Rétro - Ce jour-là

Le jour où Boca s'est payé Maradona

Mots clés: Diego Maradona
L'alliance fusionnelle entre Maradona et Boca n'a tenu qu'à un fil. Au moment de faire le grand saut vers un membre du gotha argentin, Diego se trouve à deux doigts de s'engager avec River. Finalement, le 20 février 1981, il officialise un choix qui semble aujourd'hui relever de l'évidence.
Note
4/5 pour 11 votes
11 votes pour une note moyenne de 4.09/5
Cliquez sur une étoile pour donner la note
Le jour où Boca s'est payé Maradona
Le jour où Boca s'est payé Maradona
Plus d'un fan xeneize souhaiterait penser qu'il s'agit d'une déclaration née de la jalousie de leurs adversaires millonarios. Mais elle est archivée, et même disponible sur Youtube. Nous sommes début 1981, et le transfert de Maradona tourne à la telenovela en pays che. « Je rêvais de rejoindre River, déclare Diego à la télé argentine, mais Rafael Aragón Cabrera (le président du club) a fait s'effondrer cette possibilité, aujourd'hui il reste la piste de Boca. » Maradona précise auparavant les raisons de son renoncement au club à la diagonale rouge : une histoire de gros sous. Considéré par certains comme une sorte de Che Guevara ou de Christ rédempteur en crampons, El Diez se révèle un simple footballeur mortel au moment de signer un contrat. « Ils m'ont proposé de gagner le même salaire que Fillol et Passarella, les mieux payés du club. » Diego voulait davantage. Mais que Maradona rompe l'ultime étage de l'échelle des salaires aurait obligé River à faire exploser son plafond salarial pour rémunérer ses deux stars au même niveau qu'El Pelusa. Les Millonarios ont préféré ne pas piocher dans leurs économies. Pour le plus grand bonheur de Boca.

Argentinos Juniors avait estimé la valeur de sa merveille à 13 millions de dollars. Finalement, il n'en tirera que quatre millions. Boca Juniors, dont la situation financière est alors délicate, parvient à un arrangement. Les Xeneizes se font louer El Diez pour un an et demi. De la transaction, 600 000 billets verts vont directement dans la poche du joueur. La grand histoire entre Diego et Boca prend sa source à Mar del Plata, lors d'un tournoi d'été auquel Argentinos Juniors était invité, la présence de Maradona ayant conduit à l'anoblissement temporaire du club roturier. Pour convaincre Diego, les dirigeants de Boca se déplacent dans la célèbre station balnéaire. El Pelusa, dont la majeure partie de la famille est boquense, est partant. Les présidents d'Argentinos et des Xeneizes se tapent dans la main lors d'une rencontre à Punta del Este, le Mar del Plata uruguayen. Ne manque plus que la signature du surdoué. Elle advient le 20 février 1981. Le lieu ? La Bombonera. Celle dont Maradona accentuera les secousses sismiques lors des trois ans et demi qu'il passera, au total, en bleu et jaune. Les Xeneizes, qui n'ont pas remporté un championnat depuis quatre ans, savent exactement quel impact peut avoir Diego sur leur rendement : avec Argentinos, El Pelusa leur a mis huit buts en autant de rencontres.

Ce 20 février, le passage de Diego d'Argentinos à Boca est théâtralisé lors d'une rencontre où El Pelusa joue la première période avec le club de ses débuts, avant d'enfiler lors du second acte, la tunique bleu nuit à bande jaune. Maradona fera ses débuts officiels deux jours plus tard. Pour la première journée du championnat, le hasard le fait rencontrer les Talleres de Cordoba, le club face auquel il avait fait ses débuts pros à 15 ans. Boca l'emporte largement (4-1). Diego inscrit deux buts. Deux pénaltys. Touché à la cuisse, El Pelusa joue sous infiltration. Ses ennuis physiques ajourneront d'ailleurs l'expression totale de son talent jusqu'aux débuts de la deuxième moitié de saison. Avec un Maradona divin, Boca arrachera lors de la dernière journée son premier sacre depuis quatre ans. Le dernier avant onze ans de disette. En 1995, quand Diego enfile à nouveau le maillot de Boca, l'entraîneur, Silvio Marozolini, est le même que lors de ses débuts en bleu et jaune. Diego, lui, affiche un bouc de sportif fatigué. Le Pibe de oro génère toujours autant d'attentes, mais il ne peut plus les satisfaire. Sa signature ressemble à celle d'un faussaire.

