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Le jour où Bilardo est devenu sélectionneur de l'Argentine

Le 24 février 1983, la nomination de Carlos Bilardo à la tête de la sélection se réalise dans une certaine indifférence. El Narigón allait pourtant couper l'Argentine en deux, et marquer l'histoire du football.

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Cela avait été une terrible année pour l'Argentine. La guerre des Malouines avait endeuillé sa population, et son orgueil avait été profondément touché par l'invasion anglaise. Même le football, si généreux avec elle depuis 1978, avait échoué à lui apporter un peu de réjouissance. Championne du monde en titre, l'Albiceleste, menée pour la première fois par Maradona, champion du monde U20 en 1979, avait dû s'incliner dès le deuxième tour, après deux revers face à l'Italie et le Brésil. En Espagne, le collectif soudé de 1978 s'était délité. Avec l'incorporation du Pibe de Oro, l'Argentine avait gagné en génie, mais le succès lui avait aussi fait perdre en humilité, en cohérence, et en constance. Après le tournoi, le sélectionneur, Cesar Luis Menotti, dont le contrat courait jusqu'au mois de décembre, restait pourtant en poste. « Si on me demande de démissionner à cause des résultats, je ne vais pas le faire, mais en revanche, si on me présente un plan de travail qui ne me convient pas, je m'en irai dans les 24h » , déclarait alors El Flaco. Finalement, Carlos Bilardo, qui avait déjà occupé un poste de sélectionneur, celui de la Colombie (1980-1981), qu'il avait échoué à qualifier pour le Mondial 1982, lui succédera.


Menotti avait été le premier sélectionneur argentin à lever la Coupe du monde, mais il avait toujours mis en garde contre le culte du résultat. Esthète, il prônait un football offensif, de possession, où il laissait une grande liberté d'expression à ses meilleures individualités, même si son Albiceleste millésime 1978 avait finalement incarné, à l'époque, une sorte de réaction face aux Pays-Bas et leur football total. Carlos Bilardo était l'antithèse d'El Flaco. Pointilliste à l'extrême, obsédé par l'adversaire, plus occupé à détruire qu'à construire, il venait pourtant de remporter le championnat argentin (Metropolitano 1982) en proposant un football plutôt séduisant, avec les Estudiantes la Plata. Il s'agissait du premier sacre des Pincharratas depuis quinze ans, quand Carlos Bilardo était le meneur, sur le terrain, d'une machine à gagner. Entre 1968 et 1970, Estudiantes la Plata avait ainsi remporté trois Copa Libertadores, et même une Coupe intercontinentale, face à Manchester United (1968). Dirigés par Osvaldo Zubeldia, grand inspirateur d'El Narigón, Estudiantes fut une équipe avant-gardiste : la première équipe argentine à savoir réellement presser, à tendre le piège du hors-jeu, à réaliser des préparations physiques stakhanovistes, et à travailler avec minutie les coups de pied arrêtés. Mais ce que l'on retiendra surtout des Estudiantes de Zubeldia sera leur propension à faire régner la terreur sur les terrains. Leur football était musclé et vicieux. On assurait même que Carlos Bilardo, médecin de formation, entrait sur le terrain avec des aiguilles et piquait ses adversaires quand ils avaient le dos tourné.

Plus rien ne sera comme avant


Bilardo et Menotti incarnaient deux visions du football profondément antinomiques. En 1983, la ligne qui séparait les deux hommes, leurs convictions, n'était toutefois pas encore si marquée. Preuve en est une rencontre plutôt amicale à Barcelone, au mois de mars, alors que Bilardo venait d'être nommé sélectionneur. Menotti qui n'avait alors pas de raison de se montrer particulièrement amer, puisqu'il venait d'être nommé à la tête du FC Barcelone – un poste qu'il devait notamment aux désirs de Maradona, exilé en Catalogne depuis l'été 1982 –, le reçut sans faire de manières. Coopératif, El Flaco recommanda à son successeur de sélectionner Hugo Gatti et Alberto Tarantini, mais aussi de se passer des services du défenseur Enzo Trossero. Par conviction ou pour bien marquer sa différence, Bilardo fera l'inverse : il se passera des deux premiers et retiendra le troisième. Les deux entraîneurs ne s'adresseront plus jamais la parole. Bientôt, l'Argentine du football se divisera entre Menottistes et Bilardistes. Rétrospectivement, c'est d'ailleurs cette césure entre les amoureux du style et ceux du résultat qui fait de ce 24 février 1983 un moment-clé de l'histoire du football argentin. Cette nomination aura aussi de lourdes conséquences pour le reste du monde...


Mais bien avant de faire de l'Albiceleste un redoutable ensemble sublimé par le génie de Maradona et de diviser l'Argentine, Bilardo fera d'abord l'unanimité contre lui. Laborieuse, son Argentine se qualifia ainsi in extremis pour la Coupe du monde, et le doute l'escorta jusqu'aux derniers amicaux avant le tournoi organisé au Mexique. El Narigón avait toutefois eu le mérite de miser sur une nouvelle génération de joueurs, même s'il devra la qualification pour le Mondial à un but de Daniel Passarella, le capitaine des champions du monde 1978. Bilardo finira aussi par offrir à Maradona un système propice à l'expression de son talent. Le fameux 3-5-2 avec lequel il remporta la Coupe du monde. Quatre ans plus tard, son Albiceleste se hissera à nouveau en finale du Mondial, même si elle y échoua, cette fois. Personne ne l'imagine alors, mais il faudra attendre près d'un quart de siècle pour que l'Argentine se présente à nouveau un dernier dimanche de Mondial. C'était en 2014, et Alejandro Sabella en était le sélectionneur. Joueur, il avait été l'un des éléments clés du sacre des Estudiantes la Plata, champions d'Argentine sous Bilardo, et une fois entraîneur, il pencha, sans surprise, du côté d'El Narigón. Le 24 février 1983 n'a définitivement rien d'une date anodine dans l'histoire du football. Et pas seulement pour l'Argentine.



Par Marcelo Assaf, avec Thomas Goubin
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Dans cet article

Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Jamais été très fan de Bilardo mais il faut reconnaître que son 3-5-2 du Mondial mexicain conçu pour donner les clés du jeu à Maradona était une belle trouvaille tactique pour guider l'Argentine vers le titre mondial.

Sinon petit HS mais vu que l'article parle de Menotti, si y a un connaisseur de foot argentin qui passe par ici, je me suis toujours posé une question : pourquoi El Flaco n'a pas retenu Ricardo Bochini pour les Mondiaux 78 et 82 ? Pourtant à l'époque, Bochini était incontestablement l'un des meilleurs meneurs de jeu sud-américains, maître à jouer d'Independiente, alors l'une des meilleures équipes au monde. J'avoue n'avoir jamais vraiment compris ce boycott...
Ce commentaire a été modifié.
Salut Alain Proviste.

Je pense que c'est dû au fait que Menotti n'appréciait pas spécialement le style de jeu de Bochini, qui était un passeur hors pair, mais pas autant buteur que Maradona ou Norberto Alonso de River Plate. En 1978, l'Argentine ne joue pas vraiment avec un n°10 classique, c'est un 4-3-3 avec Gallego devant la défense, Kempes et Ardiles au four et au moulin au milieu, avec la ligne d'attaque Ortiz et Bertoni sur les cotés (Houseman et Valencia au début), Luque en pointe.

En 1982, l'Argentine passe en 4-4-2 avec Maradona en meneur de jeu pour un jeu de possession au milieu comprenant el pibe, Kempes, Ardiles et Gallego, avec à l'attaque Bertoni associé un coup avec Valdano, un coup avec Ramón Díaz, un coup avec Gabriel Calderón en position 9 et demi. Résultat: mitigé au 1er tour, fiasco face à l'Italie (expulsion de Gallego dans les 5 dernières minutes). L'équipe passe en 5-4-1 face au Brésil avec Passarella libéro, plus Juan Barbas et Calderón au milieu, Bertoni seul en pointe. Finalement à la mi-temps, le milieu offensif Kempes est remplacé par l'attaquant Ramón Díaz pour un dispositif en 5-3-2, qui n'empêchera pas le Brésil de s'imposer 3-1.

Aussi, il faut ajouter que durant la période 1978-1982, après avoir gagné des trophées à la pelle, l'Independiente est en phase de reconstruction et il faudra attendre la signature de Burruchaga et l'arrivée en équipe première de l'étoile filante José Percudani pour que le club reprenne sa domination et Bochini de redevenir un joueur qui compte. Au mondial 1986, il jouera un bout de match face à la Belgique (le plus beau de l'Argentine sur le plan collectif dans ce tournoi pour moi), mais c'est vrai que si on fait le bilan en équipe d'Argentine, Ricardo Bochini c'est 28 sélections (il jouera 6 matchs internationaux en 1984, au moment où Maradona est blessé), 0 but, de 1973 à 1986, vraiment pas beaucoup ...

On va dire que c'est un mauvais timing. Il aurait été parfait pour le mondial 74, mais il avait à peine 20 ans et n'avait pas encore fait son service militaire !
Petite précision quand même: En 86 la majorité du Mundial se joue en 4-4-2, Bilardo ne passe en 3-5-2 qu'à partir du quart contre les anglais (en y sacrifiant quelques titulaires au passage). Cela dit, cet ajustement tactique s'avèrera payant puisque la victoire est au bout. Par la suite, il reviendra à nouveau au 4-4-2 jusqu'au mondial italien.
Je ne suis pas un Bilardiste non plus mais à l'heure actuelle je signerai des 2 mains pour en avoir un à la tête de l'Albiceleste.

