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Le foot franchouille à sa place…

L’enjeu était simple dès les tirages : pour atteindre les demies de C1 ou de C3, Paris et Lyon devaient tout simplement réaliser un exploit. Parce que face à Chelsea et la Juve, ils n’étaient pas favoris. Mais ces quarts de coupes d’Europe auront été une marche trop haute. Avec retour brutal au plancher des vaches…

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Paris trop « français » …

La confrontation retour et la qualif de Chelsea face au PSG (2-0) auront au moins apporté une très bonne illustration anthropologique sur la nature profonde du foot anglais et du foot français... Quand les Anglais sont sous pression, quand ça devient tendu, indécis (à 1-0 pour Chelsea), les Rosbifs reviennent toujours à leurs fondamentaux british : ils balancent devant, dans la boîte, direct, vertical, en jeu long et aérien. Kick and rush, quoi ! Comme le rappelle justement Pascal Dupraz (coach de l’ETG) dans L'Équipe : « Mourinho a mis du poids, il a demandé à ses joueurs d’allonger les lignes. Il a gagné, il s’est qualifié à l’anglaise, avec du kick and rush. » Voilà, les Anglais, c'est dans leur ADN : balancer kick and rush quand il faut faire la différence. Qui plus est, Mourinho a densifié sa ligne offensive en passant à trois attaquants, avec les entrées de Ba puis Torres en plus de Eto’o ! Soit la prise de risque maximale… Et ça a payé : Demba Ba a marqué le but de la qualif à la 87e. Un but à l’arrache, déterminé et vorace, en se jetant sur le bout de viande que Paris avait laissé traîner. Un but comme un essai vicelard marqué en force par le XV de la Rose. Mourinho s’en est remis aux fondamentaux british pour éliminer Paris. Bien vu ! Même si le kick and rush final ne marche pas à tous les coups... Voyez les Français, maintenant. Quand ils sont sous pression, que ça devient tendu, indécis (à 1-0 pour Chelsea), les Froggies reviennent, eux, toujours à leurs tristes fondamentaux : ils reculent, subissent et abandonnent le milieu (cf. France-RFA 82, à 3-1). C'est dans l'ADN français. Et pourtant, avec Motta-Matuidi-Verratti, il y avait moyen de garder le ballon et de le faire tourner... Que dalle ! À lui tout seul, David Luiz (qui n’est pourtant pas un ogre) aura bousculé le midfield parisien. Seul Thiago Motta aura tenu son rang, à la différence d’un Verratti un peu dépassé par l’événement (à cause de son jaune précoce à la 27e) et d’un Matuidi trop peu pesant et un peu court à la récup. Mais où l’analyse « anthropologique » devient désespérante, c'est quand on observe que Paris n'est pas une équipe « française » , mais une équipe « mondialisée » (comme Chelsea, d'ailleurs). Et donc qu’a priori, elle serait épargnée par ce syndrome typiquement hexagonal du recul frileux. Eh bien, non ! Même pas… Les Brésiliens, Argentins et Italiens de Paris jouent « french quiche » dès qu'ils s'installent en Gaule. La lose serait-elle une maladie françaisement transmissible ?

On peut accabler Laurent Blanc, objectivement battu par le charisme et la rouerie légendaires du Mou ( « je n’ai jamais perdu un quart en Ligue des champions » , et bing !), mais ce sont bel et bien les joueurs qui sont sur le terrain. Avec au départ l’avantage de un but et demi de l’aller… On peut accabler Cavani, pas bon sur les deux matchs (quelle déception, Edinson !), voire Zlatan, pas au rendez-vous à l’aller, comme à son habitude dans les matchs couperets, et on aura raison. Mais l’essentiel est ailleurs : dans l’intensité, la combativité, la conviction de la première à la derrière minute. C’est la C1, Coco ! Une stat imparable et mise en évidence nulle part accable le PSG : en deux matchs et quatre mi-temps, Chelsea en a dominé trois. La première période au Parc et les deux à Stamford Bridge… Voyez le Bayern et l’Atlético Madrid : c’est surtout aux tripes, en plus de leur talent, qu’ils ont sorti MU et le Barça. C’était l’équation de départ du PSG en Ligue des champions : est-ce que cette équipe qui se balade en L1 en ne jouant qu’à 80% et qui a tracé sa route à seulement 90% en C1 avant les quarts saurait être à 100% contre Chelsea ? Réponse : non. Paris ne sait pas se hisser à cette hauteur. Sans doute à cause d’une L1 qui ne lui réserve pas, à l’inverse de Chelsea en Premier League, des adversaires acharnés tous les weekends… Conclusion : comme l’an passé, Paris n’est pas parvenu à figurer dans le dernier carré continental. Chelsea n’était pourtant pas sur le papier plus fort que les cadors Real et Bayern. Si les Blues remportent la C1, le PSG pourra s’exonérer en disant qu’il a été battu par le futur champion. Mais pas sûr que ça consolera Nasser…

