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  2. // Éliminatoires Euro 1996
  3. // Roumanie/France (1-3)

Le jour où… la France s'est amusée de la Roumanie

11 octobre 1995. Les Bleus jouent un match capital en vue de la qualification pour l'Euro 96. Deux ans après le drame de France-Bulgarie, les Bleus n'ont pas le droit à l'erreur à Bucarest. Ce match sera un tournant. Pour l'Euro 96 et pour le Mondial 98.

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À la mi-temps de FranceAzerbaïdjan, le 6 septembre 1995, Aimé Jacquet avait poussé une gueulante. Les mots avaient secoué le vestiaire de l'Abbé-Deschamps : « Le mois prochain, en Roumanie, s'il n'y a pas un quadrillage rationnel du terrain dès qu'on n'a plus le ballon, on va se faire manger. » Le mois prochain, nous y voilà. Bucarest. 11 octobre 1995. Le stade de Ghencea est bouillant. La Roumanie n'a plus perdu chez elle en match officiel depuis 5 ans. Pis, les potes de Gheorge Hagi restent sur un huitième de finale au Mondial 90 et un quart en 1994. Deux éditions disputées sans les Bleus. Hagi, justement, est déjà dans son match. La veille, dans les journaux, il s'envoie facilement sur les Bleus. « On a 99% de chance de l'emporter. » Quant à son adversaire direct du soir, il en rigole : « Di Méco dans ma zone ? Bah ! On va lui couper sa queue de cheval. » Pour se rendre au Ghencea, la ville de Bucarest peut compter sur un coup de pouce des Français. À l'époque, la RATB (Regia Autonoma de Transport Bucuresti) utilisait et recyclait les vieux bus vert bouteille de la RATP. L'histoire et ses hasards. Au stade, les Bleus sont sifflés au moment de l'échauffement. Conspués. Hués. Une banderole donne le ton : « Ils nous prennent pour des gitans, on va bouffer du coq. »
Logiquement, La Marseillaise sera copieusement sifflée.

Sur le papier, les Bleus n'en mènent pas large. Aimé Jacquet doit composer avec une chiée d'absents : Lama, Roche, Blanc, Ginola, Cantona, Loko, Pédros, Ouédec, Papin. Pour composer son équipe, il compte sur ses « trois monstres » , comme il aime le rappeler : Desailly, Deschamps et Guérin. À côté, des enfants. Barthez ne compte qu'une sélection, Zidane et Dugarry en totalisent 13 à eux deux. À ce moment, après 8 matchs dans le groupe, les Bleus ont 4 points de retard sur la Roumanie. Il reste deux matchs à jouer, et la victoire à Bucarest est indispensable, puisque seul le premier du groupe est directement qualifié. Derrière, seuls les six meilleurs des huit groupes iront en Angleterre. Ça sera donc une bataille dans laquelle le capitaine du soir, Éric Di Meco, annonce la couleur dans la presse : « Si on veut aller en Angleterre, il faut une autre ambition, un autre mental, une autre rigueur, une autre efficacité, surtout devant, en somme une autre exigence. » Une victoire ou la mort.

Youri et le pantalon qui gratte le cul


Alors qu'une tension devrait paralyser les Bleus, ils sont étonnamment détendus. Avant le match, Youri Djorkaeff apparaît même en jean. Le Parisien ne porte pas la tenue officielle de l'équipe de France qui était composée d'une veste bleue, d'une chemise blanche et d'un pantalon gris clair. La raison ? Une allergie. Le falzar officiel lui gratte les fesses. Le match débute dans un bordel sonore incroyable. Des drapeaux roumains troués – héritage de la chute de Ceausescu – flottent dans les travées du stade. Mais Jacquet a parfaitement préparé son match. Marcel Desailly est aligné en défense avec Frank Lebœuf. Christian Karembeu joue milieu droit. Le rouleau compresseur français se met vite en route et Bogdan Stelea, le portier roumain, est en stress. Ça vient de partout : Guérin (5e), Djorkaeff (10e), Karembeu (19e). Puis la demi-heure de jeu arrive. Zidane est décalé sur la gauche par Deschamps, il élimine son défenseur et centre du gauche. Fort. Djorkaeff est court, mais pas Karembeu, qui s'emmène la balle du haut du corps et aligne le portier aux six-mètres. 1-0.