Quant à Bochini, Menotti s'en passe pour la même raison qui le pousse à ne pas prendre Maradona, Il a déjà dévolu ce rôle à Kempes (qui est dans la force de l'âge) dans l'équipe. Et autrement il a encore Alonso, Villa et Valencia pour jouer à ce poste, des mecs qui étaient bien moins caractériels que le Bocha pour faire banquette. Et puis entre nous, Bochini n'a jamais été très transcendant sous l'Albiceleste (il est vrai qu'il n'a pas eu l'occasion d'y jouer bien souvent non plus). Et en plus il n'aimait pas s'entrainer... De toute façon à cette époque les n°10 de haut vol sont légion dans le championnat argentin ce qui rend les places très chères en équipe nationale.
Là aussi, difficile de dire qu'il s'est trompé puisque l'équipe remporte le titre.
mara donna des frissons Niveau : CFA
Bravo à tous vos rajouts, un plaisir à lire !
De mémoire, je crois que Bilardo lui même avait raconté que oui il piquait ses adversaires avec une aiguille à l'époque.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
Alain, Bochini étai trop pur, trop fou, trop géniale pour Menotti et sa vision du foot, qui ne voulaient pour son équipe que de bons petits soldats bien ordonnée et bien rangées, et qui surtout ne sortait pas de leurs cadres prédéfini. Pas pour rien qu'il est l'un des modèle de Guardiola celui-la...

Zizou et Dip ont également raison, la concurrence y était rude à son poste, et regarde cependant le sort de joueurs sublimes comme Kempes, Alonso, Villa et Valencia qui étaient contraint de se dénaturer techniquement pour pouvoir jouer sous les ordres de Menotti, quel infâme gachis...

Une telle chose était impensable pour Bochini, joueur tellement merveilleux pour cet escroc de Menotti...

On pourrait comparer ça avec Zola et Sacchi lors du Mundial américain, pour prendre un exemple un peu plus moderne...
J'avoue que n'étant pas très fan de Bochini, j'ai du mal à l'encenser.
Alonso a traversé la coupe du monde en fantôme, peu d'opportunités de jeu dans l'équipe, bon, il se trouve que je ne suis pas fan non plus, j'ai du mal à voir en quoi il était extraordinaire. Le commun aux 2: la nonchalance. Comme nonchalant, je préfère largement un Riquelme.
Mais bon, c'est uniquement mes considérations personnelles hein (avant que je me fasse lyncher par les gallinas et les fan du rojo :))

Par contre Valencia, je le trouvais extraordinaire. Un joueur malheureusement trop méconnu. Il était effectivement sacrifié dans le système de Menotti puisque la plupart du temps il l'exilait à l'aile gauche alors que c'était un fantastique meneur de jeu, il ne lui manquait que la finition.
Sans doute mon joueur préféré de cette équipe de 78.

Quelque part, il n'est pas si surprenant que Menotti ait fini au Barça ensuite et soit tant révéré par quelqu'un comme Guardiola. Il est vrai qu'une grande partie de sa légende repose sur son Huracan de 73 et sa réputation de "rebelle gaucho".
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
Note : 1
Pas trés fan de Bochini et Alonso ? Dis-donc, t'est sacrément exigeant toi ! :p

Moi, j'adorais Bochini, cette conduite de balle, cette qualité de dribble et de passe, ce coup d’œil, cette vision, cette capacité de fixation et de création de décalage de l'espace, et puis cette finesse...

Que Riquelme soit au dessus d'Alonso, je peut te rejoindre, mais pour Bochini, ça va être complique de me convaincre, après les goûts et les couleurs... :)
Attention, je ne nie ni le talent de Bochini, ni celui d'Alonso hein :)
Bochini était quand même au dessus d'Alonso, d'accord là dessus, le jeune Bochini ressemblait beaucoup à Maradona d'ailleurs (toute proportion gardée). C'est juste que j'ai du mal avec leur quasi-déification du côté d'Avellaneda et du Monumental. Peut-être parce que je suis plus boquense qu'autre chose :p
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
Note : 1
Bien vu pour la comparaison Bocha/Pelusa !
Ils partageaient effectivement ces coté enfantin, rurale et quasi-bestiale à la fois dans leur jeux, quel régale pour les yeux...

Ah donc voila, tu reconnais être Boquense, et je reconnait à mon tour avoir un certain tropisme diablo, belle-famille oblige, d'ou notre léger désaccord sans doute... :)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Merci à vous trois pour vos réponses !
Effectivement j'avais un peu la même théorie, notamment pour le Mondial 78, à savoir l'absence de pur 10 dans le onze argentin, Beto Alonso étant cantonné au banc, avec Gallego en récupérateur, Ardiles en "volante" et Kempes dans un rôle un peu hybride, naviguant entre milieu et attaque à la manière d'un neuf et demi, avec parfois un rôle de meneur un peu excentré sur la gauche...

Néanmoins je n'en démords pas : un joueur du talent de Bochini aurait dû avoir davantage sa chance avec l'Albiceleste (je suis d'accord qu'il n'y a jamais été aussi peformant que sous le maillot d'El Rojo mais c'est aussi parce qu'il n'en a jamais vraiment eu l'occasion.

En tout cas, l'Argentine avait une sacré profusion de meneurs de jeu et milieux offensifs de talent entre la fin des 70's et le début des 80's : Maradona, Bochini et Beto Alonso évidemment, mais aussi José Valencia, Mario Zanabria, l'ancien n°10 du Boca del Toto Lorenzo (double vainqueur de la Libertadores), voire même Miguel Angel Brindisi, l'emblématique maître à jouer du grand Huracan des 70's, qui n'était certes pas un vrai "enganche" (plutôt une sorte de milieu relayeur, à la fois récupérateur et créateur)...
Enrique Chazarreta de San Lorenzo
Daniel Willington de Vélez
Carlos Babington, le compère de Brindisi à Huracan, qui lui était le n°10 quand Brindisi jouait plutôt "box to box".
Brindisi, c'est le milieu qui a le plus marqué en Argentine je crois (une sorte de Lampard quoi lol). A Boca il jouait même faux n°9 en alternance avec Maradona. Un phénomène.
Zanabria était véritablement un N°10 à Newell's, il était un peu sacrifié à Boca sous Toto Lorenzo qui l'obligeait à beaucoup de travail défensif.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Oui exact, je n'ai pas mentionné Carlos Babington alias "El Ingles" mais il pouvait évoluer aussi bien comme meneur de jeu qu'en attaque avec le Huracan des 70's. Grand buteur d'ailleurs ! Tout comme Brindisi qui fut sans doute l'un des milieux les plus buteurs du foot argentin.
Et Zanabria est resté une légende à Newell's pour son but donnant le titre de 74 aux Leprosos lors du clasico rosarino face à Central...
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Brindisi, on en parle très peu en Europe, mais c'était la grande classe.
Vous vous souvenez de ces buts-là ?

la fameuse louche


en lob


finale copa Las Palmas vs Barça 1978
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Magnifique joueur Brindisi ! Pour moi, l'un des milieux les plus beaux à voir jouer de l'histoire du foot argentin (et dieu sait qu'il y en a eu) !
Et ce trio Brindisi-Houseman-Babington, c'était quand même quelque chose.

D'ailleurs il me semble que Nice et l'OM avaient envisagé de le recruter dans les 70's, après le titre de Huracan en 73... Pas certain de ça à 100 % mais je crois me rappeler avoir lu ça. Finalement Brindisi resta en Argentine avant de partir trois saisons à Las Palmas, quelques années plus tard.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
A propos des choix de Menotti pour le Mondial 78, je me suis toujours demandé comment ils avaient été vus en Argentine à l'époque.
Bien sûr, le résultat final (et le gardien péruvien ^^) lui a donné raison mais sa sélection et ses compos étaient assez "osées" : Bochini, Maradona, Brindisi ou Wolff pas sélectionnés, Houseman et Beto Alonso généralement remplaçants, aucun joueur de Boca pourtant tenant du titre de la Libertadores et de l'Intercontinentale (Zanabria avait sans doute trop de concurrence mais Gatti et surtout Vicente Pernia auraient dû y être, voire Mastrangelo en doublure de Luque)...
15 réponses à ce commentaire.
Par contre lui conseiller de prendre Gatti et Tarantini et de renoncer à Trossero, c'est du foutage de gueule.
Gatti il a plus de 37 ans au titre de Boca en 81, il est déjà fini et en plus est blessé tout le temps. Vu son style de jeu, c'était un Higuita avant l'heure, pas le genre de mec sur qui tu bases ta défense pour quelque chose de pérenne.
Tarantini, lui, n'est plus très performant et est passé de club en club depuis le titre de 78 alors que Trossero est l'une des figures (avec Marangoni et Bochini) de la renaissance d'Independiente dans un role de libero à la Passarella.
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En plus, Trossero a gagné le championnat et la coupe de France avec le FC Nantes de l'époque ! (et demi-finaliste de la C2 1979-80)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Tarantini fera néanmoins un passage réussi à Toulouse, avec un glissement progressif de son poste de latéral gauche vers l'axe de la défense.
En effet.
Tarantini a souvent joué un peu partout en défense, à River ça lui arrivait aussi de jouer en défense centrale
3 réponses à ce commentaire.
Kame House Niveau : CFA
Je crois qu'avant Benzema ou Pogba, le vrai marronnier de SoFoot c'est Menotti vs Bilardo ou l’esthétisme contre le résultat.

