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Le foot français vit-il dans un monde parallèle ?

La présence de Quevilly en finale de la coupe de France et les déboires des clubs français en coupes d’Europe renvoient à une question de plus en plus prégnante : le foot hexagonal connaît-il un déclin préoccupant ?

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Frédéric Thiriez était soulagé ce matin dans son bureau. Il n’aura pas le Gazélec-Quévilly en finale de la coupe qui aurait agité le Landernau du football hexagonal. Ses hiérarques respirent : l’OL de Jean-Michel « on peut toujours compter sur lui » Aulas va empêcher l’US Quevilly de faire coup double, jouer la Ligue Europa (c’est notre coefficient UEFA qui va être content) et le trophée des Champions à New York City contre le PSG ou Montpellier. Le président de la LFP ne veut pas voir que le navire français coule depuis lurette aussi sûrement qu’un vulgaire Costa Concordia sur les côtes toscanes. Tout va forcément mal finir ? Il continue. « Le TGV n’a pas déraillé. La preuve ? Il roule encore !  » . La remise en cause n’a jamais été le fort des élites de la balle ronde dans notre pays. Le déclin n’effleure pas l’imaginaire français. Quand on l’évoquait il y a une paire de mois, ici même, les bibliothécaires de Slate sortaient leurs archives pour expliquer que la terre des Kopa, Guillou, Platini, Giresse, Bossis, Trésor, Papin, Cantona, Zidane, Henry et autres Benzéma était à sa place. Dans le ventre mou du continent.

Manque de compétence ?


Sauf que c’est la première fois depuis trente-cinq ans que les clubs et la sélection ne vont pas bien simultanément. Sauf que les Bleus ont joué deux finales de Coupe du monde et gagné deux Euros depuis 1984 (sans parler des demi-finales de 1986 et 1996). Sauf que les clubs français (2e à l’indice UEFA au commencement de l’arrêt Bosman) ont joué six finales de coupes d’Europe en six ans (1991/97) et neuf en vingt ans. Ce qui n’était pas vraiment le cas auparavant. Et qui s’est inquiété, en décembre dernier, parmi les gens de la LFP et de la FFF qu’aucun club d’ici-bas ne figure en 16ème de finale de la ligue Europa (la deuxième coupe du continent hein et un bon baromètre pour connaître l’état réel d’une nation de football) pour la première fois depuis 1976/77 ? Poser la question, c’est y répondre.

Jusqu’ici, tout va bien, donc ! On rappellera que les Allemands, qui n’ont pas gagné de tournoi majeur depuis 1996, ont décidé de faire table rase du passé dès 1998 (où ils n’étaient que… quart-de-finalistes du Mondial, grosse blamage), notamment en ce qui concerne leur politique de formation. Le vote de la loi du sol, en 2000, les a aussi aidés, certes. Au reste, depuis 96, ils n’ont "raté" que deux tournois (les Euros 2000 et 2004). Ils ont joué deux finales (Mondial 2002, Euro 2008) et deux demi-finales (Mondial 2006 et 2010). Ces résultats pourraient inspirer nos édiles mais la suffisance française ne rend des points en ce bas-monde qu’à l’Angleterre, dont le gâchis de la sélection ne manque pas de laisser pantois également. Par-delà la sélection, les clubs français ont souvent avancé les taxes et le manque de trésorerie pour expliquer leur carence. C’était avant que Canal Plus ne casse sa tirelire en 2004 et n’octroie entre 600 et 660M€ par an, depuis lors. On a vu comment cet argent a été dépensé. Les politiques de transferts ? Il suffit juste d’évoquer les transactions, au hasard, de Lyon et de Marseille avec Porto… Pinto da Costa en ricane encore dans son fauteuil… Le scouting désastreux des sociétés françaises à l’heure où leurs homologues portugais gagnent au loto, un été sur deux. Sous d’autres latitudes, on appelle ça la compétence.

Jouer pour ne pas perdre

Mais pourquoi s’inquiéter ? Ici comme ailleurs, la France vit dans sa bulle. Comme dans un monde parallèle. Entre États-Généraux et réunions pour exister à l’échelle européenne, les deux instances suprêmes cherchent de nouvelles pistes sans s’en donner les moyens, sans politique à long terme. Les trois derniers présidents de la 3F ont été démissionné (Fournet-Fayard, Simonet, Escalettes) tandis que Thiriez gère sa Ligue comme un secrétaire d’Etat de la troisième République, où le client est roi. Miam. Fernand Sastre n’a pas laissé d’héritier. On rêve d’une formation petit format à l’espagnole et Antoine Griezmann (1,73 m, 21 ans) a dû s’exiler à la Real Sociedad. On fantasme sur une vraie culture à l’anglaise (à l’italienne, à la portugaise, à l’espagnole…) mais le public français n’a de cesse de pourrir ceux qui ont porté haut les couleurs (l’accueil de Ribéry au Vélodrome est juste pathétique). On nous survend le nouvel état d’esprit des coachs de la Ligue 1 alors que la plupart des matchs sont des pensums sans fond. Dans la mentalité de la plupart des entraîneurs d’ici, on joue pour ne pas perdre. Emmerdant et peu lucratif, in fine. Hier, Wigan est entré sur le terrain pour danser sur le ventre de Man’ United et il y est parvenu. Outre-Manche, le match nul n’est pas une option. On ferraille toute l’année dans le championnat de France pour décrocher une place européenne pour mieux se saborder une fois sa place dans le grand cirque acquise. Comme s’il s’agissait d’en être plutôt que de tout donner, de se confronter à d’autres cultures. La prétention des anciennes puissances coloniales, tout ça…

Quevilly en finale de la Coupe de France ? C’est réjouissant et déprimant à la fois. La formation française produit des centaines de joueurs interchangeables qui prospèrent de la L1 au CFA. C’est la manière française de faire dans le social, les reliquats de l’Etat providence. C’est admirable mais ce n’est rien. On parle ici de sport de haut niveau. Comme dans la création artistique, le mérite et la morale n’ont rien à voir. C’est injuste mais c’est ainsi. Si cet été, les Bleus passent le premier tour et que le PSG des Qatarix aligne des noms d’envergure, l’amnésie générale reprendra ses droits. Dans le cas contraire, on s’auto-flagellera d’autant plus. La France est un endroit hideux pour aimer le foot… Un monde parallèle, on vous dit…


Par Rico Rizzitelli
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