La foudre vient de tomber sur Bucarest. Elle ne tombe jamais deux fois au même endroit ? Faux. 42e, Desailly accélère et lance Guérin sur la gauche, le Parisien centre pour Dugarry qui contrôle et frappe. Stelea relâche, Djorkaeff est là en renard. 2-0. 45 minutes brillantes. Parfaites. La messe est dite, et la Roumanie doit tout changer. À la pause, Mihali sort, et Lupu entre au milieu. Vladoiu remplace Dumitrescu devant. À la 52e, sur une passe en profondeur de Munteanu, Lacatus résiste à Desailly et élimine Barthez. 2-1. Le match est relancé. De la pression ? Même pas. Les Bleus ne vont jamais paniquer. Madar entre pour le dernier quart d'heure, tente de s'échapper côté gauche avant de revenir sur ses pas. Il lève la tête et voit Zidane dans le trou. Balle en cloche, contrôle de la semelle du Bordelais, frappe du droit, lunette. 3-1. Score final. Les Bleus ont livré un match parfait. Rigoureux, avec un pressing agressif, de la récupération rapide, un peu de patience et de l'efficacité. Ce match va servir de référence pour toute une génération.

Jacquet n'a rien oublié


Mi-août, après le nul arraché contre la Pologne à la dernière minute au Parc des Princes, on craignait le pire. Tant dans l'état d'esprit que sur le terrain. Deux mois plus tard, tout a changé. Les joueurs ont pris conscience qu'ils pouvaient manquer une nouvelle phase finale. À Bucarest, les jeunes Bleus savourent. En zone mixte, Zidane a le sourire. « Nous avons pris les Roumains à leur propre jeu. Ils voulaient nous mettre la pression, c'est le contraire qui s'est produit. Ils voulaient contrer, c'est nous qui l'avons fait. » Lebœuf raconte, à sa manière, l'énorme impression dégagée par Desailly, replacée en défense alors qu'il joue plus haut à l'AC Milan : « À un moment, pendant le match, je me suis approché de Desailly et je lui ai dit : c'est fini, je ne jouerai plus avec toi, Marcel. Tu leur fais tellement peur que tous les attaquants viennent sur moi… » Mais personne n'est plus heureux que Jacquet. Le sélectionneur sert de punching-ball depuis deux ans et tient enfin sa vengeance. La première d'une longue série. Peu de temps après le match, il se livre dans les colonnes de France Football. Direct et franc : « J'ai fini le match très excité, j'étais à cran et puis j'ai eu un trou terrible, je me suis retrouvé dans les vestiaires sans savoir par où j'étais passé. » Avant de sortir le chalumeau : « Il y a eu des critiques malhonnêtes, une injustice vient d'être réparée. On a galvaudé mon travail. Tout est noté, je ne pardonne rien. » Ses paroles sont vouées à avoir de l'écho. Ce match à Bucarest est fondateur pour la génération 1998. On le sait, la France terminera deuxième de son groupe et se qualifiera directement pour l'Euro 96 comme meilleur deuxième. En Angleterre, cette génération validera une demi-finale. Une compétition qui confirmera la prise de pouvoir de la génération Zidane. Deux ans plus tard, en France, c'est la Coupe du monde qui tombera dans l'escarcelle des Bleus. De Bucarest à Saint-Denis, une passerelle que vont emprunter Barthez, Lebœuf, Lizarazu, Djorkaeff, Dugarry, Deschamps, Desailly, Thuram ou encore Karembeu. La route pour le 12 juillet 1998 a commencé par une victoire sous les crachats de Bucarest.

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Par Mathieu Faure
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Rho qu'il était laid ce maillot...
gwynplaine76 Niveau : CFA2
Oh mon dieu, ça existait encore, Air Inter??
souzadeoliveira Niveau : Ligue 2
Ah ce Roumanie-France quel beau souvenir, ma plus grande joie après ce tragique 17 novembre 1993.

