1. // Groupe B
  2. // Grèce/Argentine (0-2)

Le footing argentin

L'Argentine aura fait de l'Argentine, comme on l'attendait, tout en contrôle. Et de toute façon, elle n'avait pas franchement à être inquiétée par cette équipe grecque bien trop frileuse dans cette dernière rencontre pour espérer une qualification.

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Oubliez l'Otto Rehhagel offensif du Werder Brême. Avec cette sélection hellène, c'est coffre-fort fermé à double-tour et prières devant. Son équipe avait pourtant ouvert son compteur-buts contre le Nigéria lors de la journée précédente. Mais elle n'était apparemment pas à Polokwane pour récidiver. Avec le seul Samaras devant et tout le monde derrière, comment diable cette pauvre Grèce pouvait-elle passer ? En espérant tout simplement une victoire des Nigérians face à la Corée et un match nul contre les Argentins. Sale idée quand même de laisser filer son destin dans les mains de ses adversaires.

Les Argentins s'en tapent. Plutôt easy sans saveur contre le Nigéria, easy fringante contre la Corée du Sud, la troupe de Diego s'est juste contentée de jouer à la “baballe”, sans imprimer non plus un rythme de dingue. Tant pis, ça suffit. L'Albiceleste allumera bien quelques mèches en première période par Agüero (18ème), Veron (19ème), Maxi (44ème) et Messi (47ème) mais Tzorvas permettra aux Grecs de rester, allez, soyons sympa, dans le coup.


En deuxième période, Rehhagel ne change pas d'un pouce sa tactique : on bétonne derrière et on espère une victoire du Nigéria. Tristesse, tristesse.

L'Argentine continue sa balade, Veron cultive son rythme de sénateur et ses contrôles de la semelle tandis que Diego fait tourner ses hommes. Di Maria remplace un Maxi pas génial et Pastore un Kun Agüero bien trop discret.

L'histoire sera quand même bien faite, car les hommes de Diego arriveront à punir ces Grecs sans jeu, sans ambition. Demichelis profitera d'un corner pour aller dire bonjour à Tzorvas et sortir le stade de Polokwane de sa torpeur (78ème), sans pitié à trois mètres de la cage hellène. L'Argentine parviendra même à doubler la mise quelques minutes plus tard par Palermo (90ème), le sauveur des qualifications, entré en jeu à la place d'un Milito qui reste finalement le seul perdant argentin de cette rencontre. Aucun cachou à se mettre sous le pied, Higuain pourra normalement retrouver sa place en huitièmes de finale contre le Mexique.


L'Argentine a fait le plein de points, a montré un bien meilleur visage que lors de sa campagne éliminatoire, le tout sans trop forcer. L'imposture grecque est enfin terminée. Elle aura au moins marqué ses premiers buts dans une Coupe du Monde. Comme si cela leur avait suffi. Incompréhensible.

Grèce/Argentine : 2-0


Polokwane – Peter Mokaba Stadium


Buteurs : Demichelis (78ème), Palermo (90ème)

Par Ronan Boscher

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les grecs sont nuls, et ils le savent. aussi, quand on est nuls, jouer le plus bas possible, bah c'est la meilleure technique possible.

c'est bien pour l'argentine de s'être frotté à une équipe comme ça (défense arrêtée, placée, compacte) et d'avoir réussi à ne pas perdre patience et à gagner ce match, sereinement.
très bon exercice avant le mexique.
contre le quel faudra rester vigilant, ne pas laisser trop d'espace derrière, bien écarter le jeu et impliquer les latéraux (le mexique défend à trois), et surtout ne pas rater les occasions de buts...

scw
Face à une telle équipe de merde, de non football, le mérite de l'Albiceleste est d'autant plus grand d'avoir su patienter avant de porter le coup final tel Ken le Survivant.
Et à So Foot, quand je vous disais que Diego se devait de prendre Palermo, vous avez répondu quoi ?
Et shérif pense toujours que Milito aura le Ballon d'Or ?
Bouffons !
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