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Le facteur crête

Coiffure à la mode chez nos amis footballeurs, la crête irriterait plus d’un dirigeant en France. Du moins, a priori. Car à l’heure où l’OM et le PSG sont censés avoir banni la coiffure de leurs vestiaires, on remarque qu’en fait, ce n’est pas vraiment le cas.

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Mario Balotelli, Marek Hamšík, Djibril Cissé. Ces joueurs ont tous des crêtes. Bien qu’ils figurent parmi les plus connus, ces footeux sont loin d’être des cas isolés. Parce que oui, l’une des coupes les plus répandues dans le football aujourd’hui, c’est bien la crête. Le problème, c’est qu’il semblerait qu’en France, cela en gêne certains. Fin juin, José Anigo, directeur sportif de l’OM, annonçait que les crêtes pour les joueurs de l’OM, c’était fini. À peine un mois plus tard, les dirigeants parisiens lui emboîtaient le pas. Le motif évoqué pour cette mesure assez rare (mais pas la première du genre, remember Passarella…) : le « souci d’image » . Quelques semaines plus tard, cependant, on constate que des mecs ont conservé leur crinière. Alors, buzz pour rien ou réelle volonté de bannir l’extravagance ?

Punk mais pas rebelle

Historiquement parlant, la crête dite "iroquoise" était la "coiffure" de guerriers de certaines tribus amérindiennes. Une coiffure qu’a empruntée le punk, pour lui donner cette fois-ci une image rebelle. M’enfin, pour les papis/mamies hein, puisqu’elle est apparue à la fin des seventies. Depuis, cette coupe de cheveux avait un peu disparu de la circulation, avant de revenir à la mode au milieu des années 2000. Alors est-ce que cette image rebelle a survécu dans les esprits ? Selon les spécialistes, non. « C’est vrai que quand on évoque la crête, on pense au côté punk. Mais je ne crois pas qu’aujourd’hui, les ados aient cette notion "punk". C’est quelque chose qui a évolué. La crête aujourd’hui évoque plus Ronaldo. Cette idole qui a sorti cette coiffure et l’a popularisée. Après, le côté "rasé à blanc" avec un dessus mal réalisé a ce côté un peu skinhead-punk provocateur » , assure Fabrice Cornillon, ancien coiffeur de… Djibril Cissé. « La crête n’a pas l’image de rebelle, je pense qu’elle est utilisée pour se faire remarquer, c’est tout. Rio Mavuba, quand il faisait sa coiffure avec des signes "tribals", on parlait beaucoup de sa coupe, on prenait des photos… » , élargit Thierreez, qui a, quant à lui, coupé les tifs du milieu lillois. Voilà donc le topo. Plus que de provoquer, le but des footeux est avant tout de se faire remarquer. Quelque chose de logique, quelque part, en cette époque de buzz perpétuel. Mais alors, qu’est-ce qu’il y a de mal à ça ?

Pas grand-chose, quand les résultats vont. En revanche, lorsque c’est le contraire… « J’imagine que lorsqu’il n’y a pas de résultats, on s’attaque à un joueur sur ses paroles, son comportement ou son look » , continue Thierreez. Pas faux. Lorsqu’une équipe est en effet touchée par une crise sportive, tous les éléments du groupe sont pointés du doigt, et un réflexe naturel (mais un peu con) est d’aller taper sur le moindre détail. La manière de parler, la dégaine... Autant dire qu’en France, avec les récents déboires en EDF, il est logique, presque, que les clubs soient sur les dents. Quand bien même l’infime détail retenu n'est qu’une coupe de cheveux. C’est bien ce qu’avait déclaré Élie Baup, d’ailleurs : « C’est anecdotique dans la vie d’un groupe, mais aujourd’hui, il faut respecter l’image que l’on veut transmettre. Au-delà des cheveux, le foot français est attendu, comme on l’a vu pendant l’Euro. La priorité reste le terrain et le jeu, mais il faut aujourd’hui que les jeunes footballeurs prennent conscience qu’il y a une attente autour de leur image et de l’attitude qu’ils peuvent renvoyer à l’extérieur. C’est un détail de la vie du groupe, mais c’est important de renvoyer une attitude simple, sincère et sportive. Ça peut paraître basique, mais s’il y a une reconquête, elle passe par là aussi, même s’il y a un décalage entre ce que sont les footballeurs et l’image qu’ils renvoient. »

Les clubs au cas par cas ?

Avec l’énorme buzz provoqué par la "mesure Anigo", on est donc tenté de se demander où on en est. Bah, une revue d’effectif montre par exemple que des mecs comme Jordan Ayew ou Mamadou Sakho ont toujours leur tignasse. D’ailleurs, le premier cité avait déclaré à La Provence, juste après l’annonce de l’interdiction des crêtes à l’OM : « Ce ne sont pas les cheveux qui jouent au foot. Moi, je ne suis plus un jeune. Ça fait trois ans que je suis en pro. » Là est tout le fond de la question. Les médias se sont emparés de l’annonce d’Anigo pour élargir le champ de l’interdiction à tout l’effectif pro marseillais, mais en fait, elle ne concernait que des jeunes de l’équipe réserve. Quatre jeunes pour être exact, remis dans le droit chemin, car accusés de « se la péter un peu trop » . Manière d’éviter le côté « star system » et de se faire petit, à un moment où l’image du footballeur est plutôt dégradée dans l’Hexagone. Du côté du PSG, c’est encore autre chose, puisqu’aucune déclaration n’a jamais été faite sur le sujet, de telle sorte qu’il est impossible de savoir si oui ou non la crête a été bannie (sans doute certains se sont posé la question parce que Jérémy Ménez a rasé sa crinière). Bref, le soufflé est retombé.

