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Le grand n’importe quoi du foot à Miami

Le point commun entre Beckham, Maldini, Nesta, Ronaldo, Adriano, Govou, Cvitanich et le producteur des Spice Girls ? Tous veulent se faire une place au soleil de Miami, mais pas forcément avec le même projet. Au total, ce sont six clubs récents, nouveau-nés, voire pas encore aboutis, qui se tirent la bourre pour être le porte-étendard du football dans la mégalopole floridienne !

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  • Miami MLS, Beckham encore loin du compte…

    C’est le projet le plus ambitieux, le plus médiatique, mais aussi le moins abouti des six. Pour preuve, il n’a pas encore un nom officiel. Alors, pour l’instant, il faut se contenter de l’appeler « Miami MLS » , ou « Beckham FC » . La première appellation ne laisse pas de place au doute : c’est d’un projet de franchise qui devrait directement s’installer en Major League Soccer dont il est question, soit la plus prestigieuse ligue de foot nord-américaine. Celle de Drogba, Kaká, Giovinco, Gerrard, Pirlo, Villa, Lampard and co. Petit rappel pour les débutants : la MLS fonctionne comme tous les sports américains avec un championnat fermé où il faut payer pour participer, le ticket d’entrée étant actuellement fixé à 100 millions de dollars. Ce n’est pas encore officiel, mais cette future franchise de MLS devrait logiquement être la 24e à participer à la MLS à l’horizon 2020 max. C’était le souhait de Don Garber, boss d’un championnat qui compte actuellement 20 participants et que rejoindront Atlanta United en 2017, Los Angeles FC et Minnesota United en 2018. Pour cet ambitieux projet à plusieurs centaines de millions de dollars et qui implique la construction d’un nouveau stade, David Beckham s’est notamment associé avec Simon Fuller, ex-producteur des Spice Girls (tiens, tiens…) et créateur d’émissions TV du type La Nouvelle Star. En parlant de stars d’ailleurs, cette nouvelle franchise n’est pas encore officiellement née qu’elle fait déjà parler d’elle avec d’hypothétiques rumeurs concernant Zlatan Ibrahimović et Cristiano Ronaldo, qui pourraient y finir leur carrière à moyen terme.

  • Miami FC, un ticket Maldini/Nesta

    Dans la hiérarchie des championnats nord-américains de football, la MLS équivaut à la D1 et la NASL à la D2, bien que le système de championnat fermé empêche les meilleures formations de NASL de rêver de MLS, à moins d’aligner les billets. Dans cette NASL 2.0 (à ne pas confondre avec la défunte NASL, ex-élite du foot nord-américain dans les années 70 et 80 – oui, c’est compliqué) va participer à partir de cette saison une nouvelle équipe sobrement baptisée Miami FC. Ce club a été fondé il y a moins d’un an et a la particularité d’avoir pour copropriétaire un certain Paolo Maldini et pour entraîneur rien de moins qu’Alessandro Nesta. Deux internationaux italiens pour lancer une belle machine qui a eu apparemment les moyens financiers pour composer l’effectif. Ainsi, le vestiaire tout neuf de Miami FC est garni de Dario Cvitanich l’ancien Niçois, de Matuzalem (ex-Naples, Lazio, Genoa, Shakhtar…), de Wilson Palacios (Wigan, Tottenham, Stoke) ou encore de l’ancien portier de River Plate, Mario Daniel Vega. À quoi tout ça peut bien servir, puisqu’il n’y a pas de promotion sportive possible et que c’est le projet emmené par Beckham qui semble avoir les faveurs des dirigeants de la MLS ? Bonne question… L’affaire ressemble en fait un peu à la renaissance du légendaire Cosmos de New York, où Raúl a achevé sa carrière dans l’anonymat. Et pour cause : le Cosmos évolue également dans cette très discrète NASL quand la Grosse Pomme connaît déjà deux représentants en MLS, les Red Bulls et récemment NY City FC.


