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Le jour où Caen a joué la Coupe d'Europe

Après 17 journées, le SM Caen est sur le podium de la Ligue 1. Presque de quoi rêver à la Coupe d'Europe. À l'automne 1992, les Normands ont déjà goûté à la Coupe de l'UEFA contre Saragosse. L'un des plus importants souvenirs du club, mais aussi l'un des plus douloureux.

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« Ah, j'ai rarement vu un trio de nullos pareil... Faudrait les empailler ceux-là. » Le 1er octobre 1992, l'arbitrage n'a pas l'air de plaire à Thierry Rolland, qui lâche alors l'une de ses plus fameuses saillies au micro de TF1. D'ailleurs, il ne plaît à personne, l'arbitrage. Le Stade Malherbe de Caen est en train de perdre 2-0 à la Romareda, à Saragosse. À la 24e minute, c'est l'Uruguayen Gustavo Poyet qui permet à Saragosse de se mettre sur de bons rails. Globalement dominés, les Caennais lâchent le match et concèdent le but du break peu après l'heure de jeu. Andreas Brehme, champion du monde avec l'Allemagne deux ans plus tôt, enfonce le clou. Le Stade Malherbe est éliminé. Pourtant, malgré son statut de petit poucet de la compétition, les Caennais n'ont pas démérité, et peuvent avoir mille regrets.

Un match aller de fou furieux


« C'était notre premier match de Coupe d'Europe. On était dans l'inconnu et pas certain de pouvoir faire bonne figure » , se souvient Stéphane Dedebant. Pourtant, au match aller, les Caennais sont euphoriques au stade de Venoix, notamment Xavier Gravelaine, en feu. « C'est le match qui a lancé ma carrière médiatiquement. Surtout qu'un mois après, j'étais appelé en équipe de France. C'est sûrement un de mes trois meilleurs souvenirs de mes 17 ans de carrière » , expliquait Xavier Gravelaine dans les colonnes de Ouest France. D'ailleurs, dès la sixième minute, c'est lui qui glisse le ballon à Stéphane Paille, son compère de l'attaque, qui n'a plus qu'à la pousser au fond. Dix minutes plus tard, Gravelaine double la marque d'un enchaînement bergkampesque. Ultradominés, les Espagnols parviennent à réduire le score par l'intermédiaire de Sanjuan. Pas grave, le duo Gravelaine-Paille frappe une troisième fois. Le premier centre pour le second qui lâche une reprise de volée dans le petit filet. À la mi-temps, les Normands sont séduisants, invincibles, et surtout, ils mettent leurs opportunités au fond.


Malheureusement, la deuxième période sera tout autre. Les occasions sont toujours là, mais Gravelaine ne les convertit plus. « C'était frustrant. Xavier et Stéphane ont fait un gros match, mais ils auraient pu marquer encore plus. On fait preuve d'un manque de réalisme, ou de réussite, appelez-ça comme vous voulez. Les regrets, je les ai surtout sur le premier match où on doit les tuer » , regrette encore Stéphane Dedebant. Par deux fois, Gravelaine se débarrasse de deux défenseurs espagnols, mais pêche dans la finition, notamment ce lob, qui frôle la barre transversale à la 63e minute. Vingt minutes plus tard, Saragosse réduit la marque avec beaucoup de réussite. Au départ de l'action, Philippe Montanier est victime d'une faute flagrante. Ce n'est que le début des ennuis.

Tactique hasardeuse et arbitre alcoolisé


Au match retour, Daniel Jeandupeux veut absolument surprendre les Espagnols. Parce que la surprise, c'est justement ce qui les a déroutés à l'aller. Le coach suisse revoit complètement sa copie, pourtant très satisfaisante au Venoix. Stéphane Dedebant, meneur de jeu de poche, est aligné côté droit. « Je jouais toujours dans l'axe dans le 4-4-2 habituel. C'est la première fois que jouais sur un côté. C'était un peu perturbant, mais je n'étais pas forcément mal à l'aise. Je me suis plutôt bien adapté. Non, le plus bizarre, c'était le placement de Stéphane Paille... » , raconte-t-il. Parce qu'en effet, aussi incroyable que cela puisse paraître, le buteur du Stade Malherbe est aligné en tant que libéro ce jour-là. « Le coach a tenté quelque chose d'inédit. Il voulait absolument perturber les Espagnols. Mais je ne crois que ça les ait vraiment perturbés. » Effectivement, les Caennais n'y sont pas et sont malmenés par Saragosse. « Peut-être qu'on était un peu désorientés par tous les changements dans le système » , concède Stéphane Dedebant.

Mais ce que retient tout supporter caennais qui se respecte, c'est l'arbitrage plus qu'approximatif du Gallois Howard King. Le match est entaché d'énormes erreurs en la défaveur du Stade Malherbe. Par exemple, King siffle un hors-jeu imaginaire, lorsque Faouzi Rouissi s'en va seul défier le gardien espagnol. Problème, Rouissi est parti de son propre camp. Plus tard, un penalty imaginaire est accordé à Saragosse. Heureusement, Brehme le manque. « On avait vraiment l'impression que ça n'allait que dans un sens. Pour moi aujourd'hui, même avec le recul, je suis sûr à 99% qu'il y avait quelque chose de louche. » Pire, de nombreux joueurs, dont Stéphane Dedebant, ont affirmé que Howar King puait l'alcool à des kilomètres, encore imbibé de la fête de la veille.

Un moment de légende


Malgré le résultat final, cette double confrontation contre la Real Saragosse reste une fierté. « C'étaient les premiers pas en Coupe d'Europe. Dans la région, ça reste un bon souvenir avec les années. Ce sont deux matchs de légende » , s'amuse Stéphane Dedebant. D'ailleurs, le match aller avait été élu plus beau match de l'année 1992, juste devant un autre match de Caen, une victoire 5-4 contre Lens en Coupe de France. Pendant ce temps-là, Howard King a été surpris par la police en 2005 en train de se masturber dans un taxi. Il a également avoué à News of the World qu'il avait régulièrement accepté des cadeaux de la part de certains clubs européens tout au long de sa carrière, notamment de l'alcool et des filles de joie. L'UEFA et la FIFA ont toujours démenti. Pas forcément un gage de bonne foi.


Par Kévin Charnay
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