De toute façon le meilleur c'est Ronaldo.
C'est quand meme dommage d'en reduire l'histoire tactique du foot argentin à la dualité Menotti/Bilardo. Prends ça Riolo
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
Oui, et je ne sais vraiment pas d'ou sort cette connerie sans nom de dualisme Menotti/Gallardo d'ailleurs...
Oh il le ressasse à chaque fois qu'il parle du foot latino meme si ta remarque de l'autre foi me l'a rappelée. Mais meme si je ne bois pas, je n'ai pas les arguments pour parler de l'histoire tactique du foot argentin
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
Bilardo pardon, pas Gallardo...
4 réponses à ce commentaire.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
Marcelo Assaf, Federico Bassahun... C'est quoi ce communautarisme sudamericano-syriens chez So Foot, ça va pas non ? :p

Bon, ça, c'était la partie sympa de mon message, parce qu’excusez-moi, mais votre papier m'a quand même bien fait rigoler...

-Je cite: "Esthète, il prônait un football offensif, de possession, où il laissait une grande liberté d'expression à ses meilleures individualités, même si son Albiceleste millésime 1978 avait finalement incarné, à l'époque, une sorte de réaction face aux Pays-Bas et leur football total."

Attendez, vous parle bien la de César Luis Menotti ? L'Homme qui n'a à son actif qu'une seule bonne saison à Huracan au début des années 70 et une coupe du Monde gagné de manière plus que poussive (et je pèse bien mes mots...) avec pourtant de superbes individualités et uniquement grâce à de nombreuse interventions, hum, comment-dirais-je... N'ayant rien à faire dans une compétition footballistique saine (Videla, Kissinger...) ?

Ainsi, j'apprend donc que Menotti était un "esthète" "qui laissait une grande liberté d'expression à ses meilleures individualités"...
Lool, bizarre, ce n'est pas du tout l'image que je m'en suit fait de mes yeux de jeune supporters de Peñarol de l'époque, ou il ne fit rien d'autre que de MASSACRER l'un des meilleurs effectif du continent en terminant honteusement à une indigne 4éme place, et qui valut le départ du pauvre président Guelfi de l'époque...

Faudrait demander aussi à des supporter de Boca, Central ou River ou ce qu'ils pensent de lui, ce serait rigolo...

Quelle imposture le tropisme sudam Figueroa-Di Stefano-Menotti de SoFoot, ces 3 la n'ont en commun qu'une seule chose: un gout bien prononcé pour l'accumulation d’argent, le reste...

Billardo, carrément autre chose que Menotti, un vrai tacticien, un innovateur, et pas un petit rentier qui n'eut son heure de gloire que grâce à quelques complaisance avec le régime de l'époque...
Ce commentaire a été modifié.
Hé Peñarol mi Amor, à la fois uruguayen et viking du Havre !
Alors, comment tu vas amigo ?
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
Oh la, je te tiens enfin, vieux loup de mer :p

Oh, tu sais, j'ai encore 2 ou 3 casquettes comme ça, mais ce n'est pas vraiment le bon endroit ;)...
Bof, tu sais bien, les mouettes, l'océan, le train-train, la routine qui s’installe, en attendant le mois de juin pour retourner au pays... :)

Et toi l'ami, toujours aussi fan de Nietzsche (haha) ? ;)
Tes commentaires sont toujours un délices !
Oh, merci merci !

Dommage que O Alegria Do Povo ne soit pas là, il aurait été le plus heureux du monde de pouvoir communiquer avec toi !
Ahahah, je me doutais que ce dualisme digne de Star Wars allait te hérisser le poil!
Et pendant ce temps tout le monde a oublié João Saldanha... ;)
En parlant de Figueroa, je ne l'ai jamais trouvé transcendant non plus, Chumpitaz idem. Dans mon esprit, rien qu'un gars comme Luis Perreira est loin devant en terme de niveau de jeu. Je ne connais rien de leur personnalité par contre donc je me garderai de m'aventurer sur ce terrain.
Le problème de Luis Pereira, c'est qu'on se souvient plus de lui comme celui qui s'est fait expulser pour avoir taclé violemment la "déité hollandaise Johan Neeskens" en 74 que pour ses années fastueuses à l'Atletico Madrid.

João Saldanha, les connaisseurs ne l'ont pas oublié. En plus d'avoir qualifié le Brésil au mondial 70 en refusant de se laisser imposer ses choix par les militaires au pouvoir, c'est le premier à avoir dénoncé "l'européanisation" du foot brésilien.

Dans le même style, il y a aussi l'entraineur tchèque František Fadrhonc, qui a qualifié la Hollande pour le mondial 1974 (de façon controversée certes et ce dernier match face à la Belgique), mais c'est un monsieur qui a aidé à la professionnalisation du football hollandais, a été champion avec Willem II, il a même réussi à qualifier l'AEK Athènes pour les demi-finales de la coupe UEFA 1975-76. Et durant cette campagne, 40 ans avant Van Gaal, il a remplacé le gardien pour une séance de pénaltys, un choix judicieux puisque son équipe grec se qualifiera.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
Jamais compris cet adoubement européen pour un type comme Figueroa, joueur très classieux et élégant, rien à dire la-dessus, mais de la à le célébrer comme l'un des plus grands centraux sudam de l'histoire, aie aie aie...

Rien que dans leurs pays, de nombreux chilien placent par exemple bien volontiers des Morales, Eyzaguirre ou Contreras devant lui, c'est trés bizarre...

D'autant que tu y fais vaillamment allusion, mais Figueroa était effectivement une ordure de la pire espèce...
Ah...Johan Neeskens...quelle enflure. Le joueur vicieux par excellence, je ne comprends pas tout le tintamarre autour de lui, il avait un abattage énorme, pouvait jouer n'importe où ok mais pour le reste...même techniquement c'était moyen. Quand on me parle de Neeskens, je ne retiens que le vice et l'agressivité. C'est bien un comble qu'il se soit fait allumé par Perreira, qui en plus était un défenseur plutôt propre. Y'a une justice parfois.
Faut avouer que ce jour là le Brésil s'était fait bouffer par les Oranjes qui avaient quand même une condition physique, humm, suspecte, pour rester poli...
De toute façon le seul joueur classieux de cette équipe c'était Rensenbrink (et Haan à la rigueur).
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
Condition physique suspecte des néerlandais ? Encore un coup de ce bon vieux John R ? :)
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
( ͡° ͜ʖ ͡°) On s'est compris !
Ahah, possible étant donné que la moitié de l'équipe venait de l'Ajax, je pense qu'Alex pourra t'en parler bien plus sur le sujet que moi. (Et surtout ne le branche pas sur cet "usurpateur" de Cruijff sinon tu ne l'arrêteras plus ;))
Au passage, rappelle lui qu'il me doit toujours un papier sur Ruud Suurendonk (un bel exemple de victime collatérale du management - disons particulier- de Michels).
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Justement, puisqu'on en parle Peñarol - mais je m'adresse aussi à Dip et ZizouGabor - quels seraient pour vous les meilleurs défenseurs centraux sud-américains de l'histoire (même si on est d'accord que comparer des défenseurs des années 30 et des années 2000 n'a pas beaucoup de sens) ?

Si je devais dresser une petite liste de candidats comme ça, de tête, on aurait (dans l'ordre plus ou moins chronologique par pays) :
- Argentine : Federico Sacchi, Roberto Perfumo, Pedro Dellacha, Daniel Passarella, Oscar Ruggeri, Roberto Ayala, Javier Mascherano
- Uruguay : José Nasazzi, Eusebio Tejera, José Santamaria, Atilio Ancheta, Dario Pereyra, Hugo de Leon, Diego Godin
- Brésil : Domingos da Guia, Bellini, Mauro Ramos, Luis Pereira, Aldair, Lucio, Thiago Silva
- Pérou : Guillermo Delgado, Hector Chumpitaz, Julio Melendez
- Chili : Elias Figueroa (oui désolé ^^), Alberto Quintano, Ignacio Prieto
- Colombie : Arturo Segovia, Andrés Escobar, Ivan Cordoba
- Paraguay : Carlos Gamarra, Celso Ayala

Evidemment, tous ne sont pas au même niveau dans cette petite liste mais je serais curieux de savoir quels DC incontournables je pourrais avoir oubliés (ça m'aiderait aussi dans la perspective de mon top des absents sudam, je l'avoue). ;)
Ce commentaire a été modifié.
- Uruguay: Paolo Montero, Nelson Gutiérrez, José Oscar Herrera
- Paraguay: Roberto Paredes, Remigio Fernández
- Colombie: Luis Carlos Perea, Jorge Bermúdez
- Chili: Gary Medel, Lizardo Garrido, Javier Margas
- Pérou: Arturo Fernández Meyzán
- Brésil: Julio Cesar, Carlos Mozer
- Argentine: Walter Samuel, Roberto Sensini, Roberto Ferreiro, Francisco Sá, Raúl Madero, Enzo Trossero, Raúl Cardozo
NB : ton "peut importe que tu es raison ou non" est fascinant..

Moi, j'en ai rien à battre qu'un mec me paraisse sympathique, il a raison ou non..et basta..

