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  2. // FC Valence/Schalke 04

Le fantasque et le métronome

Outsider de la Liga, Valence l'est aussi en Ligue des champions, après une phase de poule concluante. Perdu en Bundesliga, Schalke espère se retrouver le temps d'un huitième.

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Que concluait-on au terme de MU-Valence, dernier match de la phase poule ? Que le club ché ne serait pas un cadeau pour le gros qui le tirerait. Finalement, les boules ont décidé d'envoyer un petit au casse-pipe. Tout du moins, en apparence. Premier de son faible groupe de Ligue des Champions, devant le Lyon moribond de la première moitié de saison, Schalke 04 réalise une saison médiocre, voire calamiteuse en Bundesliga. Dixième du championnat allemand, malgré Raul, Huntelaar ou Farfan, le club de la Ruhr a longtemps flirté avec la zone de relégation. En Liga, Valence, lui, devrait se battre pour le titre (moyenne de deux points par match) si le championnat espagnol n'était pas confisqué par les entreprises oligopolistiques madrilène et barcelonaise. Sur ses huit derniers matches, Valence a accumulé 22 points. Comme le Barça ... Avec un Joaquin requinqué, un Alberto Costa rapidement acclimaté et l'excellent Pablo Hernandez à la manœuvre, le troisième de la Liga pallie sa carence en avant-centre d'élite (Aduriz, le meilleur réalisateur, a inscrit neuf buts et Soldado en cumule cinq), par la capacité de ses milieux et de ses latéraux à plonger dans le dos de la défense adverse. Une mobilité qui devrait perturber le fragile collectif allemand.

Unai Emery préfère toutefois rester prudent. Pour l'entraîneur valencian, sans doute soucieux d'éviter les impasses de l'excès de confiance, mais également conscient du potentiel de ses adversaires, il s'agit d'un « 50-50 » entre les deux équipes. Car, si Schalke est capable du pire -il l'a montré depuis le début de saison- le club de la Ruhr peut aussi se sublimer à l'occasion. Il a ainsi défait le renaissant Bayern en décembre et vient de tenir en échec son voisin et néanmoins leader de Dortmund. Surtout, le dixième de Bundesliga dispose dans ses rangs du meilleur buteur de l'histoire des coupes européennes : Raul Gonzalez Blanco, 68 réalisations. Au moment où son presque conscrit, Ronaldo, tire sa révérence épuisé, l'élégant avant-centre espagnol tire toujours son épingle du jeu : dix buts en championnat, et deux lors de la phase de poule de Ligue des champions. « La présence de Raul grandit ce huitième de finale » a ainsi loué Emery. Anobli par l'ex du Real, le front de l'attaque est également peuplé un autre ex madridiste, le Batave, Huntelaar, soutenu par le Péruvien, Farfan.
 Ces deux derniers également en réussite lors de la phase de poules, avec respectivement trois et deux buts inscrits.

Face à l'énoncé de ces atouts offensifs, la dixième place en Bundesliga de Schalke 04 ressemble alors davantage à un leurre qu'à une jauge fiable des limites du talent allemand. Le révélateur valencian devrait donner son verdict définitif sur la véritable moelle des hommes de Felix Magath.

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