Lyon très « français » …

La Garde se meurt mais ne se rend pas. Rémi Garde se meurt mais ne se rend pas… C’est pour le panache que Lyon affrontait la Juve, hier soir à Turin. La défaite du match aller (0-1) ne laissait guère de doutes quant à la qualif italienne. Du coup, quand l’immense Pirlo a marqué d’un coup franc comme on expédie les affaires courantes dès la 4e minute, on savait que l’OL ne verrait pas les demies. Mais fidèles à leurs principes de non-renoncement, les p’tits Lyonnais ont égalisé sur une tête de Briand à la 18e (1-1)… On y a cru encore un tout petit peu sur la bonne frappe de Gonalons détournée par Buffon (29e), mais on savait qu’il en faudrait beaucoup plus pour surprendre des Bianconeri condamnés à la victoire en C3 avec finale à suivre… au Juventus Stadium de Turin ! Un but un peu cruel de Marchisio sur une frappe détournée par le postérieur d’Umtiti (2-1, 68e) aura suffi à dissiper tous les regrets. Car c’est l’une des plus grandes satisfactions de l’OL : les Gones auront tout donné, tout essayé dans cette C3, édition 2013-2014. Ils sont tombés avec les honneurs et ont quitté la compète « sans regrets » . On ne peut pas dire autant de tous les autres clubs français, en dessous de tout cette saison. Même Paris devrait en prendre de la graine, question combativité extrême. Après tout, Lyon a été la capitale de la Résistance pendant l’Occupation… Avec ses sept jeunes formés au club au coup d’envoi, Lyon est quand même parvenu à bousculer plus forts qu’eux pour poursuivre une présence lyonnaise en coupes d’Europe jamais trahie (sauf contre l’Apoël Nicosie). Le seul regret involontaire aura été d’atteindre ces quarts sans quatre joueurs majeurs, Gourcuff, Grenier, Biševac et Fofana. Bien sûr, ça n’aurait sûrement pas changé grand-chose au vu de la supériorité de la Juve mais deux matchs plus équilibrés, plus disputés à ce stade continental, pèsent double au niveau de l’expérience européenne. Dommage pour les Grenier, Lacazette, Ferri, Anthony Lopes. Gonalons, Gourcuff et Briand savent, eux, ce qu’on apprend réellement de matchs de haut niveau européen quand on lutte à peu près à armes égales… Bravo à Lyon, quand même.

L’Équipe de ce matin tire une conclusion comptable du parcours européen des clubs français sous ce titre lapidaire : « Le plus mauvais bilan français depuis six ans » . On s’en doutait un peu... Hormis Lyon demi-finaliste de C1 en 2010, il n’y a aucun club français dans le dernier carré de C1 et C3. Une sale habitude depuis neuf ans. Cette saison, il y a eu les désastres précoces de Saint-Étienne et Nice (barrages de C3 !), puis de Bordeaux (phase de poules de C3) et l’OM (phase de poules également mais en C1). Les bons parcours de Paris et de Lyon n’ont rapporté que 8,500 points à l’indice UEFA cette saison, « soit la pire performance depuis 2007-2008 avec 6,928 points » … Pas besoin d’attendre la suite du parcours du Benfica (qualifié en demies de C3) pour mesurer l’écart avec le Portugal : le troisième club français de L1 devra encore disputer deux tours préliminaires (dont le deuxième périlleux) pour espérer jouer la C1. Jusqu’à présent, on s’interrogeait sur la motivation réelle des clubs français à disputer sérieusement la Ligue Europa, on voit déjà arriver le zapping chronique de la C1 par les futurs 3e de L1 au mois d’août. Avec son cortège de bonnes excuses : matchs trop tôt dans la saison, recrutement pas encore achevé, météo trop chaude, foncier d’avant-saison pas encore digéré, déplacement trop lointain, donc très coûteux, les blessés, la taxe à 75%... La France, quoi. Celle qui a losé à Stamford Bridge.

Par Chérif Ghemmour
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