A se demander qui, en définitive, est imbu de sa personne ici.. Vois les matchs, tout autre commentaire (surtout ad hominem, cette médiocrité..) est superflu!
Message destiné à Pdlea - ce site merdoie grave, navré..
Suurendonk? Ah ah, sacré Magic (???).. :)

Je ne le mettrais pas spontanément dans un top 50 perso NL, quoique, réflexion faite.. Mais oui, caractère très illustratif, bien vu!..mais dont le récit n'a pas sa place sur la néo-Pravda du foot consumériste! (apparemment, tu sais où me trouver, donc.. :) )
Hello amigo,

Tu m'as démasqué ;)
ça fait plaisir de te lire depuis tout ce temps, en tout cas si t'as sérieusement envie d'écrire un truc sur Suurendonk un jour, tu sais que tu auras au moins un client ahah. (Et, t'inquiètes je suis très patient).
Effectivement, je sais où tu "sévis" maintenant, je lirai ta prose avec attention :)
Où est-ce que vous "sévissez" que je vous lise aussi ?
C'est dommage que tu utilises souvent un ton méprisant envers les auteurs ou les commentateurs qui n'ont pas la même vision des choses que toi, peut importe que tu es raison ou non , je trouve que ça gâche un peu la saveur de tes posts. Je pensais d'ailleurs la même chose de Bota67 quand il intervenait.
En toute bienveillance.
"Ton méprisant"? On se connaît? Et tu aurais peut-être surtout gagné de courage, ou d'honnêteté intellectuelle, à te manifester jadis à chaque insulte reçue quand j'étais non point "méprisant", mais tout bonnement hétérodoxe (ou avais vu les matchs, moi..)..

Je n'ai rien à rajouter au com du dénommé Dip, sinon que ça fait plaisir de lire de types qui ont vu les matchs, ça change de tous les ados attardés, snobs ou moutons qui font le lit quotidien de Sofoot..

Neeskens, idole de certaine beaufitude maintream, était en effet un footballeur médiocre et malsain, et Rensenbrink quasi le seul à pouvoir se targuer d'une classe certaine (plus que certaine, dans son cas), avec le cadet des Muhren peut-être..et la Belgique fut volée pour 74, oui.. Précision toutefois : le match décisif le fut sous Michels, non Fadhronc (lui, c'était pour l'aller à Anvers..où les Pays-Bas durent particulièremenyt pathétiques mais chuut.., on est sur Sofoot hein!

Ah, Bilardo Vs Menotti..mais que veux-tu, Penarol : en Europe nous en sommes à des décennies de colonisation des cerveaux (pour reprendre une expression heureuse qui n'est de moi), et de tropisme chic & fric (autres cristallisations de ce cancer mental : Sacchi, Guardiola, Michels..)............ Qui a lancé ces mythes putrides? Bonne question quoique, en France, les droitards de "L'Equipe".. Sofoot ne fait que surfer sur l'ivraie mentale semée, rien plus : ils ne sont pas même originaux..

Dip, Rolink était derrière la revalidation miraculeuse de Neeskens pour 74, tout autre commentaire est-il vraiment nécessaire?.. :)
Bota67 ? C'est énorme ! Ravi de te revoir.

Tu m'as mis un doute pour le match Hollande-Belgique de 1973, alors je suis parti vérifier et c'est bien l'ami Fadrhonc qui est le sélectionneur "hollandais": https://scoreshelf.com/gjbb/en/The_Neth … cNED_v_BEL .
Le 1er match officiel de Michels (avec Fadrhonc comme assistant), c'est lors du match amical fin Mars 1974 contre l'Autriche à Rotterdam.

Sinon, dans les joueurs classes, il y avait aussi Piet Keizer, récemment décédé.
Keizer, très grande classe..mais déjà déclassé hélas, il était sorti des clous, crime de lèse-majesté..
Bien vu pour Keizer! Il était bien classy sur son aile gauche en effet, malheureusement placardisé en 74 semble t-il...
Je lui avait rendu "hommage" en image vidéo dans les commentaires pour que le peuple sache le joueur immense qu'il était: http://www.sofoot.com/et-piet-keizer-s- … 38748.html

Par contre, ne lisez pas l'article, c'est signé Chérif Ghemmour ...
Zizou, ce papier de Ghemmour me fut conseillé comme une provocation, une facétieuse recommandation! :)

Et, de fait : lire en substance (de tête, mais..) que Keizer, Overmars, Rensenbrink, ce serait la même "école hollandaise".. Voui voui, et Giresse et Moussa Sissoko c'est kif-kif aussi, mais quelle misère m'enfin..

Je n'étais que de passage ici, on m'a dit qu'on parlait de moi..et j'ai eu la faiblesse de jeter un œil, ach.. - en ai appris 2-3 sur le foot sud-am, remarque, merci donc à qui de droit!
Et ceux dans les commentaires qui disent merci Chérif, c'est à se tordre de rire !

Mais sinon, où est-ce que tu "sévis" que je puisse lire ta prose ?
Le site d'un ami, qui m'est très supérieur (dont en modestie :) ) : http://solavancosport.fr/
Sympa, merci !

Ne sois pas étonné si un certain ZizouGabor débarque chez solavancosport très prochainement ... ( ͡° ͜ʖ ͡°)
"Neeskens, idole de certaine beaufitude maintream, était en effet un footballeur médiocre et malsain"

Ah bon, sérieux ? J'en ai toujours entendu du (très) bien, même de témoins d'époque, qui disent que c'est un peu l'ancêtre des milieux complets des années 2005-2015
Ajax et pop-culture : même combat ; les jeunes de l'époque en causaient et jugeaient comme des gruppies feraient de leur boys band.. Toutes les branlettes autour d'Ajax, c'est très générationnel et marqué sociétalement ; si on fait abstraction des cheveux longs et qu'on rentre sur le terrain du football par contre.. Sa carrière, à ce titre, Neeskens ne la doit guère qu'au fait d'avoir été l'exécuteur des basses œuvres de Cruyff, sur et hors pelouse.

Beaucoup plus fort et antérieur à lui à ce registre : le belge Van Moer, tous égards deux classes au-dessus..
Tu as raison pour Fahdronc - que j'orthographie sans doute bien mal -, officiellement c'était encore lui, au temps pour moi!

A ma décharge toutefois, sa belle-mère Michels était déjà là pour le match-retour, à l'époque qualifié "match du siècle" par les Néerlandais..
Je précise quand même que je sous-entends que ton avis me semble plus pertinent que les auteurs des articles sous lesquels tu postes/postais. Du reste la forme de ta réponse ne me surprend pas et c'est bien ce que je trouve dommage.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
@ Bota67 et ZizouGabor, je pose la question honnêtement car je ne suis pas le plus grand connaisseur du foot néerlandais mais Johnny Rep, vous en pensez quoi ?
Car sur les quelques matchs ou extraits que j'ai vus de lui, à l'Ajax, Bastia ou Sainté, je le trouvais assez classe et élégant (notamment en Corse d'ailleurs)...
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J'aurais assez envie de réhabiliter l'Albiceste de Sabella, remarquable de discipline tactique et de cohésion. Et à travers elle, le choix précoce de Maradona de confier le capitanat à Mascherano, même si en 2014, le brassard était allé orner le biceps de Messi.

Il n'a pas manqué grand chose à cette équipe au Brésil.
Dans une lignée couramment considérée comme bilardiste, bien sûr.
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L'Estudiantes 82-83 de Bilardo (et ensuite Manera) était une super équipe avec potentiellement 3 N°10 au milieu (Sabella, Ponce et Trobbiani), Trobbiani jouait en fait plus comme un faux n°9 avec 2 "ailiers" qui repiquaient au centre. ça envoyait du jeu. Là aussi c'était un système tactique qu'on ne voyait nulle part à l'époque. Guardiola fera la même chose avec Messi plus tard (Messi étant plus buteur que Trobbiani).
Comme quoi Bilardo n'était pas forcément un bétonneur comme le laisse entendre sa réputation ici et là, il l'a plus été en équipe nationale (surtout en 90) contraint et forcé par les ressources à sa disposition. Il était un pragmatique avant tout.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
Merci de rappeler cela l'ami.

L'image de Bilardo souffre malheureusement de toutes ses masturbations européenne sur Menotti et son culte ridicule promut par de nombreux médias, dont celui-ci, et relayés par quelques entraîneurs toujours en activité, Bielsa, Guardiola, Martino...

Quel injustice lorsque l'on pense à son parcours forgé d'une maniéré absolument remarquable, de toutes ses innovations tactiques, de ces multiples exploits avec des moyens souvent moindre par rapport à la concurrence locale...
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Vous vous souvenez de ce but-là ?


En défense, il y avait aussi José Luis Brown si je ne me trompe pas ...
En effet, ça représente bien le style qu'ils pratiquaient :)
C'était bien Brown qui était le libero de l'équipe, ce qu'il fera aussi en 86 sous Bilardo du coup. Il y avait également Miguel Angel Russo en milieu défensif ("à la Busquets" dira t-on) qui normalement devait être titulaire en 86 mais qui s'est fait remplacer par Batista à la suite d'une blessure.
Je me souviens aussi d'un match de la libertadores contre Grêmio où ils se font bien enfler à domicile (par un arbitre uruguayen je crois lol) avec 3 expulsés et les mecs finissent quand même sur un match nul (genre 3-3) en étant menés, leur état d'esprit sur ce match était énorme! Bref, du style et de la grinta.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
But contre Boca Juniors en 82 je crois, non ? :p


Et comment ne pas évoquer dans cette équipe le puncheur Gottardi et le taulier Camino dérriére ? Sacrée équipe effectivement...