Peut-être, alors, que la décision se fait au cas par cas. Lorsqu’un joueur est dans la tourmente, on lui demande de se faire discret, y compris capillairement. « Cissé a été l’un des premiers à se faire remarquer par ses coiffures : les décolorations, les dessins… Et on peut remarquer qu’à l’époque où il était moins performant, il a cessé de lui-même de faire ce genre de coupes » , note Thierreez. Cessé de lui-même, ou conseillé ? À l’heure du boom de la communication et où le footballeur est critiqué, mieux vaut éviter l’excentricité. Voilà la conclusion d’un buzz médiatique, au final, trop gros pour être vrai. Mais, en revanche, et Fabrice Cornillon fait bien de nous le rappeler, « dans notre jargon, on dit de certains qu’ils ont une serviette hygiénique sur la tête » . C’est encore la seule certitude que l’on a à propos des crêtes.

Alexandre Pauwels
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C'est quand que la Fifa autorisera la plume dans le fion ???
Celle de Clint Mathis au mondial 2002 à fait mal aussi !
Le premier "gros joueurs" décoloré c'est pas plutôt ibrahim ba que djibril cissé ?
Y'a vraiment pas d'actualités pour faire un article entier sur les crêtes.

Par contre moi je pensais que c'était Beckham qui avait relancé la mode pendant la coupe du monde 2002
SoninkePsg Niveau : DHR
2002 le mondial des coupes avant gardistes. DES colorations, des crêtes des Ziege, Beckham, Mathis, je me rappelle que ça m'avait choquer !
Gentil Ghana Niveau : DHR
Anigo , il est juste jaloux parce qu'il peut pas le faire, c'est tout.
Un article, du vent. Mais au final, le Football est un peu le reflet de la société : Dicté par les autorités décisionnaires et aseptisé au possible. Faites-ci, faites-ça, arrêtez de fumer, arrêtez de boire, arrêtez de bouffer... Foutez-nous/leur la paix !
Juju la Terreur Niveau : DHR
Finalement, il n'y a que les attaquants qui ont des crêtes et qui ont une envie folle de se faire remarquer par un buzz, une insulte ou un look original.
Morale: formons que des défenseurs, on aura la paix.
PS : Ronaldo et sa chatte sur la tête / Mondial 2002
Je veux bien que les crêtes des footeux soient moches et ridicules,mais cela mérite il vraiment d'en faire un article?
Il est paradoxal que la « question de la crête » se pose dans le pays qui s'est quand même choisi un gallinacé comme emblème.
bebebullterrier Niveau : District
Partir du principe que "l’une des coupes les plus répandues dans le football aujourd’hui, c’est bien la crête" pour faire un article et constater dans ce même article qu'à peine un dizaine de footballeurs en L1 en portent .... 10 sur 400 pros ... quelle invasion...
A quand un article sur le shopping de ces messieurs et de leurs dames ? c'est Voici ici ou quoi ?
Poubelle
Bref, en gros, tant que tu gagnes, tu peux bien te coiffer comme tu veux, tout le monde s'en branle.
Les espagnols pourraient tous avoir une crête fluo, qu'on leur dirait rien.
Puis merde, les mecs peuvent bien se coiffer comme ils l'entendent, paye ton débat merdique.
Ljungberg aussi en 2002 il me semble.

C'est pas une dizaine en L1, chaque club en a au moins 3-4. Après je vois pas le problème, c'est laid mais c'est la mode, personne a demandé aux footballeurs dans les années 1980 de raser leur touffe ignoble. Chaque époque a sa coupe à la mode moche. Je vois pas en quoi ils donnent une mauvaise image au club, juste à leur tête, dans 20 ans ils rigoleront en revoyant leur coupe d'aujourd'hui.
Franchement ils peuvent faire tout ce qu'ils veulent, rien ne sera plus ridicule que la coupe "pubis" de Ronaldo au mondial asiatique.
Sans parler de crête, le précurseur de l'explosion capillaire est peut être bien Taribo West pour ceux qui se souviennent.
La FIFA et l'UEFA doivent sévir ! C'est une honte toutes ces bananes sur un terrain de foot !
À mort la crête! Vive les cheveux mi-longs qui volent au gré du vent et des petits-rateaux ou panenka (Qui a dit Pirlo?)!
FAUX! Anigo a demandé aux jeunes du centre de formation de se virer la crête, pas aux pros. Donc Jordan Ayew avait pas à l'enlever. Donc article encore plus inutile.
Pas trop d'accord concernant l'origine de la crête c'est David Beckham qui l'a popularisé.
N’empêche que certains jeunes les copient. J'en ai 2 de 19 piges dans mon club de district. Si ils étaient bon ça me dérangerait pas mais en l’occurrence...
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