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Le fol été 2000 du Stade rennais

Le temps d’un été, le Stade rennais a joué dans la cour des grands, du moins sur le marché des transferts : plus de 50 millions d’euros dépensés, dont 21 millions pour le seul Severino Lucas, les Bretons devenant alors le sixième club le plus dépensier d’Europe. La saison chaotique qui suivra freinera les ambitions du propriétaire François Pinault, nettement moins dépensier par la suite. Restent les regrets d’un virage manqué...

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Il était bien, l’été 2000. La jeunesse s’ambiançait sur Ces Soirées-là, Angela, Moi Lolita et Simon Papa Tara, le but en or venait de placer les Bleus sur le toit de l’Europe, le taux de chômage était en forte baisse... Une douce euphorie régnait en France et du côté de Rennes encore plus qu’ailleurs. Les plus heureux de tous étaient les supporters d’un club de foot local qui affichait des ambitions comme jamais en cette avant-saison 2000/2001 : une douzaine de joueurs recrutés, plus d’une cinquantaine de millions d’euros claqués et un mercato aussi exotique qu’excitant, avec les arrivées d’un Argentin – Mario Hector Turdo, arraché au Celta de Vigo pour 12 millions d’euros – et de quatre Brésiliens : le défenseur Cesar, en provenance du PSG, Vander et Luís Fabiano, débarqués de Ponte Preta, et surtout Severino Lucas, qui déboule en Bretagne depuis l’Atlético Paranaense contre un chèque de 21 millions d’euros ! Mais à l’époque, c’est presque logique de voir les Rennais faire les fous, avec à leur tête l’un des milliardaires les plus conquérants : François Pinault, patron de Pinault-Printemps-Redoute, sponsor du club depuis 1993 puis propriétaire à partir de 1998. Après deux saisons de mise en route – une première réussie, une seconde moins – le self made man breton entend bien placer son nouveau joujou tout en haut du classement du football français.

Severino Lucas pour remplacer Nonda

« Je me souviens avoir été convaincu de signer car les grosses ambitions étaient clairement annoncées, rembobine Olivier Echouafni, une des autres recrues de cet été 2000. C’était un club en vue, avec de gros changements d’objectifs. » Le Stade rennais est effectivement un vaste chantier à ce moment-là, avec un nouveau centre d’entraînement, un stade en cours d’agrandissement, des ajustements au sein de la direction (René Ruello, l’actuel président, reprenant la place de Pierre Blayau) et donc un effectif en mutation, qui s’internationalise, avec à sa tête le jeune et prometteur entraîneur Paul Le Guen. Stéphane Grégoire, au club depuis 1997, se rappelle ces « gros montants investis pour faire monter l’équipe d’un cran » . « De mémoire, on a été le sixième club le plus dépensier d’Europe  » , situe Echouafni. L’actuel sélectionneur des Bleues a raison : seuls le PSG (avec notamment le retour d’Anelka), l’Inter, Arsenal, le Barça et le Real claquent plus d’argent que les Bretons. Grégoire : « C’était beaucoup, mais le club avait aussi bien vendu Shabani Nonda, donc peut-être pouvait-il se le permettre. » La pépite offensive congolaise est transférée à Monaco pour la même somme que ce qui a été dépensé pour faire venir Severino Lucas : 21 millions d’euros nécessaires pour doubler au dernier moment – dans la précipitation – l’OM.

« Encore heureux que c’étaient pas des cons !  »

« Le problème, c’est qu’il a porté cette somme comme un fardeau, dit encore Grégoire. Il était censé remplacer Nonda, mais n’avait pas son niveau. Nonda, c’était très fort, puissant. Severino, au bout d’une semaine, j’avais compris que c’était en dessous quand même, surtout physiquement. » Pour autant, l’ancien milieu de terrain préfère retenir le bon état d’esprit de ces recrues sud-américaines qui toutes laisseront un souvenir sportif mitigé – pour ne pas dire pire : « Les mecs était très sympas, ils apportaient une touche brésilienne "colorée" au vestiaire. J’ai le souvenir du petit Vander, adorable. On rigolait bien avec eux, encore heureux que c’étaient pas des gros cons non plus !  » De bons souvenirs partagés par « Chouf » : « C’étaient des bons mecs avec le sens du collectif. Cesar, qui venait du PSG, faisait le traducteur et essayait de les intégrer. Mais c’était trop dur pour eux : la pression de ces transferts, s’habituer à un nouveau pays, un autre football...  » Le plus en difficulté est le cadet Luís Fabiano, qui n’a pas 20 ans lorsqu'il est repéré par la cellule de recrutement composée d’Hubert Guidal, Gérard Lefillatre et Jean-Michel Moutier. Echouafni : «  Alors lui, il était complètement perdu, le pauvre, rien ne fonctionnait. Son football de joueur de surface n’était pas adapté. Pourtant, humainement, c’était un gamin exceptionnel. »

Une saison chaotique, mais pas si ratée

En grand mal du pays, Fabiano rentre au Brésil dès le mercato d’hiver (Turdo aussi ne fera qu’une demi-saison en Bretagne, plombée par les blessures), avant de rebondir et de faire finalement une belle carrière avec l'équipe nationale du Brésil (28 buts en 45 sélections) ainsi qu'au FC Séville (108 buts en 229 matchs). « Je n'étais sans doute pas assez préparé (...) cela ne s'est pas passé comme je l'aurais souhaité (...) mais je reviendrai et je réussirai en Europe, à Rennes j'espère. En quelques mois, j'ai beaucoup appris, même sans jouer » , prophétisait-il dans Ouest France au moment de son départ à São Paulo. Quant au Stade rennais, avec un Severino Lucas sous pression, mais aidé du jeune Cyril Chapuis pour animer le front de l’attaque, il terminera la saison 2000/2001 européen, malgré une entame catastrophique (difficile d’intégrer une dizaine de recrues, dont certaines arrivées tardivement) et un parcours compliqué à domicile (avec une pelouse en sale état et un stade en travaux). « C’est une saison qui reste frustrante car on aurait pu faire mieux avec une préparation moins perturbée, assure Echouafni. On a manqué de temps et de matchs sur la fin pour prouver ce qu’on valait vraiment. » L’été suivant, Gourcuff remplace Le Guen, et Pinault garde cette fois son portefeuille près de lui, ne dépensant cette fois que quelques millions d’euros dans des joueurs français. Bienvenue à Olivier Monterrubio et Frédéric Piquionne.

Par Régis Delanoë
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