Dip, l'arbitre uruguayen que tu évoque, ce ne serait pas le dénommé Luis de la Rosa, pourriture notoire suspecté d'avoir arrangé une quinzaine de matchs dans les années 80 et ami personnel de Nico Leoz ?,sacré CV, comme quoi... :)
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
Luis Da Rosa pardon, qui je crois occupe actuellement un poste bien au chaud à la CONMEBOL, belle reconnaissance...
http://www.victorhugomorales.com.ar/wp- … afdep6.gif

Exact, c'était Luis de la Rosa, un sacré spécimen apparemment! (que je ne connaissais pas)
Je me rappelle surtout que les expulsions étaient surprenantes, les unes autant que les autres. ça sentait vraiment la magouille à plein nez. En plus j'ai dit une bêtise: ils ont fait 3-3 à 7 contre 11!!
Mais bon, ce match leur coûte la finale quand même, comme quoi un titre tient à beaucoup de paramètres (et même ceux qui peuvent être extra-sportifs comme ici).

Le match en question que j'ai fini par retrouver:

http://footballia.net/matches/estudiant … remio-fbpa
Ce commentaire a été modifié.
Alors, le but juste au-dessus c'est sur le terrain de Vélez Sarsfield.

Allez, un autre but collector:

Guillermo Trama
Ah énorme ce but! Merci

l'équipe devait à peu près jouer comme ça (au milieu, à part Russo, ça bougeait dans tous les sens):

1982: http://www.footballuser.com/formations/ … _Plata.jpg
1983: http://i.imgur.com/B9ILun2.jpg
9 réponses à ce commentaire.
BALLONROND Niveau : DHR
Quelle invasion anglaise ?
C'est de la géopolitique à 2 balles : les Britanniques ont repris leur iles (les Falklands pour revenir dans les 20e et 21e siècle !) que les Argentins avaient - eux - envahis… et leur ont collé une rouste vite expédiée…
L'idée n'est pas de savoir si la présence Britannique là bas est justifiée ou non (autant que celle des Français à Mayotte pour d'autres, par exemple) mais de ne pas raconter n'importe quoi…
De plus les géneraux Argentins voulaient renforcer leur dictature en envahissant les Malouines qui étaient britanniques depuis 1833 mais finalement celà eu l'effet inverse (nombreux morts parmi les soldats argentins sous équipés et mal commandés) ce qui accéléra la chute de cette dictature qui fit au moins 30000 morts et disparus parmi la population argentine entre 1976 et 1983
lemoine met son douala où c'est sall Niveau : CFA2
Je suis historien de profession. Pas spécialiste des Malouines mais abordées de façon épisodique. C'est très difficile d'avoir des certitudes sur ce sujet (les faits ne sont pas des certitudes). Donc je ne vais pas la ramener. Juste une citation qui m'a marquée et qui pour moi résume parfaitement la situation. Elle est de l'immense Jorge Luis Borges: "ce sont deux chauves se battant pour un peigne".

Bizarrement sa prose a toujours eu pour moi une pertinence que de nombreux travaux n'arrivent pas à avoir. Peut être par fainéantise intellectuelle. Peut être aussi par beauté.
Tu lis Borges et tu perds ton temps ici? (moi aussi, remarque..) :)

Borges, si j'eus une "idole" un jour c'est lui..
lemoine met son douala où c'est sall Niveau : CFA2
Les deux sont incompatibles? Nooooon je lis aussi Bakhtine: pour du blanc il faut du noir, pour de l ordre il faut du désordre.

Qu as tu préféré de lui? Moi ses entretiens avec Sabato. C est absolument génial.

Lis tu macedonio fernandez?

Borges n aimait pas le foot. Personne n est parfait. Même notre idole!
Je comprends que Borges n'aimât pas le football..ou ce qu'on en fait du moins - ne pas oublier qu'il connut le Péronisme, et avec quel courage dans son cas..

Crois-moi ou pas, truc d'autiste : j'en connais l'œuvre..par cœur (ou pas bien loin).. Une préférence? Pulsivement je dirais "L'évangile selon Saint-Marc", qui pourtant est probablement brin faible à l'aune d'autres nouvelles.. Mon goût importe peu remarque, et c'est peut-être pas plus mal :)

Sur une île déserte en tout cas : "Fictions" (découvert à mes 12 ans..et bien que mes cheveux aient sévèrement grisonné : "Fictions" encore!)

NB : Je crois qu'il n'a jamais approché "L'invention de Morel" de son ami Bioy Casarès, roman que je tiens aussi (c'était l'opinion de Borges) pour..parfait!
Fernandez? Je ne connais pas..ni ne parle un traître mot d'espagnol - quel regret..
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
Ouh la... Borges, Casares, Fernandez, le niveau s'éléve beaucoup trop ici... :)

Je ne peut (ou plutot ne doit) malheureusement pas prendre part à vos débats littéraire, je risquerais de passer une nouvelle nuits blanche, et je dois malheureusement me lever à l'aube pour assister à une conférance sur l'oeuvre d'Amado Nervo à l'ambassade mexicaine du Havre, le devoir m'appelle donc malheureusement...

PS: Bota, un si bon goût dés l'enfance, comment dire, est-tu réelement humain... ? :p

La bonne nuit à tous et à trés bientôt pour certains ;)
Une ambassade mexicaine au Havre???

Précoce, moi? Peut-être, sais pas..m'en fous ;) Ce qui est sûr, c'est que j'ai fort peu grandi depuis, ça s'équilibre :)
12 ans, ce n'est plus tout-à-fait l'enfance dis, les poils poussent.. Et puis bon, à 12 ans j'avais vécu ce que plupart vivent à 50, ça "aide" (ou pas?).. Et puis surtout Borges................ Suis tombé dessus par hasard, j'ai accroché direct.. Quelle chance car, si par contre j'avais dû me résigner aux programmes scolaires..
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
Un consulat honoraire plutot, on ne sera qu'une petite quinzaine sans doute, ce genre d'évenements n'attire pas les masses...

Le devoir m'appelle, la bise ;)
lemoine met son douala où c'est sall Niveau : CFA2
Cher Bota!

Comme je te comprends! Je n'en suis pas à ton niveau! Je ne connais pas l'oeuvre de Borges par coeur (question d'années sans doute) mais je voue un culte à son oeuvre!

Je ne suis pas tout à fait d'accord. Les goûts importent. Au même titre que ces éléments biographiques qui permettent de comprendre comment, en l'occurrence, tu as été amené à lire Borges. Ce n'est pas "raconter sa vie" que d'expliquer comment on a été amené à prendre un chemin. Surtout en littérature, et en football (qui sont pour moi tellement proches mais que qui tendent à être inextricablement éloignés).

Moi je l'ai découvert plus tard, à 18 ans. Par esprit contradictoire. J'avais du mal avec les oeuvres littéraires au programme et je suis tombé presque par hasard sur Borges. J'ai tout de suite adoré. Ca m'a peut être coûté Normal Sup' mais c'est pas grave au moins j'avais découvert Borges!

Je ne savais pas que Casarès avait été traduit en français! Je vais de ce pas me trouver le roman dont tu parles!

Je te rends la pareille: Macedonio Fernandez (que Borges tenait en très haute estime, il se définit même lui-même, dans sa modestie habituelle, comme un admirateur de Macedonio, se mettant quasiment dans une position de "nain" vis-à-vis de lui) a aussi été traduit en français! Fernandez a repris Calderon (la vie est un songe) et en a "fait" (si tant est qu'on puisse "faire") une philosophie. Pour moi c'est le socle du réalisme magique tant prisé par nos littérateurs sud-américains.

Enfin il y a un DVD super avec 8H d'entretien avec Borges. C'est vraiment intéressant.

Je ne lis pas non plus l'espagnol. C'est un immense regret et très frustrant que de devoir lire Borges par le filtre de la traduction. J'avais essayé de lire le Martin Fierro (non traduit). En vain. Je n'y comprenais rien.

Si je devais partir sur une île déserte je prendrais aussi "Fictions". Et "Le Tunnel" de Sabato. Quel plaisir de te lire en tout cas!

Penarol, à la vue de tes connaissances en football sud-américain tu ne peux pas nous laisser échanger nos modeste connaissances sur Borges tu ne peux pas nous laisser comme ça! De grâce, au moins un texte ou une interview! Mais que cela ne te coûte pas une nuit blanche!
lemoine met son douala où c'est sall Niveau : CFA2
Borges: « Le football est populaire parce que la stupidité est populaire. » Ou encore: « Le football est l’un des plus grands crimes commis par l’Angleterre. »

Mais ça ne changera jamais quoi que ce soit à mon admiration pour son oeuvre! A chaque fois ces citations m'arrachent un sourire!