  • Fort Lauderdale Strikers, les banlieusards avec Ronaldo

    Il y aura du derby floridien cette saison en NASL, puisque le Miami FC y rejoint son très proche voisin, les Strikers de Fort Lauderdale, une ville située à une demi-heure à peine de Miami. Ce club, réapparu il y a une dizaine d’années dans le paysage footballistique nord-américain, est l’émanation d’une vieille franchise de l’époque NASL 1.0 dans les 70’s et 80’s, laquelle avait accueilli en son temps quelques stars venues cachetonner sous le soleil de Floride : George Best, Gerd Müller, Gordon Banks, Teofilo Cubillas… Désormais, la seule star se trouve dans l’organigramme du club, puisque Ronaldo – l’original, Luis Nazario de Lima ou Gronaldo si vous préférez – y a des actions. Il était même question un temps qu’il rechausse les crampons pour quelques matchs, mais cette éventualité a vite été abandonnée. Un rapport avec l’état de forme physique de l’intéressé, certainement… Là où ça se complique vraiment, c’est que ce club n’a retrouvé ce nom, Fort Lauderdale Strikers, que depuis 2011. Entre 2006 et 2010, il s’appelait Miami FC… homonyme du nouveau club emmené par le duo Maldini/Nesta, mais sans aucun rapport au niveau des structures. Il faut croire que ce nom, « Miami FC » n’avait pas été déposé et a donc pu être réutilisé par Maldini et ses associés. On avait prévenu que le foot à Miami, c’était un sacré bordel… Toujours est-il que du temps où les Strikers s’appelaient Miami FC, c’est un certain Romário qui y avait effectué une de ses dernières piges en fin de carrière, précisément lors de l’année 2006.



  • Miami United, enfin un point de chute pour Adriano ?

    C’est la dernière actualité en date concernant Miami et le football : on a appris il y a quelques jours que l’ancien phénomène de l’Inter (et de Pro Evolution Soccer) Adriano s’était engagé avec un club nommé Miami United FC. Celui-ci était jusqu’ici inconnu au bataillon. Et pour cause : il n’existe que depuis 2012 et évolue dans un championnat pas vraiment pro nommé National Premier Soccer League, ou NPSL, qui se situe grosso merdo au quatrième échelon du foot local (en dessous de la MLS, de la NASL et de l’USL). Un autre ancien pro au CV pas vilain a aussi débarqué en janvier à Miami United : le Hondurien Júlio César de Leon, 36 ans, ex de Reggina, du Genoa et de Parme, entre autres… À quoi tout ça va-t-il servir ? Mystère. Et est-ce bien vrai qu’Adriano va vraiment rechausser les crampons pour ce club mineur ? Mystère aussi. On rappelle que la dernière fois que l’ancien international aux 48 sélections (pour 27 buts) a fait l’actu sportive, c’était pour s’annoncer comme la nouvelle recrue du Havre, époque Christophe Maillol…


  • Miami Fusion, le discret homonyme

    En NPSL, il y a aussi un autre club baptisé Miami Fusion, un club homonyme de la franchise de MLS qui a sévi entre 1997 et 2001 et qui a aujourd’hui disparu. A priori, les deux entités n’ont aucun lien l’une avec l’autre. Décidément, on aime bien se piquer les noms en Floride et ajouter de la confusion à la confusion… En tout cas, ce Miami Fusion de NPSL a la particularité par rapport aux autres clubs de football à Miami de jouer la grande discrétion. Ici, aucun recrutement bling-bling à signaler, ni dans l’effectif, ni dans le staff, ni dans l’organigramme. Ce qui ne l’empêche pas d’arborer pour slogan un pompeux « We are the dream » . Étant donné la concurrence que le Fusion se coltine rien qu’à Miami, c’est un brin audacieux…


  • Miami City Champions, le projet des Français

    Last but not least dans ce gloubi-boulga de foot à Miami, il ne faut pas oublier le FC Miami City Champions, un club né en 2014 à l’initiative d’un entrepreneur français installé en Floride nommé Ravy Truchot. Celui-ci est dans le business du web via la société BlackDivine et a rameuté du francophone pour monter son projet foot, installé en Premier Development League, une autre ligue semi-pro concurrente de la NPSL au quatrième échelon du soccer local. C’est ainsi qu’on trouve Wagneau Eloi au poste d’entraîneur. L'ancien lensois a également fait parler son réseau pour rameuter un peu de beau linge dans le vestiaire : Sidney Govou y a fait une courte pige l’an dernier, de même que l’ancêtre Marcel Mahouvé, ancien de Montpellier à la fin des années 90, aujourd’hui âgé de 43 ans ! Miami, cette terre de tous les miracles.


