1. //
  2. // 38e journée
  3. // Hellas/Juventus (2-2)

Le Hellas accroche la Juve dans les arrêts de jeu

Grâce à un but chanceux de Juanito dans les ultimes secondes du match, le Hellas Vérone boucle sa saison avec un nul inespéré face au champion d'Italie (2-2). Luca Toni a marqué et s'assure pratiquement le titre de meilleur buteur du Calcio.

Modififié
5 7

Hellas Vérone 2-2 Juventus Turin

Buts : Toni (48e) et Juanito (90e+3) pour le Hellas Vérone / Pereyra (42e) et Llorente (57e) pour la Juventus

Il y a des gestes qui vous laissent sans voix et sans réaction. Quand Rafael, le gardien brésilien du Hellas Vérone, s'est penché vers ses cages pour récupérer le ballon de Roberto Pereyra qui s'y était engouffré quelques secondes plus tôt, on a pu lire dans ses yeux une certaine forme d'admiration. Et de respect. Alors qu'on s'attendait à une passe en retrait ou un décalage sur la gauche, l'Argentin a tenté sa chance à une vingtaine de mètres des bois et inscrit ce qui restera sans doute comme l'un des plus beaux buts de la saison italienne. Manque de chance, Luca Toni et ses hommes avaient décidé de taquiner la Juventus jusqu'au bout. Le Hellas Vérone arrache le match nul dans les arrêts de jeu et vient perturber le succès turinois qui semblait se dessiner.

Le chef-d'œuvre de Pereyra


Ambiance détendue en cette fin d'après-midi ensoleillée au Bentegodi. À la sortie du tunnel, Buffon se tape une barre avec Luca Toni pendant qu'Allegri prend place sur son banc pour la dernière fois de la saison. Une semaine avant sa finale face au Barça, le coach turinois a opéré quelques modifications dans son système. Padoin et Ogbonna sont titulaires en défense, tandis que Pereyra et Llorente sont préférés à Vidal et Morata aux avant-postes. Humiliés 4-0 à l'aller, les Gialloblu décident de changer de braquet et imposent d'entrée de jeu un pressing intensif aux Bianconeri. Emmenés par leur vieux bomber de 38 ans, les hommes de Mandorlini se créent les premières occasions de la partie. À la demi-heure, Toni est tout proche de tromper Buffon, mais son jaillissement au premier poteau reste vain. Dans une rencontre plutôt avare en situations chaudes, ce sont finalement les champions d'Italie qui débloquent le compteur. Llorente trouve d'abord la barre sur un amour de volée pied droit (34e) avant que Pereyra n'inscrive l'un des buts de l'année en Serie A à trois minutes de la pause. Légèrement excentré sur la gauche, l'Argentin se remet sur son pied droit et balance une feuille morte qui vient mourir dans la lucarne d'un Rafael scotché sur sa ligne. Splendide.

Toni et Juanito répondent à Llorente


Menés au score sans forcément l'avoir mérité, les Gialloblu s'en remettent, comme très souvent cette saison, à leur loco de capitaine. Trois minutes après le retour des vestiaires, l'inévitable Luca Toni se charge de remettre les siens dans le sens de la marche en fusillant Buffon du pied gauche. Le géant italien inscrit son 22e but de la saison et s'assure pour de bon le titre de meilleur buteur de Serie A. Chapeau, mais la joie vénitienne sera de courte durée. À peine huit minutes plus tard, Fernando Llorente profite d'une action divine orchestrée par Pirlo et Padoin pour tromper Rafael d'un plat du pied sécurité. Allegri s'accorde quelques changements (Sturaro pour Marchisio, Lichtsteiner pour Évra) sans forcément chercher à verrouiller. En face, le Hellas pousse et va même jusqu'à marquer un but logiquement refusé pour une faute de main de Juanito (64e). Ce à quoi Lichtsteiner répondra dix minutes plus tard par une volée non cadrée. La partie touche à son terme et on imagine alors les deux équipes se quitter bons amis sur cette courte victoire bianconera. Mais un ultime rebondissement vient secouer une fin de match jusqu'ici bien tranquille. Llorente est bousculé dans la surface par Márquez, Tévez s'élance et manque le but du break. Dans les minutes qui suivent, le malheureux Pepe se fait expulser quelques instants après son entrée en jeu et le Hellas égalise à l'ultime seconde du match. Les Gialloblu avaient promis d'embêter la Vieille Dame. La mission est remplie.

⇒ Résultats et classement de Serie A

Par Morgan Henry
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Désolé pour Tevez, mais Luca t'assures !!!
Oui chapeau à Luca Toni!

Mine de rien, un joueur de légende.
A noter qu'Allegri a sorti Marchisio et Evra mais pas Pirlo.
Est-ce que la Juve va jouer sa finale de LDC sans le géomètre ?
J'ai pensé exactement la même chose tiens, en même temps, avec Pirlo sur le banc et un Sturaro supercharged sur le terrain, ça ne serait pas si mal non plus.
Ne pas refaire le coup de bearzot en 86, lorsqu'au moment d'affronter la france de platini, il se passa volontairement de son regista di gennaro pour le remplacer par un élément défensif comme beppe baresi afin de contrer l'élément adverse le plus technique. Une erreur du même genre avait été faite par valcareggi lors de la finale 70 contre le brésil, en se passant de son élément le plus technique, gianni rivera. Lorsque on doit affronter un adversaire supérieur techniquement, vouloir l'empêcher de jouer en augmentant le niveau physique de ta formation, au détriment de la qualité de jeu, n'est pas la bonne méthode car tôt ou tard, ce sont souvent ces éléments au toucher de balle supérieur qui font la différence; ne fut-ce que par la transformation d'un coup-franc direct ou par une ouverture géniale qu'un milieu défensif n'aurait même pas envisagée de faire.
Andrea Pirlo, ou le charmeur de ballons Niveau : Loisir
@Europa

Ton analyse est bonne mais je reste sur mon Sturaro en mode plus offensif, garder Pirlo sur le banc et le faire entrer et gérer un éventuel score positif serait un bonheur. Merci à cette capacité de changer de tactique en cours de match qui est incroyable dans cette équipe et qui pourrait même déstabiliser le Barca.
A défaut de me répéter, j'ai pensé exactement la même chose !
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
5 7