Si je devais choisir un joueur borgésien je dirais Ardiles. Pas seulement pour les liens entre Argentine et Angleterre. Je sais pas comment expliquer cette intuition. Je trouve Ardiles fragile, londonien, beau, réfléchi, posé, habité par une "douce folie". Bref ça ne veut rien dire ce que je dis mais je fais le lien entre les deux ^^.
12 réponses à ce commentaire.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
Note : 1
Et pour ceux qui ne connaîtraient pas Bochini, c'est cadeaux !:

https://www.youtube.com/watch?v=Oo-s65W6WwE

Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 1
Allez, encore une, je suis d'humeur généreuse aujourd'hui :) :

https://www.youtube.com/watch?v=dSfgHRnRUNc
En fait la qualité n°1 de Bochini c'était la maîtrise à la perfection de "la pausa": cet art de faire la passe exactement au bon moment pour son attaquant.
C'est sans doute celui qui le faisait le mieux. Et Dieu sait qu'il y a eu des n°10 digne de ce nom dans ce pays.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Ah les passes de Bochini, quel régal !
En voyant bochini jouer, je lui trouve des similitudes avec laudrup, dans cet art de faire la oasse au bon moment, dans des angles compliqués à voir, même en tribune ou devant ta télé.
Je ne connais pas assez Laudrup (à ma honte) pour donner mon avis sur la question.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
D'accord avec toi boulaouane, deux joueurs fabuleux qui maîtrisaient parfaitement l'art de la passe dans le bon tempo, idéalement dosée. Sans doute deux des plus grands passeurs de ces dernières décennies d'ailleurs (les passes aveugles de Laudrup, c'était aussi un régal) !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Tant qu'on parle de grands passeurs et meneurs de jeu, une petite question pour notre ami Peñarol mi amor, si tu passes par là : je serais curieux de savoir ce que tu penses de Pablo Bengoechea ? Excellent joueur que je trouve assez curieusement sous-coté de ce côté-ci de l'Atlantique.
Outre le fait d'être une idole de Peñarol, il était quand même sacrément "clutch" dans les gros matchs : deux fois auteur d'un but décisif en finale de Copa America (87 et 95), la 2e fois avec ce coup-franc parfait dans la lucarne de Taffarel !

Cette Celeste des années 80/début 90 avait vraiment un superbe potentiel offensif : Bengoechea, Ruben Paz, Francescoli, Alzamendi, Ruben Sosa... Je vois pas beaucoup de sélections qui bénéficiaient d'un tel réservoir de milieux offensifs et attaquants à cette époque ! C'est bizarre d'ailleurs car vu d'Europe, l'Uruguay de cette période avait une image d'équipe assez dure et défensive (sans doute à cause des Mondiaux 86 et 90), ne jouant limite que sur la garra charrua, alors que ce ne sont pas les artistes qui manquaient.
8 réponses à ce commentaire.
sincères remerciements à vous, Dip, Peñarol mi Amor, Zizou Gabor et Pelusa!
bel esprit de partage c'était un plaisir de vous lire!
Merci à vous aussi hein!
Je suppose que le but d'avoir la possibilité de laisser des commentaires c'est justement le partage :)
1 réponse à ce commentaire.
Note : 1
Articl intéressant, sujet & commentaires passionnants.

Gracias amigos (mon espagnol se limite à ceci, plus deux-trois phrases des Pixies).

Alain, Gabor, Penarol & co, bravo pour votre culture. Vous ne voudriez pas ouvrir un site sur le football, par hasard? Histoire qu'on apprenne un peu.
Sofoot, le site ou les articles font parfois office d'introduction au corps de l'article que tu trouves dans les commentaires.
Surtout quand la brochette de monstres qui sévit plus haut est de la partie.
Surpris qu'Alegria n'ait pas encore rejoint la danse.

En tout cas merci les gars.
Ah ah, exactement ce que je pense !

Preuve aussi de la richesse de la culture de nos ami(go)s, les mecs trouvent même le moyen, sur un article sur Bilardo, de ne pas du tout citer (ou presque) Maradona, qui est quand même dans l'esprit du grand public (des types comme moi donc) immortellement associé à lui et reste le joueur-clé de son plus grand triomphe !

Un peu comme si un type faisait une thèse sur Mick Jagger sans jamais citer les Stones ^^

(Sinon, bande d'hispanophiles patentés, ça veut dire quoi, "Narigon" ?)

Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Narigon, c'est le gros nez ou le grand nez.

Sinon j'ai quand même cité Diego dans mon premier com mais on a vite dérivé sur d'autres aspects du foot argentin. ;)
Merci Alain !

Vous avez bien fait, y'en a marre de parler de ce petit gros surcoté ;-)
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
@ Bnarck, héhé en effet, on n'attend plus que l'ami Alegria... ainsi que Fred Astaire et Algiers.

@ Italia90, de nada amigo ! ;)
Exact : Algiers sur le top africain, une putain de régalade.
6 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 2
Vu qu'on les évoque dans les coms, un petit copier-coller de mes paragraphes consacrés à Brindisi, Tarantini, Gatti et Zanabria dans mon top des absents du top sudam So Foot (toujours pas bouclé mais en bonne voie) :

-MIGUEL ANGEL BRINDISI
Fameux milieu de terrain du grand Huracan de Menotti, champion d'Argentine 1973 (année où Brindisi fut élu 2e meilleur footballeur sud-américain derrière Pelé), qui émerveilla le pays par son jeu vif, technique et offensif - sans doute l'une des plus belles équipes argentines de ces 50 dernières années. Brindisi, milieu relayeur complet, aussi à l'aise dans l'axe que sur le côté droit, à la fois récupérateur et créateur, était le cerveau de cette équipe, grâce à sa vision du jeu hors-normes, ses passes chirurgicales et sa technique soyeuse, et il formait un trio redoutable avec René Houseman et Carlos Babington alias « El Ingles ». Malgré sa position reculée, il était également très fort devant le but, en témoigne sa 10e place au classement des meilleurs buteurs de l'histoire du championnat argentin. Joueur emblématique d'El Globo, il fut aussi l'un des artisans du titre de Boca en 1981, aux côtés du tout jeune Maradona. Appelé pour la première fois en sélection en 1969, à seulement 19 ans, « Miguelito » vit son rêve de disputer un premier Mondial s'envoler après la piteuse élimination argentine face au Pérou. Il fut toutefois sélectionné pour la Coupe du monde 1974, inscrivant un but face au Brésil. Élu en 2000 dans le onze argentin idéal du XXe siècle, Brindisi est aujourd'hui considéré comme l'un des meilleurs milieux de terrain de l'histoire du football argentin.

-ALBERTO TARANTINI
Pour les Argentins, Alberto Tarantini est, avec Marzolini et Sorin, l'un des meilleurs latéraux gauches de l'histoire du foot argentin et le plus jeune champion du monde 1978, titulaire à tous les matchs à 22 ans. Pour les socios de Boca, il est l'un des artisans des deux titres de champion 1976 et de la Libertadores 1977 – la première du club – mais aussi un « traître » ayant rejoint l'ennemi Millonario (après deux intermèdes à Birmingham City et Talleres). Pour ceux de River, il est surtout un protagoniste de l'équipe double championne d'Argentine en 1980 et 1981. Pour les supporters toulousains, il est l'excellent défenseur du TFC du milieu des 80's. Mais pour le monde du foot en général, Tarantini reste éternellement associé à deux images mythiques du Mondial 1978. D'abord « el abrazo del alma », cette célèbre photo ayant fait le tour du monde, prise quelques secondes après la fin de la finale : Tarantini et Fillol tombent dans les bras l'un de l'autre, accroupis sur le terrain, et le photographe immortalise le cliché au moment où un jeune supporter, sans bras depuis un accident, approche pour les enlacer. Et puis, cet épisode qui le place dans la lignée des joueurs argentins rebelles, entre Rattin et Maradona : lorsque Videla, chef de la sinistre junte militaire, pénètre dans les vestiaires après la qualification pour la finale, Tarantini se touche longuement les testicules avant de lui serrer la main. « Mais oui, je me suis touché les couilles, raconte-t-il aujourd'hui. Et j’en suis fier, bien sûr. Je lui ai parlé de mes trois amis disparus, que personne n’a jamais revus. On n’était pas aux ordres de ces enfoirés. »

-HUGO GATTI
Par où commencer pour évoquer Hugo Gatti, l'un des personnages les plus emblématiques et charismatiques du foot argentin au XXe siècle ? Parmi les multiples « El Loco » ayant foulé les pelouses argentines, le légendaire gardien de Boca est sans doute celui qui aura le plus mérité ce surnom. El Grafico le décrivait ainsi : « Gatti c’était plus qu’un gardien, c’était un libéro qui avait le droit de se servir de ses mains. » « El Loco » détonnait en effet par ses excentricités, autant au niveau du look (maillot bariolé, short moulant, bandeau dans les cheveux) que du style de jeu. Son action favorite ? Le « coup de Dieu » : lorsqu'il sortait de ses buts pour se retrouver en face à face avec l'attaquant, Gatti posait les genoux à terre et bombait le torse en étendant les bras en croix, dans une posture quasi christique. Mais Hugo Gatti, c'est avant tout une longévité exceptionnelle, de ses débuts à Atlanta en 1962 à son départ de Boca en 1988, à 44 ans. Une carrière de 26 ans, dont quatre à River, mais c'est surtout à la Bombonera, où il passa 12 saisons, qu'il est devenu une légende vivante. « El Loco » y a gagné trois titres de champion et a notamment gardé les buts du grand Boca de Toto Lorenzo, double vainqueur de la Libertadores (1977 et 1978) et lauréat de la Coupe Intercontinentale 1977. Pourtant, il ne connut pas le même succès en sélection. Déjà présent comme remplaçant à la Coupe du monde 1966, Gatti se disputera pendant des années la place de gardien n°1 de l'Albiceleste avec Ubaldo Fillol jusqu'à ce que Menotti tranche définitivement en faveur du portier de River, titularisés pour les Mondiaux 1978 et 1982. Pas de quoi entamer l'énorme boulard de Gatti qui ne cessera de clamer sa supériorité dans la presse, déclarant en 1982 : « Je suis le meilleur de tous et ce n’est pas la peine de lancer des polémiques sur nos styles différents, notre complémentarité avec les autres joueurs puisque je suis le meilleur de tous ! »

