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Le fardeau du Cholo Simeone

Après avoir habitué le peuple de l’Atlético à des exploits en pagaille, Diego Simeone se retrouve presque prisonnier de son statut de demi-dieu. Car devant cette mission quasi impossible face au Real, le Cholo sait qu’il ne pourra que décevoir. La fin de l’idylle?

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La mine est grave, presque mortuaire. Non pas qu’un décès soit à déplorer, bien au contraire, mais Diego Simeone ne peut enlever de son faciès cet air renfrogné et abattu. Pourtant, dans un ultime élan d’optimisme, le gourou de l’Atlético de Madrid, tout juste balayé par l’ennemi merengue en demi-finale aller de Ligue des champions (3-0), y va de sa tirade de général en chef des armées : « Le football est merveilleux parce que des choses inattendues peuvent, parfois, se réaliser. C’est plus que difficile, c’est même impossible, mais je persiste à croire que nous avons encore nos chances. Parce que nous nous appelons l’Atlético de Madrid et que, possiblement, nous en sommes capables. » Dans cette sortie de la dernière chance, difficile de déceler le vrai du faux, la sincérité du bluff. Car à ne pas s’y méprendre, la mission qui attend ses Colchoneros relève du chimérique face à un Real qui enchaîne 60 matchs en trouvant le chemin des filets. De fait, Diego Simeone est prisonnier de ses propres exploits : ceux qui ont conduit l’Atlético à réaliser l’impossible depuis son arrivée en brisant les monopoles merengue et blaugrana.

Une invraisemblable remontada ou la porte ?


Lorsqu’il est intronisé, en décembre 2011, sur le banc du Vicente-Calderón, l’armoire à trophées de l’Atlético de Madrid ne compte alors que 22 titres, répartis entre compétitions domestiques et continentales. Six ans se sont écoulés et le musée rojiblanco affiche désormais cinq nouvelles breloques dorées – une Ligue Europa, une Supercoupe d'Europe, une Coupe du Roi, une Liga et une Supercoupe d’Espagne, dans cet ordre. Autrement dit, Diego Simeone est ni plus ni moins que l’entraîneur le plus prolifique de l’histoire centenaire des Colchoneros. Pourtant, cette réussite inégalée ne lui confère plus le totem d’immunité auprès de la nébuleuse qui entoure l’antre des Matelassiers. Si bien qu’au coup de sifflet final du dernier derby madrilène, la rouste se transforme en règlements de compte de la part d’anciens de la maison. Critiqué, voire vilipendé pour son plan de bataille jugé trop peu ambitieux, lui préfère ne pas rentrer dans ce jeu et assure « que les critiques (le) font avancer  » . Soit. Mais les dégâts causés par ces prises de position contre le Cholo ont un prix, sans doute celui de son départ prochain.


Le manque de gratitude d’une partie du peuple rojiblanco n’étonne guère dans un monde du ballon rond qui ne vit plus qu’au travers des victoires et de l’immédiateté. La mémoire des supporters de l’Atlético reste pourtant bien remplie par les souvenirs heureux laissés par le Cholo. Au premier rang de cette fierté retrouvée se trouve, justement, le fait que l’entraîneur argentin ait réussi à rendre compétitifs ses Matelassiers face à la puissance du voisin de la Castellana. Quand l’Atlético restait sur quatorze années sans l’emporter face au Real Madrid, il rend au derby de Madrid une incertitude perdue. Mieux, malgré les moyens financiers limités du second club de la capitale, il réussit à l’intégrer parmi les toutes meilleures équipes du continent avec pas moins de deux finales de Ligue des champions et trois participations au dernier carré depuis le début de son mandat. Bref, un exploit immense qui, aujourd’hui, semble bien loin pour une partie non négligeable des spectateurs du Vicente-Calderón qui se comporte en enfant pourri-gâté. À moins d’une invraisemblable remontada face au géant européen qu’est le Real Madrid.

Les maux de l’Atlético ne sont pas ceux du Cholo


Si la dernière soirée de l’Atlético au Bernabéu a été noire, très noire, elle ne le doit pas qu’à sa liquette noire – car oui, pour les sages de l’UEFA, les couleurs des deux clubs pouvaient se confondre, ce qui n’a jamais été le cas en 110 ans de duels épiques... Idem, elle ne le doit pas qu’à Diego Simeone. Car l’institution de l’Atlético a, pour cet exercice en tout cas, de quoi se remettre en question. Depuis le dernier mercato estival, le Cholo n’a pu renforcer son groupe pour cause d’interdiction de recrutement hivernal, a assisté au baptême du nouveau stade par un nom qui va à l’encontre de l’histoire du club, a contemplé le nouveau design de l’écusson car un illuminé de la loge présidentielle en a décidé ainsi... Et pourtant, c’est bien lui qui est au centre des critiques pour n’avoir su résister à une équipe madridista dont presque tous les remplaçants seraient titulaires dans le onze rojiblanco. Plus que palpable, le malaise pourrait même laisser place à une profonde tristesse au coup de sifflet final de cette saison. Après cinq ans et demi de bons et loyaux services, le temps pourrait être venu pour Diego Simeone de s’offrir un nouveau défi. Un défi ô combien mérité.

Par Robin Delorme
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