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Le faux problème Lloris

Une belle performance de Friedel, un mot d’un entraîneur futur chômeur, et la salive de Didier Deschamps comme un peu d’huile sur un feu de paille. Invité à se battre par André Villas-Boas pour son obtenir une place de titulaire, Hugo Lloris est au centre d’une tourmente médiatique à l’anglaise. Un faux problème que l’ancien portier de l’OL aura bien vite réglé.

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« Si je commente cela, ça va faire un écho de l’autre côté de la Manche. » Ces propos sont ceux dégainés par un Didier Deschamps un brin naïf quand il évoque le sort de son gardien numéro 1 à Tottenham, tranquillement assis dans une chaise de la salle de presse de Clairefontaine. Une mini grenade dégoupillée par la Dêche dont les médias anglais sont friands, et se sont rapidement saisis. « La petite affaire Lloris » est née. De bien beaux parents. Quelques jours plus tôt, la belle, André Villas-Boas, s’est amourachée de la bête, Brad Friedel, muraille vivante d’un jour d’été face à Norwich City (1-1).

Sous le charme de cet épatant ballet, l’entraîneur des Spurs sème le doute sur l’identité de celui qui occupera le poste de numéro 1 dans les bois de White Hart Lane. « Brad a démontré qu’il méritait sa place de titulaire. » , dégaine le Portugais. « Évidemment, la concurrence augmente avec l’arrivée de Lloris, mais cette place est la sienne, et cela continuera comme ça. » Boum. Les mots sont forts. Un brin exagérés. En France, pays du pessimisme ambiant, on voit déjà Hugo Délire flirter avec les parcours anglais de Bernard Lama et Fabien Barthez. Dans les travées de White Hart Lane et dans les rues de Londres, on s’interroge. Sur le management de Villas-Boas, d’abord, mais aussi sur les aptitudes de Hugo Lloris à garder les bois des Spurs. Sérieusement ?

Un poste largement dans ses cordes

On dit souvent de l’Angleterre qu’elle n’est pas la pouponnière des gardiens d’aujourd’hui et de demain. Les Anglais, eux, s’en foutent. D’ailleurs, pour le Briton de base, Lloris, moins d’1m90 sous la toile, est une quiche. Le raccourci emprunté – celui de la taille – est rapide, mais comme dans tout bon cliché, il y a une part de vrai. Dans les airs, c’est un fait, Lloris n’est pas aussi souverain que sur sa ligne. Forcément, quand on joue contre Stoke City, ses lanceurs de javelot et son pivot, ça peut être un peu plus emmerdant que face à Renato Civelli. Ces bastons dans la surface, la gueule qui sent le vécu de Friedel en a vues. Beaucoup. En fait, à 41 ans, le portier américain est loin d’être une chèvre. Il a joué partout où il a posé ses valises. Inutile donc de dire « ce mec est une quiche, il ne faut pas s’inquiéter pour Lloris » . « Lloris a clairement les moyens de s’imposer à Tottenham » semble être plus adapté.

Une prise de pouvoir qui se fera tôt ou tard. Tôt, en montrant rapidement qui est le patron, grâce à ses qualités qui ont fait de lui l’un des tout meilleurs en Europe. Tard, en attendant que Friedel faiblisse un peu, prenne sa retraite, ou qu’André Villas-Boas se fasse virer. Car aujourd’hui, personne ne s’y trompe : le Portugais est un coach totalement paumé, dont on dit qu’il est déjà désavoué par sa direction. L’arrivée de Lloris sans que celui-ci ait été consulté, et sans qu’aucune hiérarchie ait été décidée, va d’ailleurs dans ce sens. En France, on a pris cette histoire au pied de la lettre et déjà, on pose à Deschamps la question du « numéro 1 remplaçant en club » . Mais soyons sérieux une minute. La vérité, on la connaît tous.

Pas d’affaire Lloris, juste une bonne affaire


La première, c’est que Deschamps a été maladroit. « Hugo Lloris n’a pas apprécié les propos d’André Villas-Boas » , balançait-il en conférence de presse à Clairefontaine alors qu’Hugo, toujours aussi tranquille, n’a jamais demandé quoi que ce soit à qui que ce soit. Du coup : « Lloris déçu » dans le Sun, « Lloris énervé contre Villas-Boas » sur le Guardian et les commentaires et jugements qui vont avec. Un emballement médiatique très anglais, que Lloris, quoique mécontent, n’a jamais demandé. La vérité, la vraie, c’est que Hugo Lloris ne peut pas faire banquette. Ni derrière Friedel, ni ailleurs.

Sa maigre indemnité de transfert est déjà suffisamment pénible à digérer en France pour qu’en plus, on commence à fantasmer sur la possibilité qu’il ne joue pas. Certes Friedel n’est pas une banane, mais s’il ne joue pas, ce sera plus une question de temps d’adaptation, de mieux connaître ses coéquipiers et la langue de Shakespeare. Alors, tout sera rentré dans l’ordre. Et on ne parlera plus de « petite affaire Lloris » , mais de « bonne affaire Lloris » . Car c’est bien cela qu’à réalisé Tottenham, au fond.


Par Swann Borsellino
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