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Le Ghana au bout de l’ennui

Comme la Côte d’Ivoire, les Black Stars comptent deux victoires après leur succès contre le Mali ce soir (2-0). Comme les Eléphants, les Ghanéens devront élever le niveau pour remporter cette CAN plus ouverte que jamais.

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Ghana - Mali : 2-0

Buts : Gyan (63eme) et A.Ayew (72eme) pour le Ghana

Si Libreville pogote encore, à la suite de la qualification des Panthères gabonaises, le stade de Franceville affiche une froide indifférence pour le groupe le plus difficile de cette vingt-huitième CAN. La Guinée, si séduisante après deux rencontres, est en fâcheuse posture avant la rencontre des deux vainqueurs du premier jour, le Ghana et le Mali. Après une longue purge, ponctuée de trous d’air et d’erreurs techniques, les Black Stars ont engrangé de nouveau trois points. Comme les Eléphants ivoiriens, les Ghanéens jouent avec le frein à main sans vraiment convaincre. Ces deux victoires ne les qualifient pas encore. L’affrontement contre la sensation guinéenne, mercredi prochain, devrait valoir son pesant de courgettes.

Après les trompettes du match de 17 heures, ce sont les tambours et les talking drums qui accompagnent l’affrontement des deux big guns. Milan Stevanovic a fait trois changements par rapport à la rencontre contre le Botswana : il a troqué un Mensah (John, expulsé) contre un autre Mensah (Jonathan) tandis que Kwadwo Asamoah et Masahadu remplacent Jordan Ayew et Inkoom. Début de match étrange où Black Stars et Aigles semblent spéculer sur la marche à suivre. Les deux démonstrations du Sily National sont dans toutes les têtes. Le hold-up malien contre les hommes de Dussuyer incite les joueurs de Giresse à défendre d’abord pour voir. Les Ghanéens ressemblent, en cette première période, aux Eléphants ivoiriens. Ils en ont sous le capot mais peinent à le démontrer. La patte gauche d’Asamoah fait des merveilles mais peu de dégâts ; Boateng, le prince milanais, manque cruellement au collectif des Black Stars. Kwarasey, leur keeper, passe deux fois au travers (22è, 23è) sur un corner et un coup-franc excentré, sur une des rares excursions maliennes en terre hostile. Kwadwo Asamoah rappelle à tous que la filière ghanéenne de l’Udinese (Muntari et Gyan aussi sont passés par le Frioul) est toujours fringante par deux tirs (25è, 35è) et que le danger couve si on n’y prend pas garde. Andre Ayew confirmera d’une tête de peu à côté (45è) ce sentiment de danger diffus mais palpable. Mais la meilleure occasion de cette mi-temps revient aux Maliens sur un coup-franc de Cheick Diabaté qui touche les deux poteaux (38è) avant de ressortir. Petit match. La première rencontre sans but se profile-t-elle ?

La seconde période débute sur le même tempo, approximations et trous d’air compris. Cette coupe d’Afrique est des plus étranges. Les deux gros favoris ne convainquent personne (Ghana, Côte d’Ivoire), les deux outsiders principaux sont éliminés (Sénégal, Maroc), les seconds couteaux supposés dangereux (Angola, Tunisie) semblent au mieux chanceux, au pire décevants et la Zambie si excitante au premier match a déçu contre la Lybie. Et, ultime paradoxe, les affaires de la Guinée ne s’arrangent pas avec ce terminus de l’ennui que constitue ce Ghana-Mali. Si l’humidité frôle les 85%, la température n’est guère élevée (26°) si près de l’Equateur et les orages sont légion. Sans parler de la pelouse plutôt mieux qu’ailleurs dans ce stade la rénovation. Ayew et Muntari (sur coup-franc) inquiètent vaguement Diakité (53è, 55è). Les Black Stars finissent par s’exciter un peu. Ayew grapille un coup-franc que Gyan, compatissant, envoie sous la barre côté droit (1-0, 62è). Les Maliens ont été peu inspirés d’être si attentistes. Kwasarey qui n’a pas raté une sortie aérienne depuis un long moment sur un corner des Aigles : tête puissante de Maïga juste au-dessus de la barre (66è). Le pensum sans rythme reprend des couleurs depuis une petite dizaine de minutes quand Andre Ayew s’agace sur le côté gauche ; il profite de la candeur défensive des Maliens pour slalomer et frapper contre toute logique. Diakité laisse le premier poteau ouvert. (2-0) à onze minutes de la fin. Rideau et bonne nuit.


Par Rico Rizzitelli
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