Le match fédérateur de l'ère Jacquet, avant cela et malgré une victoire 1-0 historique en Italie pour sa prise de fonction (belle frappe de Djorka, ca faisait quelque chose comme 70 ou 80 ans que l'on avait pas gagné en Italie) l'équipe se cherchait et enchainait les 0-0.
Dans le jeu c'était plutôt prometteur et les joueurs alignés ne manquaient pas de talent mais on faisait clairement un blocage offensif, puis il y a eu ce 4-0 à la Beaujoire face à la Slovaquie et surtout ce match fatidique en Roumanie qui devait décider de notre avenir.
Autant vous dire que lors des hymnes on avait le trouillomètre à 0, puis vint le Kanak qui emporta tout sur son passage et cette frappe géniale de notre grand espoir Zizou pour conclure, explosion de joie démesurée, libératrice, une équipe était née dans l'enfer roumain.

A l'Euro 96, on retrouvera en poule et nos amis Bulgares et nos amis Roumains, la douleur et la joie, comme un signe, l'équipe titrera "Comme on se retrouve", vous connaissez la suite et ce France-Brèsil en 98, quelle belle aventure que celle de Jacquet.
souzadeoliveira Niveau : Ligue 2
tain oui çà fait 20 ans ... et les commentaires de Larqué/Roland les meilleurs, toute une époque
Tudjuuu je ne me souvenais pas que la passe était de Madar... souvenirs souvenirs.

Je me souviens surtout de ce que j'avais ressenti en miroir de France-Bulgarie de 93. Parce que faut pas se mentir, le but de Zizou, il peut le faire 20 fois à l'entraînement, il le foirera 20 fois, cette lucarne parfaite elle est dingue. Et donc ce but qui nous libère enfin (la Roumanie pouvait revenir) me faisait penser à celui de Kostadinov à la dernière seconde, qui lui aussi était impossible. Angle fermé, il tire de toutes ses forces face à Lama (qui était un gardien de classe mondiale), ça frôle sa main et bing transversale rentrante, pleine lucarne. Idem, il peut le faire 20 fois à l'entraînement jamais ça passe.

2 ans plus tard, la chance semblait avoir tourné... je ne savais pas à l'époque qu'elle allait nous sourire de manière quasi scandaleuse (Baggio qui frôle la lucarne à la dernière minute des quarts, Di Biaggio qui rate son péno, Thuram qui vit un instant de grâce complètement surréaliste... puis en 2000, l'égalisation de Wiltord à la 94 ème avec ce ballon qui passe juste sous la main de Toldo... il s'en est fallu de quelques poussières que cette fameuse "génération" ne remporte rien du tout)
Blatter m'a tuer Niveau : Ligue 2
Note : 5
J'ai toujours été impressione par la facon dont Jacquet supportait la pression. Il a passe 4 ans a se faire chier dessus par ces connards de l'equipe mais il a toujours suivi son plan.
souzadeoliveira Niveau : Ligue 2
Message posté par amnesiac
Tudjuuu je ne me souvenais pas que la passe était de Madar... souvenirs souvenirs.

Je me souviens surtout de ce que j'avais ressenti en miroir de France-Bulgarie de 93. Parce que faut pas se mentir, le but de Zizou, il peut le faire 20 fois à l'entraînement, il le foirera 20 fois, cette lucarne parfaite elle est dingue. Et donc ce but qui nous libère enfin (la Roumanie pouvait revenir) me faisait penser à celui de Kostadinov à la dernière seconde, qui lui aussi était impossible. Angle fermé, il tire de toutes ses forces face à Lama (qui était un gardien de classe mondiale), ça frôle sa main et bing transversale rentrante, pleine lucarne. Idem, il peut le faire 20 fois à l'entraînement jamais ça passe.

2 ans plus tard, la chance semblait avoir tourné... je ne savais pas à l'époque qu'elle allait nous sourire de manière quasi scandaleuse (Baggio qui frôle la lucarne à la dernière minute des quarts, Di Biaggio qui rate son péno, Thuram qui vit un instant de grâce complètement surréaliste... puis en 2000, l'égalisation de Wiltord à la 94 ème avec ce ballon qui passe juste sous la main de Toldo... il s'en est fallu de quelques poussières que cette fameuse "génération" ne remporte rien du tout)


Joli parallèle que celui que tu fais entre la frappe de Kostadinov et celle de Zizou deux ans plus tard, j'y avais jamais pensé mais c'est vrai que c'est un beau symbole.
Aujourd'hui, c'est les roumains qui s'amusent en France.
#instantfacho #maisj'avouequec'estpasfaux
Message posté par amnesiac
Tudjuuu je ne me souvenais pas que la passe était de Madar... souvenirs souvenirs.

