Copa Libertadores - Finale - Corinthians/Boca Juniors (2-0)

Par Thomas Goubin

Le grand jour de Corinthians

Cette Copa Libertadores manquait cruellement au palmarès de l'un des clubs les plus populaire d'Amérique du Sud. Mercredi, Corinthians a remédié à cette anomalie en dominant un valeureux Boca Juniors (2-0, 1-1 à l'aller).

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Le trophée de la copa Libertadores
Le trophée de la copa Libertadores
Une prime à l'hermétisme. Machine à minimiser les risques, le Timao a logiquement remporté la Copa Libertadores 2012, si l'on considère qu'être l'unique équipe invaincue du tournoi indique une supériorité évidente sur la concurrence. Pour le spectacle, en revanche, les vieux clichés sur le joga bonito auriverde ont encore été battus en brèche. A moins de se pencher sur l'avant-match : tifo géant, feux d'artifice digne du bouquet final d'un 4 juillet à New York, fumigènes en abondance. La veille, quand Boca était venu reconnaître la pelouse du Pacaembu, quatre bombes agricoles avaient explosé à l'extérieur du stade. Voilà pour l'ambiance.

Sur le terrain, le match fut le calque de l'aller, à la différence significative du résultat final. Boca s'est montré supérieur à la récupération, et légèrement dominateur, mais incapable de désorienter la défense paulista. Le héros du soir est évidemment à chercher dans les rangs du Timao. Il se nomme Sheik Emerson, 33 ans. Ephémère recrute du Stade Rennais, d'où il était reparti vers le Qatar, l'attaquant au crâne rasé a débloqué un match indécis d'une demi-volée à la 53e minute, profitant opportunément d'une situation confuse consécutive à un coup-franc. Il allait doubler la mise à l'aube du dernier quart d'heure. Cette fois, Emerson, toujours aussi renard, interceptait un service trop timide de Schiavi devant le rond central, et plaçait la balle au fond des filet au bout d'un sprint en solo.


Longtemps, les sept coupe de Boca ont paru en mesure de faire pencher la balance côté argentin, face à un Corinthians encore vierge de titre continental. Les écharpes vendues à l'entrée du stade, déclarant Corinthians champion, avec au verso le détail de l'effectif paulista, réactivaient alors le spectre du Maracanazo. Mais entre un Boca de caractère et un Timao parfaitement ordonné par son entraîneur, Tite, admirateur déclaré de Fabio Capello, ce sont les Brésiliens qui ont fini par avoir le dernier mot.

Pour ce retour à Sao Paolo, les deux même onze se sont faits face, à une exception près. L'auteur du but xeneize à la Bombonera, Facundo Roncaglia, n'a pu être aligné pour une question administrative. Le défenseur latéral était bien du voyage au Brésil, mais depuis le 30 juin, il n'appartient plus officiellement au club de Buenos Aires, mais à la Fiorentina. Pour qu'il soit aligné au Pacaembu, la Fiorentina exigeait qu'une assurance le couvre à hauteur d'un montant équivalent à quatre saisons, la durée de son contrat avec la Viola. Aucun arrangement n'a été trouvé. Autre contre-temps pour Boca, cette fois lors de la rencontre, quand le portier, Agustin Orion, exceptionnel lors de la demi-finale retour, devait laisser sa place à Sebastian Sosa, 25 ans.

Outre l'absence de Roncaglia, l'avant-match en Argentine avait été animé par les rumeurs d'un départ ou d'une fin de carrière de Juan Roman Riquelme. Le Droopy albiceleste a confirmé au terme de la rencontre qu'il quittait le club et que son compteur de victoires en Libertadores devrait être définitivement arrêté au chiffre trois (2000, 2001, 2007). « Je ne vais pas continuer, je me sens vidé, et en tant qu'hincha de ce club je ne peux défendre les couleurs du club si je ne peux tout donner. » Mercredi, Riquelme a encore une fois été le meilleur de son équipe. Pas le plus actif, mais le plus juste, comme sur ce service pour Caruzzo, qui engendra la seule réplique notable à l'ouverture du score d'Emerson. Auparavant, il avait donné par ses prises de balle sereines et ses orientations, de la tranquillité à Boca. Celle qui manquait au Timao. Dans les tribunes, les visages brésiliens, euphoriques au coup d'envoi, commençaient alors à se crisper. Avant qu'Emerson libère tout un peuple corinthien.

