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Le jour où France-Espagne inaugurait le Stade de France

À Saint-Denis, les deux cadors européens que sont la France et l’Espagne vont s’affronter dans un match tout en strass et paillettes. Un rappel de cette soirée inaugurale du 28 janvier 1998, quand les Bleus préparaient leur Coupe du monde. Le résultat ? 1-0. Le buteur ? Zinédine quelque chose.

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Son sourire est bright, sa voix berce l’enceinte sportive française flambant neuve. Dans sa longue robe blanche, Liane Foly entonne sa chanson Victoire, créée spécialement pour la cérémonie d’ouverture du Stade de France, dont la construction, initiée en 1995, voit germer le fruit des efforts consentis. Il faut dire qu’au milieu de cette construction de béton, l’artiste se produit pour une raison bien précise. « J’ai fait partie du jury à l’origine du nom du stade... C’est même moi qui étais à l’origine de la proposition du nom, Stade de France. C’est pour cela que j’ai chanté lorsque le stade s’est ouvert au public. » Un choix final de mettre en avant le pays, ses origines, le tout au sein de la banlieue nord de Paris, francilienne et multiculturelle. Pour écrire cette page d’histoire, la FFF invite l’Espagne en tant que premier adversaire. Une marque de sympathie française envers son voisin du dessous, mêlée au désir de s’opposer à la crème de la crème européenne. Solide comme un roc, la Roja reste invaincue depuis 31 matchs internationaux, et une défaite contre l’Italie en huitièmes de finale du Mondial 1994. De quoi s’obliger à sortir le bleu de chauffe.

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L’Espagne, la racine Deschamps

Le palais de la glace


Titulaire pour ce match fondateur, Alfonso Pérez entend résonner l’hymne espagnol en premier à Saint-Denis. Sans paroles, mais avec une certaine émotion. « Chaque fois que l’on entend l’hymne, que l’on revêt le maillot espagnol, c’est une fierté, explique le buteur. Dans un cas de figure comme celui-ci, c’est encore plus significatif de nos relations pacifiques avec la France. » Malgré la chaleur humaine, il va falloir faire face à un élément de taille : le froid. Sélectionneur de l’Espagne de 1992 à 1998, Javier Clemente est bien emmitouflé dans sa parka au moment où l’arbitre siffle le coup d’envoi de la rencontre, après une minute de silence pour les victimes de l’avalanche des Orres. « Il fallait prendre en considération les conditions météorologiques, car le froid pouvait augmenter le risque de blessures, rappelle Clemente. En plus, le terrain devenait presque impraticable avec la cérémonie juste avant. C’était de très mauvaises conditions de jeu : la pelouse était gelée, c’était même compliqué de courir... »

Plus habitué à la douceur hivernale, Alfonso confirme la version de son ancien coach. « La vraie difficulté, c’était le froid. La veille du match, l’entraînement avait été terrible. Je crois que c’est le jour le plus froid que j’ai connu de ma vie ! Quand tu passes du climat méditerranéen de Séville au nord de la France, le changement est radical. » Frileuse, l’Espagne l’est aussi par son schéma tactique. Clemente concocte une défense à cinq et se retrouve confronté à subir les assauts tricolores. Sur les ailes, le néo-international Bernard Diomède – qui a fêté ses vingt-quatre ans cinq jours plus tôt – et le feu follet girondin Ibrahim Ba donnent du fil à retordre à la Selección. « Je savais que l’attaque française serait très dangereuse, car elle se projetait vite vers l’avant, assure Clemente. Youri Djorkaeff, c’était un joueur rapide et technique à surveiller de très près. Et puis Zidane faisait partie des tout meilleurs milieux de terrain au monde. C’était une équipe en pleine progression. » Après un premier tampon aérien de Lilian Thuram sur Alfonso, puis une reprise de Zidane boxée par Zubizarreta, le tempo est donné.

Zizou, déjà


Très vite, le numéro 10 cocorico fait étalage de toute sa classe devant les 78 836 spectateurs présents en Seine Saint-Denis. Un record d’affluence pour une manifestation sportive en France, bientôt suivi par le nom du premier buteur officiel. Depuis les trente mètres, Djorkaeff voit son tir flottant repoussé sur la barre par Zubi, mais Zidane a suivi et fusille le portier de près, d’un plat du pied sous la barre (1-0, 20e). « C’est un symbole de voir Zidane marquer le premier but de l’histoire du Stade de France, analyse l'ancien sélectionneur espagnol. Cela rajoute du romantisme à sa carrière de joueur. Si cela avait été fait par un joueur moins connu, on en parlerait beaucoup moins, non ? Quand tu commences par écrire l’histoire avec un but de Zidane, c’est beau. C’était le chouchou du public, il était déjà aimé. » Pas avare de compliments sur Zizou, Clemente voit le meneur de jeu prendre le match à son compte. Contrôles, dribbles, passes. Yazid prend ses repères dans son jardin, avant de définitivement entrer dans la légende six mois plus tard. « Zidane était omniprésent sur le terrain, rembobine Alfonso. Il touchait beaucoup de ballons, avec des qualités techniques et de finition indéniables. Vu son état de forme, on pouvait s’attendre à le voir faire un gros match. » La taille patron.

Défaite à Paris malgré une prestation honorable, l’Espagne voit sa série d’invincibilité internationale prendre fin, tandis que le groupe France poursuit son ascension vers le Graal. « Être choisi pour inaugurer ce stade, c’était un véritable honneur, conclut Clemente. J’entretenais d’excellentes relations avec Aimé Jacquet à cette époque. Je dois dire qu’il s’est investi sans compter pour l’équipe de France... Son travail a été récompensé. Lors des meetings de l’UEFA, j’étais très intéressé par ses prises de parole, ses conférences. Son sérieux, sa méthode, sa volonté d’être à l’écart des médias... Tout cet ensemble me plaisait beaucoup. » En fin connaisseur, Jacquet offrait ce soir-là les premières minutes internationales à un certain David Trezeguet, col relevé et visage d'éphèbe. Un autre héros, une autre histoire...


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    Par Antoine Donnarieix Propos de Clemente et Alfonso recueillis par AD
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