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Le Football à la Verratti

Partout en Europe, les spécialistes hallucinent à l’heure de leur visionnage hebdomadaire du match de ce « nouveau PSG » qui les intrigue tant. Évidemment, l’intensité et la motivation d’Ibrahimović en surprennent certains. Mais surtout, ils découvrent Verratti. Dans quelques années, on utilisera certainement l’expression « jouer à la Verratti » pour décrire le génie de quelques milieux de terrain.

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Il se pourrait que Marco Verratti devienne un joueur-concept d’ici quelques années. Si on savait qu’il régalerait le Parc de ballons en profondeur bien sentis, on ne savait pas tout le reste. Ce n’est que le début et il est encore tôt pour tirer des conclusions, mais le gamin est impressionnant. En trois points, ça donne : premièrement, Verratti est un accélérateur, mis par Ancelotti au centre de ce PSG construit pour un football de vitesse. Profondeur, attaques rapides, jeu long précis, audace, coup d’œil, Verratti change tout. Quand il est brillant, l'Abruzzais attire tellement l'attention que certaines séquences parisiennes devraient être appelées les « Verrat-time » . Autour de lui, il utilise et entraîne la mobilité de Zlatan, la profondeur de Ménez, Lavezzi, Pastore ou Nene, la verticalité de Chantôme et Matuidi, et enfin la vitesse des latéraux. Si la vitesse n’est pas l’objectif principal de Carlo, pourquoi avoir envisagé de faire venir Abate ?

Deuxièmement, Verratti est un dictator. Le nouvel Architetto connaît le football, et surtout sa construction. A Paris, en plus d’accélérer le jeu, il le dicte. Contrôle du rythme des attaques, équilibre de la défense, avec lui Paris souffre moins : jeu court exceptionnel, conservation de balle, ce fameux dribble derrière le talon gauche… Marco est trop doué pour paniquer et permet au PSG de jouer sereinement dans le camp adverse et de ne jamais abandonner le ballon dans le sien. Le tout à 19 ans. Enfin, et l’on reconnaît là le passage de Zeman, Verratti produit un effort défensif spectaculaire et semble avoir un goût pour le combat physique, malgré ses 164cm. S’il devait entrer à la 75e, Verratti servirait aussi bien pour débloquer une rencontre que pour défendre un résultat positif. C’est ce qu’on appelle un titulaire indiscutable.

Verratti, aux côtés de qui ?

Indiscutable dans le milieu à trois, Verratti pose deux problèmes : il lui faut deux gardes du corps et il doit occuper l’axe. Il faut donc trouver deux partenaires à l’Italien, dans des rôles similaires à ceux de De Rossi et Marchisio en Italie, ou Vidal et Marchisio à la Juve. C’est un problème, car Thiago Motta évolue plus naturellement dans l’axe dans un rôle à la Cocu, dont il devait copier les gammes jour et nuit à la Masia. Carlo mise aujourd’hui sur la paire Matuidi-Chantôme. Travailleurs, les deux Français ont deux qualités particulières : d’abord, la protection. Ils aident volontiers Jallet et Maxwell dans la couverture de leurs montées. Soucieux de l’équilibre de l’équipe, aussi bien Blaise que Clément savent « faire le Khedira » . Ensuite, la verticalité. Si l’on a répété que les montées des latéraux sont cruciales pour le 4-3-3 de Carlo (rappelons-nous de Serginho et Cafu), les options offertes par la vitesse de Matuidi et l’explosivité de Chantôme sont une arme non négligeable.

Le seul secteur où cette paire est perfectible est celui de la conservation du ballon dans les petits espaces. Il est indéniable que dans la liste de prétendants au milieu à trois (Motta, Sissoko, Rabiot, Bodmer), « Thiagone » est le premier pour qui le système se sacrifierait. Pour varier, Matuidi ou Sissoko « à la Makélélé » derrière Motta et Verratti est une première option. L’Italo-Brésilien sait dicter le jeu, mais aussi se porter vers l’avant, comme il le faisait avec le Genoa et avec l’Inter sous Leonardo (paradoxalement, vu qu’il avait été replacé derrière Cambiasso). L’idée serait de multiplier les menaces. Autre option : Motta en Cocu, derrière une doublette joueuse Verratti-Bodmer ou Verratti-Rabiot. L’idée serait alors de maximiser le contrôle du jeu. Le milieu parisien avait plein d’options, il a maintenant des solutions.

Ce qui est bon pour Verratti est bon pour Pastore

Enfin, en voyant le succès actuel de Verratti, on se rappelle que l’on avait voulu faire de Pastore un meneur reculé. Pour le « voir » plus, pour légitimer le prix de son transfert, il fallait mettre le talent de Pastore au centre du jeu parisien. D’une certaine manière, il fallait essayer de le rendre visible. Une folie. Pastore a éclaboussé l’Italie de sa classe en jouant derrière une pointe ou deux attaquants (Miccoli et Hernandez) et a toujours été plus à l’aise dans ce rôle libre et très offensif. Un volume de jeu insuffisant, un défaut de rage et un manque de talent d’organisateur : oui, Javier a des limites.

L’Argentin est un prince, un archer, un sniper qui doit opérer loin du champ de bataille du milieu, comme face à Kiev, comme en début de saison dernière, comme face à l'Inter en Finale de Coppa Italia 2011 ou face au Milan la même année. Dans la zone de vérité. Et c’est pour cette raison que l’arrivée de Verratti est bonne pour Pastore : on va enfin en finir avec cette volonté étrange de vouloir faire de Pastore ce qu’il n’est pas, à savoir un regista. A son arrivée, on se demandait si l’Abruzzais deviendrait le coup du siècle ou une imposture. Le jeune homme a déjà commencé à régler les problèmes de positionnement de Pastore, les soucis de temps de jeu de Chantôme et Matuidi, ou encore fait taire les critiques visant les capacités tactiques d’Ancelotti. Bravo Marco.


À visiter :

Le site Faute Tactique

Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com


Markus Kaufmann
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