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  • Message posté par LBDT14 le 05/07/2012 à 15:24
      Note : - 1 

    La 'triple couronne' de Bosta, je revois encore certains messages il ya deux semaines...jejejejeje

  • Message posté par Arribas le 05/07/2012 à 15:35
      Note : 1 

    Pour avoir regardé vite fait un peu de foot sud-américain ces derniers temps, j'ai été vacheemnt déçu par "l'europénisation" du jeu... en gros c'est aussi chiant et physique que chez nous les 3/4 du temps...

  • Message posté par Comalipa le 05/07/2012 à 15:35
      Note : 1 

    Le joueur du match c'est sûrement Santiago "El Tank" Silva... Ce mec là ne sert à rien, une forme de Brandão avec l'aggressivité négative d'un Pepe! En tout cas, quoiqu'on en dise, c'était vraiment très faible hier soir... Et le pire, c'est que maintenant les Corinthianos vont la ramener pendant des semaines (que dis-je, des mois et même des années...)

  • Message posté par mario le 05/07/2012 à 15:45
      Note : - 2 

    En tout cas, le premier but est superbe.

    Coup franc excentré. Une sorte de corner lointain.

    Balle renvoyée de la tête par un lob arrière.

    Balle qui atterrit au milieu du cafouillage central.

    Aile de pigeon qui devient une passe décisive par dessus la ligne des défenseurs.

    Emerson, de la poitrine, se la place juste où il faut pour se débarrasser de son garde du corps et allumer le gardien qui arrive à toutes jambes.

    Le tout en deux secondes.

    Chapeau!


  • Message posté par dealerdefunk le 05/07/2012 à 15:58
      

    Je comprends pourquoi le "tank" en mousse n' pas fait long feu à la Fiorentina , il est vilain au possible.

    Coté argentin, la classe de Riquelme est intacte, toujours le geste juste meme s'il a perdu en tonicité.

    Coté brésilen, Paulinho c'est du lourd .
    technique, puissance, rapidité: un "volant" de qualité

  • Message posté par Comalipa le 05/07/2012 à 16:31
      

    Et je peux te dire que Lula est pas si convalescent que ça, pour l'avoir croisé physiquement la semaine dernière: "Et vas-y que je suis déjà en campagne pour reprendre MA place en 2014! Pardon, celle de Dilma que je vais faire gicler!!!"

  • Message posté par invicto le 05/07/2012 à 19:02
      Note : 1 

    Les problèmes internes ont rongé Boca juniors avant cette finale retour, car Boca se sent mieux à l'exterieur et à remporter ces 3 dernières compets en terrain adverse.
    Maintenant que va-t-il advenir de Riquelme...?
    Comme il l'a déclaré, si son fils veut qu'il continue à jouer il le fera mais plus dans son club de coeur...y'a pas qu'à la FFF qu'on à des problèmes de "présidents..."
    Mais s'il arrête, d'ici peu de temps ils seront plus très nombreux les stratèges du foot à évoluer sur le terrain vert...lui, Pirlo, Totti, Del Piero, Xavi

  • Message posté par RomanR10 le 06/07/2012 à 18:28
      Note : 1 

    L'autre, il gagne une Copa Libertadores U20 et il se paluche sur un titre de D2 et il ose parler ... Lool c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Revient en Primera mon petit, on va vous faire découvrir ce qu'est le REEL niveau du championnat argentin.


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