-MARIO ZANABRIA
Excellent milieu offensif des 70's, Mario Zanabria a marqué le football argentin à double titre. D'abord comme symbole de l'une des plus fortes rivalités du foot sud-américain : le clasico rosarino opposant Newell's à Rosario Central. Arrivé à Newell's en 1970, Zanabria devient l'idole du club : recordman leproso du nombre de clasicos (31), il inscrit surtout en 1974 le but donnant à Newell's son premier titre de champion d'Argentine, lors du match décisif contre... Central ! Ensuite, en signant, après cinq saisons à Rosario, à Boca Juniors qui va vivre, sous la houlette du mythique coach Toto Lorenzo, l'une des plus belles périodes de son histoire, accumulant les titres : les deux championnats de 1976, puis ses deux premières Libertadores en 1977 et 1978, et enfin la Coupe Intercontinentale 1977 face à Mönchengladbach, avec un mémorable succès 3-0 en Allemagne. Seul hic, ni Zanabria ni aucun Bostero ne sont retenus pour le Mondial 1978 (Tarantini avait quitté Boca un an plus tôt). Si le premier faisait face à une concurrence démentielle, l'Argentine comptant alors trois n°10 de classe mondiale avec Bochini, Maradona et Beto Alonso (les deux premiers ne seront même pas sélectionnés), d'autres comme Hugo Gatti (officiellement blessé), l'arrière droit Vicente Pernia ou le buteur Ernesto Mastrangelo, auraient pu figurer dans les 22. Parmi les explications avancées, Menotti préférait, selon certains, s'appuyer sur l'ossature de River ; pour d'autres, la junte militaire, hostile à Boca et son image populaire, aurait poussé à l'éviction des Xeneizes.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Si d'aventure, certains spécialistes passant par là repèrent une erreur, un contresens ou une imprécision dans l'un de ces paragraphes, n'hésitez pas à me le dire : je suis toujours preneur de précisions. ;)
1 réponse à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 2
Et celui sur Luis Pereira (qu'on a également mentionné) :

-LUIS PEREIRA
Le football est parfois affaire de timing. S'il était né quelques années plus tôt, Luis Edmundo Pereira aurait sans doute pu devenir champion du monde avec le Brésil 70. Au lieu de cela, il ne sera qu'un titulaire indiscutable du Brésil 74 (et l'un des meilleurs Brésiliens de ce Mondial), l'une des plus tristes Seleçao de l'histoire des Coupes du monde. Malgré tout, nul ne songerait à contester que Luis Pereira fut l'un des plus grands défenseurs centraux brésiliens. Un statut qu'il doit à une carrière et des performances irréprochables. Parmi les nombreux maillots portés par ce dernier, deux clubs comptent plus particulièrement. Le premier est Palmeiras où il joue de 1968 à 1975. Le Verdao vit alors une période faste et a pris le relais de Botafogo comme principal rival du Santos de Pelé. Luis Pereira évolue aux côtés de Leao, Dudu, Leivinha, Cesar Maluco et surtout « O Divino » Ademir da Guia : une équipe inoubliable surnommée « Academia », avec qui il remporte trois championnats du Brésil, en 1969, 1972 et 1973. Deux ans après ce dernier titre, il rejoint l'Atletico Madrid avec son coéquipier Leivinha. Les deux Brésiliens y décrochent la Copa del Rey en 1976 et surtout la Liga 1977. Luis Pereira s'impose quant à lui comme le patron de la défense madrilène durant cinq saisons et devient l'idole des supporters colchoneros. Il reviendra ensuite terminer sa carrière au Brésil, enchaînant les clubs (dont trois nouvelles saisons à Palmeiras) jusqu'au début des 90's.
lemoine met son douala où c'est sall Niveau : CFA2
Alain Proviste: sans avoir les connaissances de nombre d'entre vous, j'ai aussi été assez frustré par le top 100 Sud-Am. Qu'as tu prévu de faire de celui que tu prépares et qui me semble bien plus complet?
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Alors pour être précis, il ne s'agit pas d'un top 100 alternatif mais d'un top (ou plutôt d'une liste car pas de classement, je les ai juste rangés par pays) des absents du top So Foot.
Je n'évoque donc aucun des joueurs déjà cités par So Foot. Je présente à la fois des joueurs selon moi oubliés de leur classement ou qui auraient pu y figurer (Caniggia, Perfumo, Marzolini, Brindisi, Junior, Careca, Moacir Barbosa, Leandro, Pedro Rocha, Roque Maspoli, Angel Romano, Cesar Cueto, Juan Joya, Teodoro Fernandez, Hormazabal, Romerito, etc...) et d'autres qui ne rentreraient sans doute pas dans un top 100 sudam mais qui méritent d'être mentionnés. C'est un peu une manière de combler la frustration de ne pas avoir eu de tops séparés Brésil, Argentine, Uruguay...

J'étais parti une départ sur une liste de 100 joueurs, pour rester dans le thème, mais finalement j'ai déjà un peu dépassé et il y en aura sans doute autour de 150.

Après, que vais-je en faire ? Bonne question... A la base, je comptais poster ça en com du dernier article du top Amérique du Sud (l'un de ceux sur Maradona) mais je pensais pas faire aussi long ni que ça me prendrait autant de temps. Du coup je sais pas trop où le poster : soit en com d'un article comme celui-ci, soit comme prévu au départ en mettant le lien sur d'autres articles... puisque la difficulté est de prévenir les gens intéressés.
En tout cas, ça fera exploser le compteur du nombre de coms vu que je suis déjà à 30 pages de word et que c'est pas fini ! ;)
2 réponses à ce commentaire.
lemoine met son douala où c'est sall Niveau : CFA2
Comme d'habitude quand ça même histoire et Amérique du Sud non seulement l'article mais les commentaires également sont passionnants!

Je n'ai jamais vraiment saisi l'opposition Bilardo/Menotti. Je ne suis pas encore un trentenaire donc je n'ai pas vu tous les matchs , seulement de nombreuses rediffusions, mais à part l'absence de 10 dans la sélection de 78 (même si Kempes jouait un peu où il voulait et tenait pour moi ce rôle) et le passage au 352 dans celle de 86, je n'ai pas remarqué une différences flagrante dans le spectacle proposé entre les deux.

Merci pour cet article en tout cas. C'est un vrai plaisir. Je suis aussi un fan de Bochini et j'aurais aimé qu'il devienne un cador avec l'Albiceleste. Toutes proportions gardées son cas me fait penser à Carlovitch. En tout cas même si je n'ai jamais eu la chance de les voir jouer "en live", revoir des matchs ou des vidéos d'eux est un pur régal.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Et puisqu'on parle de Bochini, comment ne pas évoquer son duo avec Daniel Bertoni (l'Albiceleste 78 était d'ailleurs bien fournie en ailiers droits entre lui et René Houseman) à Independiente... L'un des tandems offensifs les plus complémentaires de ces années-là !

L'un de leurs premiers exploits a eu pour théâtre la Coupe Intercontinentale 73 face à la Juve : à 10 minutes de la fin du match, premier relais de Bertoni puis une-deux d'école avec Bochini qui trompe Dino Zoff d'une subtile louche.

Et puis, il y a aussi la finale mémorable du championnat 1977 face à Talleres : mené 2-1 au retour à Cordoba (1-1 à l'aller) et réduit à 8 à un quart d'heure de la fin, Independiente arrache une égalisation synonyme de titre, grâce à un but de Bochini servi par... Bertoni !

A propos du grand Independiente des 70's, on peut aussi citer le prédécesseur de Bochini au poste de meneur de jeu, José Pastoriza, excellent milieu offensif qui a remporté la Libertadores 72 face à l'Universitario de Chumpitaz, avant de quitter l'Argentine pour Monaco où il a joué pendant quatre ans. Pastoriza qui reviendra au Rojo comme entraîneur dans les 80's : c'était lui le coach du doublé Libertadores-Coupe Intercontinentale (contre Liverpool) en 84.
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
A propos de la Coupe Intercontinentale 73 face à la Juve, le plus impressionnant, c'est que Bochini et Bertoni étaient deux gamins à l'époque, respectivement 19 et 18 ans !
D'ailleurs ce but a longtemps été surnommé "el gol invisible" car la bande vidéo du match, télévisé à l'époque en Argentine, avait disparu... Au point que Bochini lui-même n'avait jamais revu les images avant qu'en 2009, un groupe d'hinchas d'El Rojo ne parvienne à les récupérer en Italie dans les archives de la RAI (qui leur a prêté le film à condition de le récupérer) et organise une projection surprise.