Par Marcelo Assaf et Thomas Goubin



Seuls les 10 derniers commentaires sont affichés  Voir tous les commentaires (63)
 
  • nikowenji
    21/02 à 12:19
    + -
     
    @ Inzaghi + 100 !! Jolie fable
    Encore Stalin qui fait des siennes. A force de passer tes nuits à te masturber sur les forums de so foot (« Oh oui ! J’aime que tout le monde me déteste ! Fouettez-moi ! »), tu ne fais pas tes devoirs et tu vas encore redoubler . 17 ans en CM2, ça commence à faire beaucoup.
    Benfica club salazariste… Va jusqu’au bout ! Parle moi du real, le club protégé par Franco…
    Pour les autres, ne vous offusquez pas, je préfère le barça, mais je ne crache pas sur le real. J’aime bien Mourinho, et en tant que fan de zizou et raul, je me souviens avec nostalgie des galactiques.
    Tout ça pour dire qu’on peut aimer et préférer certains clubs mais rester « courtois » sans attaquer sans arrêt l’adversaire. J’aime bien l’OM aussi, mais une blague sur petit vélo me fait toujours marrer, tout comme sur shakiro (con comme un balai, je peux vous l’assurer) ou sur le gel de cristiano.
    C’est pour ça que j’aime so foot, on se marre bien, aussi bien dans les articles que sur les commentaires (à part quelques énergumènes), d'autant plus qu'il y en a sur le forum qui me font bien marrer!
    De toute façon, Stalin Rivas viendra polémiquer sur tout et n’importe quoi. Un article sur gris ? « gris il prend des stéroïdes comme le nabot argentin ». Un autre sur rouge ? « le meilleur, rien à voir avec la bande de dopé azulgrana » . Hier j’ai mangé une pomme : « les poires sont bien meilleures, elles au moins, c’est pas des OGM » etc etc
    Je propose à tous soit de répondre la même chose à stalin, à chaque fois, quoi qu’il dise (se mettre d’accord sur la réponse), soit de ne rien répondre du tout, quelque soit la provocation (je sais, c’est dur, mais au bout d’un moment quand il sera le seul à insulter le monde, pendant que le monde justement parlera de choses et d’autres, il aura l’air, si c’est possible, encore plus bête).
    Ah sinon, j’aime pas trop ce genre de comparaison : pelé/maradona, cruyff :van basten, la 4L de mon oncle/la 2CV de mon grand-père… C’est comme les articles : « le meilleur joueur du Xxème siècle » ou encore mieux « le meilleur joueur du XXIème siècle ». Ca veut pas dire grand-chose…

  • riquelmat
    21/02 à 12:58
    + -
     
    Cher ami Stalin
    toi qui connait si bien l'oeuvre et la vie de CR7 (et tant dénigrer celle du nain argentin dopé aux hormones) je t'ai jamais vu nous parler d'un certain épisode il y a quelques années de celà...
    Mais si rappelle toi bien fait un petit effort...
    Bon allez je te rafraichis la mémoire...
    Un certain match de foot chez les espoirs joué à Clermont entre la France de Djibril Cissé coaché par Ray et le Portugal du jeune Cristiano Ronaldo. Les jeunes Portugais s'imposent après un match tendu et pour fêter la victoire ne trouvent rien de mieux à faire que de saccager les vestiaires. Puis sans que l'on sache pourquoi refusent de se soumettre au controle anti-dopage... On retrouvera cependant des seringues qui trainaient dans le bordel qu'ils ont laissé dans les vestiaires...
    Louche cette affaire n'est ce pas? Heureusement que la Contrex sufit pour faire 3000 abdos par jour...
  • Mike FCP
    21/02 à 13:04
    + -
     
    Juste pour info, Stalin Rivas n'est pas portugais mais bien un bon français, il fait juste une fixette sur cr7 parce qu'il est refoulé.
  • Stalin Rivas
    21/02 à 13:16
    + -
     
    Ouais, t'as raison les mecs se sont piques avec des grosses seringues et les ont laissees trainer, y'avait meme des stocks de nandrolone en evidence!!! Mais tu te crois dans les vestiaires du Barça ou quoi??!! L'impunite c'est chez les cataleux qu'il faut la chercher, petiot!
    Moi je ne suis pas portos... mon presidente est Chavez, ma patrie la Republica Bolivariana de Venezuela!!!
    L'ennemi du peuple c'est le FC Nandrolone, la cinquieme colonne du capitalisme mondialisé!
  • Travis Bickle
    21/02 à 13:40
    + -
     
    Un sacré Démocrate le Chavez !
    Et toujours la même logorrhée incontinente, obsessionnelle.
    Des commentaires conspirationnistes, insultants, sans argument ; rédigés un filet de bave aux lèvres.
    Faudra "p'têtre" penser, comme certains l'ont écrit, ici ou ailleurs, à ne plus lui répondre et le laisser se tirer sur l'élastique dans son coin.
  • riquelmat
    21/02 à 13:46
    + -
     
    les faits mon ami , les faits je ne fais que relater ce qui s'est passé...

    Ton président c'est Chavez ? hmmm oui je connais
    C'est pas cet espèce de grande gueule anti yankee dans ses discours mais qui dans les faits continue de vendre son petrole au prix le plus bas à l'Oncle Sam ?
  • loud
    21/02 à 15:04
    + -
     
    @ rudao, si et ca change tout quand un joueur parle d'autre chose que du foot alors qu 'il est bourré -de talent.