Je me souviens surtout de ce que j'avais ressenti en miroir de France-Bulgarie de 93. Parce que faut pas se mentir, le but de Zizou, il peut le faire 20 fois à l'entraînement, il le foirera 20 fois, cette lucarne parfaite elle est dingue. Et donc ce but qui nous libère enfin (la Roumanie pouvait revenir) me faisait penser à celui de Kostadinov à la dernière seconde, qui lui aussi était impossible. Angle fermé, il tire de toutes ses forces face à Lama (qui était un gardien de classe mondiale), ça frôle sa main et bing transversale rentrante, pleine lucarne. Idem, il peut le faire 20 fois à l'entraînement jamais ça passe.

2 ans plus tard, la chance semblait avoir tourné... je ne savais pas à l'époque qu'elle allait nous sourire de manière quasi scandaleuse (Baggio qui frôle la lucarne à la dernière minute des quarts, Di Biaggio qui rate son péno, Thuram qui vit un instant de grâce complètement surréaliste... puis en 2000, l'égalisation de Wiltord à la 94 ème avec ce ballon qui passe juste sous la main de Toldo... il s'en est fallu de quelques poussières que cette fameuse "génération" ne remporte rien du tout)


Son but semble effectivement improbable, mais Kostadinov était un sacré joueur et coutumier du fait sais-tu. J'ai d'ailleurs bon souvenir que mon père et moi-même, dès la passe dans la profondeur (Balakov?) et la course de Kostadinov, avions de conserve dit : "but.."..dont acte deux secondes plus tard, il y avait un je ne sais quoi de palpable dans cette action, voire dans le match pour ne pas dire dans le climat des deux dernières rencontres de cette campagne, un je ne sais quoi dans l'air.. Idem en 2002 et 2010 du reste, le climat n'était pas bon.

Bien d'accord pour Lama, gardien autrement plus talentueux que Barthez mais mauvais karma chez les Bleus.

L'article évoque sinon certaine infatuation roumaine, laquelle peut paraître déplacée avec le recul, mais était tout ce qu'il a de plus compréhensible à l'époque.
zinczinc78 Niveau : CFA
Pour moi France Roumanie, c'est surtout le premier but international de Yoyo (et première passe dé aussi)

http://www.dailymotion.com/video/xar6ws … uman_sport

Désolé pour la qualité mais je suis fan de CJP
Le match qui m'a fait découvrir Barthez et zidane, je le savais pas mais ils allaient être dans le paysages pour un petit moment!
souzadeoliveira Niveau : Ligue 2
Message posté par Bota67


Son but semble effectivement improbable, mais Kostadinov était un sacré joueur et coutumier du fait sais-tu. J'ai d'ailleurs bon souvenir que mon père et moi-même, dès la passe dans la profondeur (Balakov?) et la course de Kostadinov, avions de conserve dit : "but.."..dont acte deux secondes plus tard, il y avait un je ne sais quoi de palpable dans cette action, voire dans le match pour ne pas dire dans le climat des deux dernières rencontres de cette campagne, un je ne sais quoi dans l'air.. Idem en 2002 et 2010 du reste, le climat n'était pas bon.

Bien d'accord pour Lama, gardien autrement plus talentueux que Barthez mais mauvais karma chez les Bleus.

L'article évoque sinon certaine infatuation roumaine, laquelle peut paraître déplacée avec le recul, mais était tout ce qu'il a de plus compréhensible à l'époque.


Barthez était un très grand mais Lama fut le meilleur gardien de l'histoire et ça seuls les vrais savent.
Message posté par souzadeoliveira


Barthez était un très grand mais Lama fut le meilleur gardien de l'histoire et ça seuls les vrais savent.


