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Le jour où l'Italie a gagné l'Euro à pile ou face

En attendant le tirage au sort surréaliste qui va déterminer qui du Mali ou de la Guinée validera sa place en quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations 2015, plongeons-nous dans un précédent européen historique. En effet, lors de l'Euro 1968, l'Italie et l'Union soviétique avaient déjà dû remettre leur destin aux mains du hasard. Récit du plus célèbre pile ou face de l'histoire.

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Mercredi 5 juin 1968. 18h00 : coup d'envoi de la demi-finale du championnat d'Europe entre l'Italie et l'Union soviétique. Devant 68 582 spectateurs massés dans les travées du stade San Paolo à Naples, les deux équipes se neutralisent, à tel point qu'elles sont toujours au coude à coude 120 minutes plus tard (0-0). Éliminée quatre ans plus tôt par l'URSS, la Nazionale du sélectionneur Ferruccio Valcareggi n'a pas trouvé la faille dans le mur concocté par Mikhail Yakushin. Dans des conditions météorologiques difficiles, la Squadra Azzurra a pourtant tout tenté, mais malgré les efforts de son attaque menée par Pierino Prati, Sandro Mazzola et Angelo Domenghini, qui a touché le poteau, elle n'est pas parvenue à faire la différence. Il faut dire que son maître à jouer Gianni Rivera a été vite contraint de quitter ses partenaires suite à un choc avec Valentin Afonin et que l'Italie a même fini la prolongation à dix. Non pas à cause d'un carton rouge, mais en raison de la blessure de Giancarlo Bercellino, qui ne pouvait être remplacé, un seul changement étant autorisé à cette époque. Pas encore de séance de tirs au but prévue non plus : les deux capitaines Giacinto Facchetti et Albert Shesternev doivent suivre l'arbitre de la rencontre, l'Allemand Kurt Tschenscher, aux vestiaires pour décider d'une place en finale... à pile ou face...

Entre anecdotes et légendes


Quelques grammes de métal pour écrire une ligne d'histoire du football européen. La méthode a déjà de quoi interloquer, le flou artistique pour l'appliquer, encore plus. Souvenirs du défunt capitaine italien Facchetti, révélés par le site officiel de l'UEFA : « Avec le capitaine soviétique, nous sommes entrés aux vestiaires, accompagnés de deux dirigeants de chaque équipe. L'arbitre a sorti une vieille pièce de monnaie et j'ai choisi "croix" (en référence au côté face d'une pièce d'une lire par exemple, a contrario du côté pile qui représente le visage d'un personnage historique, ndlr). La "croix" est tombée et l'Italie s'est qualifiée pour la finale. J'ai couru dans les escaliers du stade vers les 70 000 spectateurs qui attendaient avec impatience de connaître le résultat. Ma joie fut le signal qu'on pouvait commencer à fêter la victoire de l'Italie. » Seulement, l'histoire ne s'arrête pas là. Difficile de démêler le vrai du faux près d'un demi-siècle plus tard, mais les anecdotes savoureuses sont nombreuses.

Pour certains, la pièce de monnaie avait deux faces identiques assurant ainsi la victoire automatique à l'Italie. Plus incroyable encore, Facchetti aurait confié à un journal de l'époque que le lancer de monnaie avait dû être recommencé après un premier échec. En cause, une fissure dans le plancher des vestiaires sur laquelle la pièce aurait fini sa course tel un dé « cassé » au Monopoly. De quoi croire à l'intervention de San Gennaro si l'anecdote est vraie. Sandro Mazzola a lui confié une autre révélation dans un documentaire diffusé en 2012 sur la chaîne Rai3 lors de l'émission Sfide : « Giacinto Facchetti, qui était notre capitaine, était un grand chanceux. Quand on jouait aux cartes ou à n'importe quel jeu de hasard, il gagnait toujours. On avait une certaine conviction de nous qualifier grâce à sa chance. Mais on ne sait pas comment le tirage s'est vraiment déroulé. » Secret d'histoire.

L'Italie gagne son seul Euro


Qu'importe après tout, puisque la seule vérité qui compte est la place en finale offerte par le destin à l'Italie. Une finale qui va là encore avoir un déroulement assez incroyable. Opposée à la Yougoslavie qui a dominé l'Angleterre en demi-finale, la Squadra Azzurra entame bien le match, mais Dino Zoff doit s'incliner devant le Serbe Dragan Džajić juste avant la pause. Dans son stadio Olimpico de Rome, la sélection transalpine manque plusieurs fois d'encaisser un autre but en seconde période, mais la réussite est une nouvelle fois au rendez-vous. Angelo Domenghini se charge finalement de remettre les compteurs à zéro en fin de match, grâce à un coup franc qui transperce le mur yougoslave. On en restera là même après la prolongation. Cependant, pas de pile ou face cette fois, mais un replay du match deux jours plus tard, toujours au stadio Olimpico. L'Italie y sera enfin seul maître de son destin, avec une solide victoire 2 à 0 (buts de Luigi Riva et Pietro Anastasi) pour remporter son premier Euro, encore son seul au palmarès aujourd'hui. Ça tombe bien, la Guinée et le Mali n'ont toujours pas remporté - non plus - de Coupe d'Afrique des nations. Charge au destin de poursuivre son éternel recommencement.

Par Eric Marinelli
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