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« Le foot d'aujourd'hui, c'est de la merde »

Champion du monde en 1970, Paulo Cézar Caju, qui a joué une saison à l'OM (74-75), préfère rester bloqué dans les seventies, où l'on pratiquait encore l'authentique jogo bonito...

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Quel souvenir gardez- vous du match amical France-Brésil que vous avez disputé le 30 juin 1977 au Maracanã ?


Pour moi, c'était un moment extraordinaire. Je jouais chez moi, à Rio, sous le maillot de la Seleção, et en plus, je retrouvais plein de copains. Il y avait Marius Trésor, avec qui j'avais joué à l'OM, mais aussi Platini et Lacombe, qui évoluaient dans d'autres clubs mais avec lesquels j'avais noué des liens d'amitié. Comme c'était la période des vacances, toute l'équipe de France est restée pendant une semaine après le match. Je leur ai même servi de guide... il fallait bien quelqu'un pour les emmener danser la samba et goûter la caipirinha !

Vous n'étiez pas trop frustré d'avoir concédé le match nul ?


Non, absolument pas, c'était juste une rencontre amicale et à l'époque, on jouait encore pour s'amuser, ce n'est pas comme aujourd'hui où les équipes jouent le 0-0 pour ne pas perdre, même quand il n'y a pas d'enjeu. Nous menions 2-0 à la mi-temps et les Bleus ont égalisé après la pause, par deux superbes buts de Six et Trésor. Le spectacle était d'une telle qualité que les 145.000 spectateurs présents au Maracanã ont réservé une standing ovation aux joueurs français.

Quel regard portez-vous sur le foot d'aujourd'hui ?


C'est de la merde, ça ne m'intéresse plus. A la rigueur, j'arrive encore à me faire plaisir en regardant les matches du Barça, mais c'est à peu près tout. J'en ai marre de voir des entraîneurs qui enferment les joueurs dans des schémas tactiques rigides plutôt que de les laisser s'exprimer. Et puis c'est insupportable de constater que le physique prime de plus en plus sur la technique...

Depuis qu'il est à la tête de la Seleção, Mano Menezes prône un retour aux valeurs du jogo bonito...


Mano, il se fout de la gueule du monde, comment veut-il pratiquer un beau football en convoquant uniquement des milieux défensifs ? Les Lucas, Hernanes, Ramires et compagnie, OK, ils sont techniques, mais ce sont avant tout des récupérateurs. Pour bien jouer, il faut des vrais milieux offensifs, pas des gars qui passent leur temps à défendre.

Quand il sera revenu de blessure, Paulo Henrique Ganso pourrait assumer ce rôle ?


Oui, Ganso, il pourrait vraiment faire beaucoup de bien à l'équipe du Brésil. Il y a aussi le petit jeune de l'Inter, Philippe Coutinho. Dommage qu'ils ne soient pas sur le terrain mercredi soir, tout comme Neymar. Lui, c'est un pur talent, mais il a intérêt à faire gaffe à ne pas prendre la grosse tête. Il n'a même pas vingt ans et il est déjà au cœur de tout un tas de polémiques... S'il veut devenir le meilleur joueur du monde, il a intérêt à se calmer et à se concentrer sur ce qu'il sait faire de mieux : se faire plaisir en jouant au ballon.

Et au niveau des Français, quels sont les joueurs que vous appréciez ?


J'aime beaucoup Benzema et Nasri. Et surtout, je suis fan de Ben Arfa, j'étais dégoûté quand il s'est fait casser la jambe... Quel connard ce De Jong ! C'est à cause de ce genre de bourrins que je ne supporte plus le foot d'aujourd'hui.


Aujourd'hui, le Brésilien de l'OM, c'est Brandão. Pas vraiment un artiste, lui non plus...


Ne m'en parle pas, c'est presque insultant pour moi de le voir porter ce maillot. Attends, tu te rends compte qu'il y a trente-cinq ans, les Brésiliens de Marseille, c'étaient Jairzinho et moi ! Ça avait une autre gueule, non ?

Avez-vous gardé des attaches à Marseille ?


Je reviens en France au mois deux fois par an. J'y ai gardé de très bons amis, notamment Daniel Hechter pendant longtemps. A l'époque, il voulait me faire venir à Paris, mais je lui ai dit : « Attends, je suis de Rio, si je n'ai pas le soleil et la mer, il n'y a pas moyen... » J'ai fini par signer à l'OM, mais nous sommes restés très proches malgré tout.


Propos recueillis par Louis Génot

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