Jamais pigé tout le raffût fait autour de Barthez. L'homme est sympathique peut-être, et en aura je crois bénéficié..dont aussi d'un dernier carré au top chez les Bleus, non moins que d'un creux générationnel certain dans ses plus belles années..

Avant 1998, où d'ailleurs sa contribution n'a franchement rien d'exceptionnel, le gaillard était d'ailleurs à peu près anonyme, guère voire du tout plébiscité hors de France.

10ans plus tôt, je ne peux m'empêcher de trouver qu'il y avait en la matière une toute autre densité..et ne parlons pas par exemple des années 1970.

Lama par contre, ça..
bandinidakar Niveau : CFA2
J'étais tellement déçu pour Lama... Pour moi il reste le meilleur!!!
Je me souviens de cette saison où il est invaincu pendant de nombreuses journées, et il se blesse en arrêtant un pénalty. Il est remplacé par Fernandez je crois... on prend 4 à 0 au match suivant...
Comme dit l'article c'est vraiment là que tout à commencé...la coupe du monde 98, l'euro 2000, les 2 coupes des confédérations, ce groupe est né là bas.

C'était un grand match, perso j'ai du l'écouter à la radio faute de mieux ce soir là. Mais je le mets dans mes meilleurs souvenirs avec les Bleus aux cotés de France/Croatie 98 (ce soir là je sais qu'on est champions du monde. Les brésiliens de 98 ne me faisaient pas peur), France/Italie 2000, et France/Brésil 2006 pour le dernier grand ballet de Zizou :)

Dire que aujourd'hui je me fais chier comme un rat mort quand je vois les bleus, la plupart du temps je les regarde meme pas. Ya rien, pas la moindre émotion, quedal. Ca joue une football dégeu. Sans ame. Depuis ce fameux quart contre le Brésil en 2006, le dernier grand match c'est le barrage France/Ukraine. En 10 ans c'est mince. A part Matudi je ne sais même pas si les mecs sont contents de venir en EDF...
souzadeoliveira Niveau : Ligue 2
Oui enfin Barthez c'est pêle mêle celui qui tient le baraque, à 19 balais je crois, face au grand Milan, une finale de coupe du monde 98 ou il donne clairement de sa personne et fait quelques arrêts bien sentis comme celui ou il capte la frappe à bout pourtant d'il fenomeno, une finale d'euro 2000 où il nous permet de garder le tête hors de l'eau sur les 2-3 contres bien sentis de Del Piero ... Et ça ce n'est que pour les grands événements ce qui suffirait amplement à la réputation d'un gardien pour dire qu'il a réussi sa carrière mais Barthez c'est aussi de très belles années monégasques avec la génération Trezeguet Henry Anderson Ikpeba ... un début d'expérience à Manchester ou il est clairement sur le toit du monde, au summum de son art, impérial sur sa ligne et anticipant plus que jamais les attaques adverses, fabulous fab' était né outre manche.
Après ça finira moins bien, trahi par un excès de gourmandise (notamment une accumulation de boulettes sur des sorties loin de ses cages), son passage à Nantes ne sera pas non plus très glorieux mais il finira sur une excellente performance à la coupe du monde 2006, élevant son niveau de jeu pour offrir un génial chant du cygne au même titre que Zidane, Thuram, Vieira ...
Lama est le plus grand, mais Barthez était génial, avant les Neuer et compagnie c'est un des premiers à posséder un si bon jeu au pied et à sortir si loin de sa surface pour anticiper tout danger, un précurseur.
Lama c'était plus la légèreté, la grâce et la souplesse d'un félin, impérial dans les airs et capable de sortir un ballon que tout le monde voyait déjà au fond, foutrement spectaculaire
souzadeoliveira Niveau : Ligue 2
Message posté par midgar
Comme dit l'article c'est vraiment là que tout à commencé...la coupe du monde 98, l'euro 2000, les 2 coupes des confédérations, ce groupe est né là bas.