    Par Régis Delanoë
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    Dans cet article

    pierrot92 Niveau : CFA2
    Et le FC Miami city champions de Rabe et Eloi, il évolue dans quel ligue? pro, semi pro ou amateur?
    anteouane Niveau : DHR
    Note : 2
    En fait en MLS, tu peux faire comme dans cette pub :
    https://www.youtube.com/watch?v=fncOu6dp1IY

    Une époque ou Cissé était choisi en 1er et Messi en 7ème...
    Au fait c'est quoi l'équivalent de la NASL en basket. Je veux dire le petit frère de la NBA. ça existe je suppose.
    Message posté par olmumire
    Au fait c'est quoi l'équivalent de la NASL en basket. Je veux dire le petit frère de la NBA. ça existe je suppose.


    Je crois pas qu'il y'ait de système de division pour le basket.
    Le championnat universitaire fait office de division inférieure je pense!
    Message posté par olmumire
    Au fait c'est quoi l'équivalent de la NASL en basket. Je veux dire le petit frère de la NBA. ça existe je suppose.


    Je t'ai répondu dans un commentaire précédent mais il a visiblement disparu!
    Je disais que ce qui se rapprochait le plus d'un "niveau inférieur" de la NBA c'était le championnat universitaire (avec le système de la draft en fin de saison)!
    Mais non il y a aussi une ligue de développement en NBA, la D league. Tous (?) les clubs sont en lien avec un club secondaire ou réserve dans lequel les joueurs pas prêts ou pas tout à fait au niveau NBA se développent.
    Quand Nando De Colo jouait au Spurs, Popovitch l'a rapidement envoyé en D-League car il n'avait pas tout à fait le niveau nba (il montre en ce moment que c'est probablement faux car il risque de finir MVP de l'Euroligue)
    En fait ce n'est pas vraiment le basket Universitaire qui fait office de "sous-championnat" à la NBA. Le basket Universitaire est là pour les jeunes joueurs juste avant qu'ils ne se présentent à la Draft (pour les meilleurs) pour rentrer en NBA.

    Ce qui fait officiellement office de sous-championnat en quelques sortes c'est la D-League.

    L'ensemble des équipes NBA ou au moins 90% ont leur équipe de D-League affilié et ça leur permet grosso-modo de tester des joueurs non-draftés ou encore de donner du temps de jeu à leurs joueurs de bout de banc. Il arrive fréquemment que des joueurs dans leur 1er année NBA soient envoyés en D-League. Ils peuvent revenir ensuite à tout moment dans l'équipe.

    C'est en fait ce qui se rapproche le plus en terme d'équivalent des équipes de CFA des clubs de L1.

    Et pour être tout à fait complet, le niveau en D-League est relativement faible. La Pro A par exemple a un niveau bien supérieur. Les joueurs ne défendent pas trop mais il est possible de bien y tirer son épingle du jeu.
    http://dleague.nba.com/ les clubs sont des equipes b en gros
    Et le manque de respect du gamin qui fout Defoe dans les barres, on en parle ??? :)
    Message posté par anteouane
    En fait en MLS, tu peux faire comme dans cette pub :
    https://www.youtube.com/watch?v=fncOu6dp1IY

    Une époque ou Cissé était choisi en 1er et Messi en 7ème...


    Et le manque de respect du gamin qui fout Defoe dans les barres, on en parle ??? :)
    defense classique Niveau : DHR
    Et Robben avec des cheveux, on en parle ?
    Mouette à béton Niveau : District
    Je crois me souvenir que la MLS avait attiré Beckam aux USA pour qu'il y finisse sa carrière en échange d'une future licence à Miami (en remerciement du bond de notoriété qu'il devait amener). D'où le fait que ce soit le projet le moins abouti qui ait une place au soleil.
    Flaghenheimer Niveau : District
    Peut on faire plus classe et plus crédible qu'un ticket Maldine/Nesta?
    Je croise les doigts pour qu'ils aient choisi un mec compétent et honnête pour gérer les biftons.
    LibidoPostToxico Niveau : National
    Note : 1
    Miami, la salle d'attente de Dieu
    jallet ldire Niveau : District
    Vous avez déterré Marcel Mahouvé! Tu parles d'un ancêtre!!

    Footballeur ou globe-trotter? Cameroun, Indonésie, France, Finlande, Ecosse, Allemagne, Réunion... Pour le coup la pré-retraite à Miami, c'est standard.

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