Le but de Bochini à voir ici (à partir de 1'43 en gros) :
https://www.youtube.com/watch?v=TNHyGVyqXI0

Déjà, si jeune, on devinait sa grande classe ! Action d'école !
J'ai une question, Alain: comment se fait il que la juve dispute la coupe intercontinentale en 73 alors qu'elle n'a gagné sa première coupe des champions qu'en 85 ?
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Car l'Ajax, vainqueur de la C1 73, avait refusé de participer à la Coupe Intercontinentale. Officiellement, il me semble que la direction du club avait avancé des motifs financiers mais il y avait aussi sans doute une crainte du jeu réputé violent des équipes sud-américaines, en particulier argentines, ceci en grande partie en raison des rencontres face à Estudiantes à la fin des 60's (notamment le fameux Milan-Estudiantes avec le nez cassé de Combin)... Du coup, c'est le finaliste de la C1, donc la Juve, qui a pris la place de l'Ajax (comme en 71 où le Pana avait été défait par le Nacional).
Du coup on en revient encore à Bilardo avec ta question. Mais au Bilardo joueur cette fois. Le fait que certaines équipes Européennes aient refusé de disputer la coupe intercontinentale, le "mérite" en revient à certaines teams argentines dont Estudiantes qui "violentaient" leurs adversaires. Certaines finales comme Racing-Celtic, Estudiantes-Man U, Estudiantes-Feijenoord devaient être mémorables.
C'est du moins la version européenne, où alors c'était tout simplement que les clubs européen s'en foutaient un peu de cette compète. Elle m'a toujours semblé plus importante chez les sud américains.
Je crois qu'en 1975, la coupe intercontinentale n'a tout simplement pas été disputée.
J'aimerai bien avoir la version des SudAm sur cette histoire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Exact, pas d'Intercontinentale en 75 ni en 78.
Pour l'édition 78, ça faisait la 2e fois consécutive que Liverpool, vainqueur de la C1, n'y participait pas puisqu'en 77, c'est Gladbach qui avait pris sa place, subissant la loi de Boca (avec un cinglant 3-0 concédé au retour en Allemagne).
Pour la petite histoire, les Reds sont vraiment maudits dans cette compétition car ils se sont inclinés lors de leurs deux seules (et donc deux premières) participations à la Coupe Intercontinentale : en 81 où ils se font corriger (3-0) par le merveilleux Flamengo de Zico, Junior et Leandro, et en 84 contre Independiente. Une scoumoune qui les poursuivra même pour le Mondial des clubs avec une défaite contre Sao Paulo en 2005...

La non participation des clubs champions d'Europe à partir de 77 est d'ailleurs à l'origine du changement de formule de la Coupe Intercontinentale qui passe, à partir de 80, du format aller-retour à un trophée disputé sur un seul match à Tokyo.
On peut dire que cette décision a relancé une compétition qui avait besoin d'un second souffle mais c'était quand même un peu dommage pour les publics respectifs, notamment en Amérique du Sud où l'Intercontinentale a toujours bénéficié d'un grand prestige et rempli les stades !

Sinon Dip, par rapport à ce que tu dis, il est évident que les clubs sud-américains ont toujours accordé davantage d'intérêt à la compétition que leurs homologues européens... Ceci dit, je pense que c'est très largement exagéré de dire que les clubs européens s'en foutaient : si on prend les années 60, par exemple, la Coupe Intercontinentale était vue comme un titre très prestigieux et les vainqueurs, qu'ils soient européens ou sudam, ne manquaient pas de célébrer leur victoire comme il se doit. Alors oui, on peut penser que la motivation n'était pas forcément équivalente mais j'ai toujours pensé que cet argument était aussi une manière bien commode d'expliquer la défaite pour certains clubs européens.

Quand on regarde les années 80, par exemple, les succès des clubs sud-américains (7 victoires sur la décennie contre 3 pour les Européens) n'ont rien d'illogiques : on est avant l'arrêt Bosman et avant la grande vague de mondialisation du football et au début des 80's, les meilleurs joueurs sud-américains jouaient encore au pays dans leur grande majorité (malgré quelques exceptions comme Kempes ou Falcao, puis Maradona à partir de 82). Du coup, les championnats brésiliens et argentins (ainsi qu'uruguayen à un degré moindre) figuraient alors très logiquement parmi les meilleurs championnats du monde...
el.maestro Niveau : CFA
C'est parce que l'Ajax, vainqueur de la C1 cette année la, a décliné l'invitation. Alors pour quelques raisons je n'en sais trop rien, il se disait qu'officiellement c'était pour raison économique (c'est ce que j'ai lu plusieurs fois dans divers articles traitant du sujet) mais peut être y a t-il d'autres raisons ..
el.maestro Niveau : CFA
Ha ben désolé pour la réponse du coup, quand j'ai ouvert l'article les réponses précédentes ne s'étaient pas affichées encore mais son apparues après.
Mon post fait doublon, mes excuses ^^
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Pa ni pwoblem ;)
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Et tant qu'on est sur les ailiers droits argentins, un petit hommage à celui qui fut peut-être le plus grand de tous (avec Houseman) :

-ORESTE CORBATTA
« El Loco », le « Garrincha argentin », souvent reconnu comme le meilleur ailier droit de l'histoire du foot argentin. Idole du Racing, vainqueur de quatre championnats d'Argentine (deux avec le Racing et deux avec Boca) et de deux Copa America en 1957 et 1959, la première fois avec l'équipe des « Carasucias », considérée par certains spécialistes comme la plus belle sélection argentine de l'histoire (25 buts marqués en six matchs et plusieurs raclées mémorables infligées, dont un cinglant 3-0 aux futurs champions du monde brésiliens ou encore un 4-0 face à l'Uruguay), menée par un quintet offensif incroyable : Corbatta sur l'aile droite, Cruz sur la gauche et le trio Sivori-Maschio-Angelillo en pointe. Un but, inscrit face au Chili en éliminatoires du Mondial 1958, résume à lui seul le jeu de Corbatta : après avoir éliminé deux défenseurs, il se retrouve face au gardien mais préfère attendre que les deux défenseurs reviennent sur lui pour les dribbler à nouveau et frapper petit filet opposé ! Gamin de la rue formé à la rude école des « potreros » de La Plata. « Arlequin » (un autre de ses surnoms) était un dribbleur de génie, provocateur, imprévisible, mais aussi attiré par les femmes, la nuit et ses démons. Comme Garrincha, il finit, après sa carrière, alcoolique et ruiné, errant dans la rue, avant que le Racing décide de lui venir en aide. Il décédera d'un cancer en 1991, à 55 ans. Preuve de son immense popularité, une rue d'Avellaneda, bordant le Cilindro du Racing, porte aujourd'hui le nom de calle Corbatta !
Ce commentaire a été modifié.
Est-ce que tu peux rendre hommage à Antonio Angelillo, buteur magnifique,
mais peu apprécié par Helenio Herrera à l'Inter.
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Superbe attaquant effectivement, Angelillo !
C'est marrant que tu en parles car j'ai décidé il y a quelques jours d'ajouter trois joueurs supplémentaires à ma liste Argentine (idem pour les Brésiliens) et j'hésite entre justement Angelillo, René Pontoni, Pablo Aimar, Carlos Sosa, Oscar Mas, Juan Pablo Sorin, Herminio Masantonio, Mario Boyé, Hector Scotta, Ramon Diaz, Carlos Peucelle, Americo Gallego et Carlos Babington...

Choix difficile (sachant que le critère est d'avoir marqué le foot argentin et sud-américain, chose assez subjective), j'aimerais bien tous les présenter mais je suis obligé de me fixer une limite en terme de nombre pour chaque pays sinon j'arriverai jamais au bout !
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Si toi ou les autres avez un avis sur les trois joueurs les plus pertinents dans la petite liste ci-dessus... ;)

Je me suis également fixé un autre objectif : essayer de varier les époques et les postes mais aussi évoquer le maximum d'aspects du football de chaque pays. C'est pour cette raison que j'ai par exemple choisi un joueur comme Mario Zanabria, objectivement moins fort que d'autres que je n'ai pas retenus, mais qui me permet d'aborder à la fois la rivalité entre Newell's et Central et l'absence de joueurs du Boca 77-78 d'el Toto Lorenzo dans la liste de Menotti au Mondial 78.
12 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Au fait, vous avez déjà entendu parler de cette anecdote à propos de la finale de Libertadores 78 entre Boca et le Deportivo Cali, alors coaché par Libardo ? J'avais lu ça dans une interview d'Ernesto Mastrangelo (l'ancien grand buteur du Boca de Toto Lorenzo à la fin des 70's) à El Grafico, je crois.
Il racontait qu'au match aller à Cali, dès le début de match, un défenseur colombien était arrivé derrière lui sur un corner et lui avait frotté les yeux avec une pommade, ce qui fait qu'il ne voyait plus grand chose ensuite pendant une partie du match. Quelques années plus tard, Mastrangelo a recroisé Bilardo et ce dernier lui a avoué qu'il s'agissait de Vick Vaporub (une pommade anti toux et rhume entre autres) et que le joueur colombien l'avait fait à sa demande...

Je dis pas ça pour dénigrer El Doctor qui était, quoiqu'on en pense, un grand tacticien mais juste pour rappeler qu'il était prêt à tout pour gagner (même si on pourrait sans doute en dire autant de Toto Lorenzo) ! Peut-être un héritage de sa carrière de joueur avec l'Estudiantes de Zubeldia...^^
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  04:18  //  Aficionado de l'Argentine
Faute de frappe, je voulais bien sûr dire Bilardo et non pas Libardo. ;)
Du coup, tu crois que ce serait aussi lui derrière l'histoire de la bouteille avec les brésiliens lors de la coupe du monde 1990? ^^
Bref, si c'est avéré cette histoire de Vicks, c'est moche quand même...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  20:04  //  Aficionado de l'Argentine
Après je sais pas du tout si Bilardo l'a déjà confirmé officiellement. En tout cas, la plupart des médias sudam ont l'air de considérer cette histoire comme réelle : reste à savoir si le coupable, en l'occurence le défenseur colombien El "Pecoso" Castro, l'a fait à la demande Bilardo ou de son propre chef...
3 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
C'est Pedro Pasculli en haut sur la photo avec Bilardo ?
Oui c'est Pasculli et Bilardo en 86, juste après la victoire je suppose.
1 réponse à ce commentaire.
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