C'était un grand match, perso j'ai du l'écouter à la radio faute de mieux ce soir là. Mais je le mets dans mes meilleurs souvenirs avec les Bleus aux cotés de France/Croatie 98 (ce soir là je sais qu'on est champions du monde. Les brésiliens de 98 ne me faisaient pas peur), France/Italie 2000, et France/Brésil 2006 pour le dernier grand ballet de Zizou :)

Dire que aujourd'hui je me fais chier comme un rat mort quand je vois les bleus, la plupart du temps je les regarde meme pas. Ya rien, pas la moindre émotion, quedal. Ca joue une football dégeu. Sans ame. Depuis ce fameux quart contre le Brésil en 2006, le dernier grand match c'est le barrage France/Ukraine. En 10 ans c'est mince. A part Matudi je ne sais même pas si les mecs sont contents de venir en EDF...


Pour être tout à fait exact le match ne se jouait pas le soir mais en fin d'après midi (17h/18h) ça marque ces matches là :D
Le Comte de La Pignole Niveau : DHR
Sacré souvenir que ce match ! J'exultais devant la télé posée au bout du lit de ma petite chambre de préado...
Message posté par souzadeoliveira
Oui enfin Barthez c'est pêle mêle celui qui tient le baraque, à 19 balais je crois, face au grand Milan, une finale de coupe du monde 98 ou il donne clairement de sa personne et fait quelques arrêts bien sentis comme celui ou il capte la frappe à bout pourtant d'il fenomeno, une finale d'euro 2000 où il nous permet de garder le tête hors de l'eau sur les 2-3 contres bien sentis de Del Piero ... Et ça ce n'est que pour les grands événements ce qui suffirait amplement à la réputation d'un gardien pour dire qu'il a réussi sa carrière mais Barthez c'est aussi de très belles années monégasques avec la génération Trezeguet Henry Anderson Ikpeba ... un début d'expérience à Manchester ou il est clairement sur le toit du monde, au summum de son art, impérial sur sa ligne et anticipant plus que jamais les attaques adverses, fabulous fab' était né outre manche.
Après ça finira moins bien, trahi par un excès de gourmandise (notamment une accumulation de boulettes sur des sorties loin de ses cages), son passage à Nantes ne sera pas non plus très glorieux mais il finira sur une excellente performance à la coupe du monde 2006, élevant son niveau de jeu pour offrir un génial chant du cygne au même titre que Zidane, Thuram, Vieira ...
Lama est le plus grand, mais Barthez était génial, avant les Neuer et compagnie c'est un des premiers à posséder un si bon jeu au pied et à sortir si loin de sa surface pour anticiper tout danger, un précurseur.
Lama c'était plus la légèreté, la grâce et la souplesse d'un félin, impérial dans les airs et capable de sortir un ballon que tout le monde voyait déjà au fond, foutrement spectaculaire


Sa finale (match d'ailleurs hermétique et vicelard à souhait) en 1993? Pour ma part pas même souvenir du moindre véritable arrêt, rien..

Le duel avec Ronaldo en 1998? Il y fait le minimum syndical, l'"arrêt" n'est guère que le fait d'un Ronaldo à côté de ses pompes et qui lui tire dessus, pouvait pas faire pire sinon la mettre hors-cadre..mais vu que ça a été passé en boucle à l'époque et à grands renforts de dythirambes assez délirants à défaut de mieux, merci Téléfoot.. L'air de rien Dida avait par exemple été bien plus décisif que lui en 2002, et à dire vrai je tiens même Barthez pour le moins décisif des gardiens vainqueurs de coupes du monde depuis..Pumpido 1986 au moins ; des Taffarel, Buffon, Illgner ou Casillas jouèrent chacun un rôle bien plus marquant dans leurs sacres respectifs.

En Angleterre, il y avait alors une forme de fascination systématique pour la french touch, à bien des égards absurde (à comprendre surtout dans le contexte de continentalisation et mondialisation du jeu et des tribunes..) et dont avait le premier bénéficié Cantona. Ses qualités de jeu au pied, que tu évoques à raison, me paraissent en fait l'à peu près tout objectif qui marqua les esprits en Angleterre, avec sa bonhommie.. Et puis bon, faut considérer aussi que l'Angleterre et ses gardiens, depuis certain temps..

Fin bref, des mecs qui lui furent très largement supérieurs, c'est pour ma part par dizaines de dizaines que j'en ai vu, mais bon.
un des mes meilleurs souvenirs, le match parfait
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