    @ stalin en fait ta parano et ton imbécilité sont parfois marrantes, ceux qui y répondent sont plus chiants, ils devraient te laisser parler dans le vide ca serait encore plus marrant...avoir en toile de fond des propos complétement à côté de la plaque c'est funky.
  • Stalin Rivas
    21/02 à 19:48
    + -
     
    Je laisse s'exprimer ici le deuxieme meilleur joueur de tous les temps...

    "Diego Maradona a en effet exprimé toute son admiration pour José Mourinho: "Le meilleur entraîneur du monde. J'adore José Mourinho, en tant qu'homme et professionnel. Il peut transformer une pièce de monnaie en une rose et c'est la raison pour laquelle je lui porte une affection particulière. Attention, je ne dis pas que je suis amoureux de lui. Mais il est exceptionnel, il faut le dire."
  • chris_tucu
    21/02 à 22:28
    + -
     
    ta référence Menotti pense que Messi est meilleur que Ronaldo , on fait comment dans ce cas la???
    "Cristiano Ronaldo me fait beaucoup rire. Il dit qu'il est beau... Mais un joueur de football ne doit pas être beau, il doit bien jouer tout simplement"
  • Stalin Rivas
    22/02 à 01:25
    + -
     
    Pour ce qui concerne le foot d'aujourd'hui, je n'ai pas besoin de l'avis de Menotti, j'ai des yeux, je peux voir moi-meme et donc me faire ma propre opinion.
    C'est sur le footbal d'antan que son regard m'interesse.

    Sinon gamin, t'as lu ça? Dans le MD d'aujourd'hui...

    21/02/2012 21:11
    El mítico jugador argentino Diego Armando Maradona no ha dudado en elogiar a los entrenadores de Real Madrid y Barcelona, aunque más duro se ha mostrado en su consideración sobre el meta culé Víctor Valdés, al que define como "un portero malo".

    "El Barcelona ha formado un gran equipo, incluso hace que un portero malo parezca bueno. Es verdad, Valdés es malo. Pero --- los jugadores que tiene por delante incluso parece bueno", manifestó el astro albiceleste en una entrevista concedida a 'sport360.com'.

    "Para mí Mourinho es el mejor"

    En mejor consideración tiene Maradona al entrenador madridista, José Mourinho, al que como él mismo reconoce adora "como hombre, como entrenador y como psicólogo". "Para mí es el mejor", agregó. "Mourinho puede convertir una moneda en una rosa. Esa es la razón del gran afecto que siento por él. No estoy enamorado de él pero es un tío excepcional", indicó. Sobre la otra gran figura de los banquillos, el barcelonista Josep Guardiola, el 'cebollita' considera que se trata de "un hombre excelente" --- el compartió vestuario entre 1982 y 1984, cuando ambos se vestían la casaca blaugrana.

    "Guardiola es muy bueno, pero quizás no tiene mucho mérito porque tiene unos jugadores impresionantes. Aunque no quisiera olvidarme que Pep es muy joven y tiene una gran carrera por delante", señaló.

    La Liga para el Madrid, la Champions para el Barça

    En ese pulso en la competición doméstica y europea que mantienen Real Madrid y Barcelona, el mítico '10' es de la opinión que "la Liga es para el Madrid" mientras que el Barcelona tendrán que poner "todo en la 'Champions League'". "No creo que el Barcelona juegue a otra cosa que a la 'Champions League'", añadió sobre las opciones de los de Pep Guardiola para adjudicarse la 'orejona', algo que reconoce que "será más difícil que otras temporadas". "Pero el Barça tiene a Messi y Xavi, y a Iniesta que es increíble cuando está bien", apuntilló.

    Precisamente sobre la figura de Messi, el mejor jugador argentino de todos los tiempos reconoce que al extremo culé no le hace ningún "bien" la "comparación" entre ambos. "Yo ya he hecho mi carrera, Messi sigue haciendo la suya. Todavía la está escribiendo", prosiguió. "Al final de su carrera, se podrá decir 'fue el mejor' o 'fue uno más'. Me río cuando la gente dice 'es mejor que Maradona'. Que escriba su propia carrera y al final decidiremos quien es el mejor", apuntilló Maradona.

    En última instancia, el argentino quiso referirse al equipo culé en su conjunto, del que no cree que sea la "mejor" formación que haya visto nunca. "He visto muchos equipos que jugaron bien, pero para mí, la Holanda del 74 es incomparable", recordó. Cuando el 'cebollita' "tenía 14 años" vio "por primera vez" desplegar el 'fútbol total' del combinado holandés. "Sentí que jugaban sin pisar el césped. Me pareció que el equipo tocaba el balón incluso antes de tenerlo. Tenían los ojos en la parte trasera de la cabeza", dijo. "Johan Cruyff llegaba desde atrás y producía momentos de magia. Parecían una increíble sinfonía de fútbol", apostilló.

    De ahí que considere que el Barcelona parece mejor "porque el nivel medio ha caído". "En España o Italia siempre ganan los dos o tres mismos equipos", añadió. "Por supuesto tienen a Messi, que hace parecer a todos mejores. Sin duda es el mejor equipo del mundo, pero ¿de la historia? Sólo la historia lo dirá", concluyó al respecto.