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Le fauteuil d’Angers

Déjà quasiment maintenu en Ligue 1 et qualifié en demi-finale de Coupe de France, le SCO s’installe progressivement dans le paysage du football français. Avec comme recette le travail et la modestie. Soit les mêmes ingrédients qui lui ont permis d’accéder à l’élite.

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« On a droit à une ferveur, à une ambiance dans la ville et dans le stade que je n’ai jamais connues alors que ça fait plus de trente ans que j’arpente les couloirs de Jean-Bouin. » Il y a un peu plus d’un an, Anthony Tondut, médecin d’Angers depuis près de dix ans, kiffait la troisième place surprise de Ligue 1 squattée par le promu. Aujourd’hui, l’enceinte s’appelle désormais le stade Raymond-Kopa, le SCO, toujours dans l’élite, pointe tranquillement au douzième rang et l’atmosphère penche davantage du côté de la sérénité que de l’euphorie. Et pour cause : en l’espace de deux saisons, Angers est (re)devenu une équipe qui compte dans le football national.

Maman stabilité


Jamais franchement inquiété par une éventuelle relégation en 2017 (malgré une mauvaise période traversée cet hiver), le plus petit budget de première division est ainsi en train de réussir un pari qui devait normalement prendre beaucoup plus de temps : celui de s’installer dans le monde du ballon rond français. Après avoir alterné le très bon et le moins bon en Ligue 2 de 2007 à 2015, le Sporting ressemble en effet de plus en plus à celui des années 60, qui avait même accroché le podium en 1967. Un véritable renouveau, confirme Yohann Eudeline, joueur jusqu’en 2016 et qui fait maintenant partie de la cellule de recrutement : « Il y a quelque temps, les gens ne savaient même pas placer Angers sur la carte. Ce n’est plus le cas. » Mais alors, comment le SCO se débrouille-t-il pour s’imposer au plus haut niveau alors qu’il n’a que peu de sous ?


En réalité, la recette n’a pas changé ces dernières années et les ingrédients qui font pousser le club sont les mêmes que ceux qui lui ont donné le droit d'intégrer la maison des grands. Stéphane Moulin n’a pas bougé du banc depuis 2011 et peu de changements ont eu lieu en interne. Surtout, certaines valeurs prépondérantes prônées par le SCO sont toujours respectées par les joueurs. « L’objectif de pérenniser le club au plus haut niveau passe par deux choses : la solidarité et l’humilité. Concrètement, il s’agit de rester solidaire, de ne pas tout remettre en cause quand on est dans la difficulté, et de faire preuve d’humilité quand ça va bien, explique Eudeline. Lorsque l’on gagne, personne ne s’enflamme. Car on sait que c’est un équilibre qui peut vite flancher du mauvais côté. Et lorsque l’on perd, personne ne s’alarme. En début de saison, on a commencé par trois défaites en championnat et tout le monde trouvait ça catastrophique. Sauf que nous, en interne, on constatait le bon fonds de jeu produit et on savait que ça allait payer. »

Boul'haut


Autre critère indispensable à la croissance de l’entité : le boulot. À tous les niveaux. Avec peu de millions à dépenser, les dirigeants du SCO et membres du staff ont forcément plus de taf que les autres s'ils souhaitent faire vivre un projet économique forcément un peu casse-gueule. Et sans le talent de Marco Verratti, les joueurs doivent offrir plus de sueur que d’autres effectifs pour rendre possible un projet sportif ambitieux. Eudeline : « Depuis que je suis arrivé, je vois qu’on grandit. Les étapes se franchissent petit à petit. On a eu des nouveaux bâtiments, les résultats sont bons... Mais il n’y a pas d’euphorie particulière. Pourquoi ? Parce que tout le monde est conscient qu’il ne faut pas se relâcher. Travailler constamment, quoi. On l’a vu : dès qu’on fait un peu moins d’efforts, les résultats s’en ressentent immédiatement. Les joueurs sont conscients que l’équilibre est fragile et travaillent donc comme des dingues. »


Un investissement de tous les instants récompensé non seulement par un maintien quasiment acquis (les Angevins possèdent huit points d’avance sur la zone rouge à six journées de la fin de l'épreuve), mais aussi par une troisième demi-finale de Coupe de France en sept ans. « Atteindre le dernier carré aussi souvent, ce n’est pas un hasard, estime Eudeline. Ça montre qu’on progresse, et que le boulot est bien fait, tout simplement.  » De quoi viser plus haut dès la saison prochaine ? « Le but reste toujours le maintien, hein. Il ne faut pas aller trop vite : avant nous, des équipes similaires ont ambitionné des choses inatteignables et se sont rapidement écroulées. Faire partie des douze ou treize meilleurs chaque année à long terme, oui, mais soyons patients. Surtout qu’on sera sûrement encore le plus petit budget l’année prochaine. » Ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre : voilà le véritable credo de la dalle angevine.



Par Florian Cadu
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