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Le football écossais perd aussi sa locomotive

Seul représentant sur la scène continentale d’une Écosse mal en point, le Celtic est d’ores et déjà éliminé de la C3 et dispute ce soir son dernier match européen de la saison. Amorcé depuis déjà pas mal d’années, le déclin du football local semble se poursuivre inexorablement, sans qu’on puisse détecter de réels motifs d’espoir à moyen terme.

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Le Celtic se déplace à Istanbul où Fenerbahçe, son adversaire du soir, va chercher à assurer sa qualification pour les 16es de finale de la Ligue Europa. Il est en ballottage favorable dans son duel à distance du groupe A avec l’Ajax. Pour les Écossais, la mission est bien plus symbolique : essayer d’enfin gagner un match dans cette phase de poules avant de plier les gaules. Faire en sorte que le clap de fin ne soit pas trop triste, que la désormais seule tête de gondole du foot écossais sorte au moins dignement. On a les objectifs qu’on peut. Déjà sortis cet été en barrage de Ligue des champions par les Suédois de Malmö, ce sont d’autres voisins scandinaves, les Norvégiens de Molde, qui ont cette fois été les bourreaux des Bhoys de Glasgow en les dominant deux fois de suite dans cette Ligue Europa. Sur la scène européenne, le Celtic recule inexorablement, progressivement, saison après saison. Son récent bilan continental est implacable de régularité : en 2012/2013, 8es de finale de C1 ; en 2013/2014, phase de poules de C1 ; en 2014/2015, 16es de finale de C3, en 2015/2016, phase de poules de C3. À ce rythme-là, le Celtic pourrait rejoindre ses petits copains locaux dans leurs mésaventures continentales estivales. Car c’est désormais une habitude, il n’y a plus jamais un autre club du coin à passer le cut des tours préliminaires.

Pendant 30 ans, un titre continental par décennie


Cet été par exemple, Aberdeen s’est fait sortir par les Kazhaks de Kairat, Inverness par les Roumains de l’Astra Ploiesti et Saint Johnstone par les Arméniens du Alashkert FC ! La régression est terrible et fait reculer le football écossais dans son ensemble à un actuel 25e rang au coefficient UEFA. C’est encore deux places de perdues par rapport à la saison passée. Les Scandinaves (Danemark, Norvège, Suède) sont passés devant, les Biélorusses aussi, de même que les Israéliens, les Chypriotes ou les Polonais. La prochaine étape serait de se faire doubler par les Azéris et les Kazakhs. Un scénario qui paraît hautement probable à court terme si le football écossais ne sort pas de sa torpeur… On parle pourtant d’une terre historique de ballon rond, d’un territoire qui a longtemps été un habitué des grandes compétitions, qui a offert le premier vainqueur britannique de C1, avec le Celtic en 1967. Les Rangers aussi ont gagné la leur, une Coupe des coupes en 1972, et même Aberdeen à l’époque d’Alex Ferguson avec la C2 en 1983. Un trophée continental par décennie, c’était une excellente moyenne. Elle est stoppée durant la décennie nineties, celle de l’arrêt Bosman. Pas un hasard… Puis dans les années 2000, deux mirages sont à signaler au cœur d’un désert de résultats : le Celtic puis les Rangers qui se hissent miraculeusement en finale de Coupe UEFA respectivement en 2003 et 2008. Des épopées formidables, tout en fighting spirit, du football scottish comme on l’aime, des retournements de situation, des bonnes gueules, une ambiance de dingo. Du sang, de la sueur et beaucoup d’amour. C’était beau, mais éphémère et illusoire.

La barre des 10 000 spectateurs n’est plus atteinte

Actuellement, il faut vraiment être un acharné pour suivre le foot local autrement que du coin de l’œil. Depuis la chute financière des Rangers, il n’y a plus de Old Firm et plus tellement non plus de suspense. Le Celtic ? Il finit par remporter le titre en fin de saison, sans briller ni trop forcer, avec des avances un peu trop confortables (+17 points sur le dauphin Aberdeen au printemps dernier, +21 sur Motherwell en 2014). Les adversaires ? Valeureux, brillants de bravoure même parfois, mais trop justes pour tenir le rythme sur une saison complète, à l’image d’Aberdeen cette saison, équipe montée sur courant alternatif. Le public ? Toujours là dans pas mal d’enceintes balayées par le vent, mais les affluences finissent quand même par baisser, forcément. La barre hautement symbolique des 10 000 spectateurs de moyenne n’a pas été atteinte la saison dernière. Elle ne devrait pas l’être encore cette saison. Les finances sont fragiles aussi, pas aidées par la faiblesse des droits TV. Des clubs historiques ont été touchés. Hearts a eu droit à son passage en D2. C’est le cas cette saison d’Hibernian. Et puis, bien sûr, il y a le cas Rangers, poussés loin de l’élite pour leur grand n’importe quoi extrasportif. Leur retour en D1 pourrait intervenir au printemps prochain, mais rien ne dit qu’ils réussiront à redevenir performants tout de suite et à concurrencer sérieusement leur vieux rival de Glasgow. Leurs finances restent tellement fragiles…

Il est loin le temps d’Henrik Larsson

Il y a pourtant besoin de cette rivalité, de cette émulation, ne serait-ce que pour pousser le sage Celtic à plus d’excellence, plus d’exigence. Il est loin le temps d’Henrik Larsson et de ses copains écossais. Aujourd’hui, la délégation étrangère est faite de seconds couteaux, et les meilleurs joueurs locaux désertent vers les championnats anglais, la D2 en majorité. La sélection est d’ailleurs la seule des îles britanniques qui ne sera pas de la partie pour l’Euro 2016, alors qu’il fut une époque où elle était l’une des meilleures. Elle n’a plus disputé une compétition internationale depuis France 98 et est actuellement classée au 52e rang mondial… Le constat général sur le football écossais est implacable, car les chiffres et les résultats le sont : il est en crise, depuis pas mal de temps déjà et a priori encore durablement. Pour autant, ce serait gravement le sous-estimer que de le considérer comme définitivement condamné. Si la formation locale parvient à mieux négocier les prochaines années, il peut y avoir une nouvelle génération de talents locaux à débarquer. Il faudrait plus de concurrence aussi, plus de suspense, pour apporter plus d’intérêt au championnat, faire revenir du monde dans les stades, renégocier à la hausse les droits TV, attirer de nouveau de bons joueurs étrangers, pourquoi pas de nouveaux investisseurs aussi… C’est toute une dynamique positive qui doit se mettre en branle pour sortir du cercle vicieux actuel. Le tennis local a bien produit un héros nommé Andy Murray, il peut aussi très bien retrouver des héros à crampons.

Par Régis Delanoë
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