliste"
On peut raconter ce qu'on veut sur ce match, le pire souvenir de ma vie de supporters, y a aucune explication rationnelle.
C'est juste un truc hors du temps et de toute logique.
Et c'est presque l'inverse pour la France en finale et la différence est là.


Oui les PB n'ont pas eu de chance et après?

En 74 la RFA perdait bien en poule contre la RDA avant de se reprendre et de gagner la compétition...

Rater autant d'occasion à ce niveau ce n'est plus avoir la guigne mais avoir la pression et du coup rater le côche...

C'était une très belle génération mais même celle de 94 me semblait de très bonne facture aussi avec un match de légende face au Brésil futur vainqueur.

Je fais abstraction de la non qualification à la Coupe du Monde 2002...
Si un journaliste fait un article sur le "grand football" de la génération Sneijder-Robben, je m'engage personnellement à aller le pendre par les couilles.
Car les Hollandais, quand ils ont réussi quelque chose dans des compétitions internationales (2010 et 2014), c'était avant tout par les individualités (Robben + Sneijder) que par un jeu collectif huilé.
Tous derrière, on met des taquets et bonne chance Robben, Sneijder et RVP (ah non, lui, il est nul dans les gros matchs).
2014 restera un exemple de non football possible au niveau international, pas besoin d'avoir d'automatismes, on blinde et bonne chance.
T'as raison, que de la chance, quelle super analyse.

Espagne, championne du monde, double championne d'Europe: 5-1
Italie, championne du monde: 3-0
France, vice-championne du monde: 4-1
Brésil: 2-1 puis 3-0
Que de la chance, en effet!

En fait, c'est trop frais et on sublime toujours le passé parce que personne ne se souvient des matchs laborieux des PB98 contre la Yougoslavie, ces derniers ratent un péno et les néerlandais marquent sur un but assez heureux de Davids.
Personne ne se souvient des matchs laborieux de l'EDF, on nous en parle comme de la meilleure équipe de l'époque alors que sur les 2 compétitions, à part la finale contre le Brésil, ils peuvent perdre sans qu'il y ait scandale chacun de leurs matchs à élimination directe.
Le fait est que pour les PB et la France 98, ils ne restent que des best of sur youtube alors que pour la génération Robben/Sneijder, c'est encore frais.

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