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  1. // Afrique – Printemps arabe

Le foot après le Printemps arabe

Après les luttes du Printemps arabe de 2011 qui ont conduit à la chute de Moubarak, Ben Ali et Kadhafi, dans quel état se trouve le football égyptien, tunisien et libyen ?

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Égypte : le traumatisme de Port Saïd

Recordman de l'épreuve avec 7 titres, trois fois champion consécutif entre 2006 et 2010, l'Égypte va manquer cet hiver la Coupe d'Afrique des nations pour la deuxième fois d'affilée. Un triste record. Éliminés honteusement par la très modeste République centrafricaine, les Pharaons sont même tombés en mars dernier à la 64e place au classement Fifa, le pire classement de leur histoire, moins de deux ans après avoir obtenu leur meilleur classement, une 9e place. La chute est violente, si violente que les troubles révolutionnaires ne peuvent être seuls en cause. La sélection était vieillissante et semblait dans tous les cas amenée à vivre des moments difficiles. Il n'empêche, rien n'a été facile depuis janvier 2011 et le début de la fin pour le régime du président Moubarak. Il a fallu composer avec l'annulation de matchs amicaux initialement programmés, délocaliser la plupart des rencontres – au Soudan, au Qatar, aux Émirats… - et gérer la transition démocratique au niveau des dirigeants de la fédé, du staff et des joueurs. Certains hommes en place, comme le sélectionneur Hassan Shehata, ont longtemps, beaucoup trop longtemps, continué à soutenir le régime de Moubarak, tandis que d'autres ont vite pris leurs distances. Bref, c'était déjà bien le bazar quand un autre évènement dramatique est venu rajouter un peu plus le chaos : la tragédie de Port Saïd de février dernier, quand 74 supporters d'Al Ahly ont été tués dans la confusion lors du match opposant leurs favoris à ceux d'Al Masry.

La Premier League égyptienne, qui avait jusque-là tant bien que mal repris après quelques semaines d'arrêt un an auparavant, était brutalement arrêtée. Elle n'a toujours pas repris, le début de la saison 2012/2013 initialement prévu en octobre ayant étant repoussé. Le chantier semble décidément bien vaste pour retrouver un semblant de sérénité à tous les niveaux du football local. Le nouveau sélectionneur, l'Américain Bob Bradley, doit s'atteler à reconstruire un groupe en se tournant vers l'objectif de la Coupe du monde 2014. Il est aidé en cela par le sage Mohamed Aboutrika, vétéran des Pharaons, qui est revenu sur sa décision de mettre un terme à sa carrière après le drame de Port Saïd. Quant aux clubs, en difficulté financière après quasi un an sans championnat, ils doivent s'inspirer des performances d'Al Ahly sur la scène continentale. Malgré un évident manque de compétition, le plus puissant et le plus titré des clubs égyptiens est en effet parvenu à se hisser jusqu'en finale de la Ligue des champions de la CAF, qu'elle dispute ces jours-ci à l'Espérance de Tunis.

Tunisie : reconstruction en cours

Quand la Révolution de Jasmin a mis les clubs tunisiens au repos forcé, ces derniers n'avaient déjà pas la grosse forme. Hormis la locomotive Espérance de Tunis, ses adversaires avaient tous plus ou moins des problèmes financiers et structurels. Alors, même s'il y a eu forcément des pertes d'argent depuis l'hiver 2011, la chute de Ben Ali a eu rapidement des effets bénéfiques sur le long terme. Le président de la fédé Ali Hafsi, proche de l'ancien régime, a été écarté et certains clubs ont décidé par la suite d'assainir leur mode de fonctionnement. Le Club Africain a été le premier à élire démocratiquement un nouveau président, Slim Riahi. Un syndicat national de joueurs professionnels a également été créé, présidé par l'ancien gardien de la sélection Ali Boumnijel. Tant pis si pendant ce temps il y a des soucis organisationnels, avec de multiples retards dans la tenue des journées de championnat, les choses semblent progressivement rentrer dans l'ordre. Pour preuve, la nouvelle saison vient de débuter avec la fin partielle des huis clos, sur une décision de l'actuel ministre des Sports – et ancien joueur – Tarak Dhiab. Quant à la sélection, elle est parvenue non sans mal à se qualifier pour la CAN 2013 et a bien débuté sa campagne pour le Mondial 2014.


Libye : un vaste chantier

C'est en Libye que la chute du dictateur en place a été la plus violente et c'est donc logiquement là aussi que le football a le plus de mal à repartir. Il fut un temps pas si lointain où Saadi Kadhafi, fiston de Mouammar, était président de la fédé et contrôlait la destinée des clubs locaux. L'un des plus puissants du pays, Al Ahly Benghazi – ville d'où est parti le soulèvement national en 2011 –, en avait fait les frais au début des années 2000, en étant relégué et en voyant ses infrastructures méthodiquement détruites. La raison ? Des supporters lançaient des chants hostiles au régime. Plusieurs d'entre eux furent d'ailleurs emprisonnés. Difficile, après un tel contexte, d'aborder la transition sereinement… D'ailleurs, le championnat n'a pas repris depuis février 2011 et ce n'est semble-t-il pas à l'ordre du jour. La sélection aussi a bien morflé. Passé le petit miracle de la qualification pour la CAN 2012, comment reconstruire une équipe avec certains joueurs s'étant déclarés pro-Kadhafi pendant la guerre civile, pendant que d'autres avaient carrément rangé les crampons pour rallier la lutte armée aux côtés des rebelles ? La course à la qualification pour la prochaine Coupe d'Afrique s'est d'ailleurs achevée dans la tension, avec des affrontements violents entre joueurs à la fin d'un match les opposant à l'Algérie… Il va certainement falloir du temps à cette sélection, qui n'a plus disputé un match à domicile depuis près de deux ans, pour hisser haut ses nouvelles couleurs, le rouge, le noir et le vert.

Par Régis Delanoë
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