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  1. // Ligue Europa – 1/2 finale retour – Dnipro Dnipropetrovsk/Naples

Le Dnipro est-il favorisé par l'arbitrage ?

Le club au nom imprononçable reçoit ce soir Naples pour le match retour de la demi-finale de Ligue Europa. À l'aller, les Ukrainiens ont réussi à arracher un match nul inespéré sur un but qui n'aurait pas dû être accordé. Un « coup de bol » qui n'est pas le premier cette saison.

On joue la 81e minute de jeu au San Paolo. Le Napoli se dirige sereinement vers une victoire contre le Dnipro dont la défaite ne fait plus aucun doute. Les Ukrainiens ont passé l'intégralité de la rencontre à serrer les fesses derrière, tout en proposant un jeu aussi triste qu'un épisode de Princesse Sarah. Pourtant, Seleznyov, qui est entré une minute auparavant, parvient à tromper la vigilance du portier Mariano Andújar. Un coaching gagnant ? Absolument pas. Dans le langage courant, on appelle plutôt cela une erreur d'arbitrage. Le buteur du Dnipropetrovsk était en nette position de hors-jeu au second poteau au moment de recevoir le cuir. Malgré les protestations virulentes des hommes de Rafael Benítez, l'homme au sifflet Svein Oddvar Moen valide le but et confirme ainsi la cécité de son arbitre assistant. Un scandale ? Au vrai, ce n'est rien en comparaison de ce qui a précédé le parcours des Ukrainiens.


Qarabağ, a fucking disgrace !


Flashback. Nous sommes le 11 décembre 2014. Dans la poule F, le Dnipro et Qarabağ se livrent une bataille à distance pour le gain de la seconde place synonyme de qualification pour les seizièmes de finale. Pour que les Ukrainiens se qualifient, ils doivent battre Saint-Étienne et espérer dans le même temps que Qarabağ ne vienne pas à bout de l'Inter de Milan, leader irrattrapable de cette poule. Le Dnipro accomplit sa part du contrat en se débarrassant aisément d'une équipe verte apathique (1-0). Avec les trois points de la victoire, Dnipropetrovsk s'empare de la seconde place en attendant le résultat du côté de Qarabağ. L'équipe azerbaïdjanaise parvient à mettre en difficulté l'Inter, mais fait preuve d'un cruel manque de réalisme.

Dans le temps additionnel, alors que tout semble perdu pour Qarabağ, le Brésilien Richard Almeida de Oliveira déclenche une frappe glissée qui termine dans les cages milanaises. Le stade Tofig Bakhramov explose littéralement de joie, des scènes de liesse éclatent en tribune et sur la pelouse : Qarabağ est qualifié. Enfin pas selon l'homme en jaune qui a décidé le contraire. Pour on ne sait quelle raison, Miroslav Zelinka refuse d'accorder le but. On regarde le ralenti de la frappe d'Oliveira sous tous les angles, tout semble indiquer qu'il est valable. Pas de hors-jeu, pas de faute, rien, nada. Une décision incompréhensible sur laquelle n'est jamais revenu l'arbitre tchèque. Le pire, c'est que personne ne semble avoir remarqué cette erreur qui a coûté la qualification à Qarabağ. Six mois plus tard, le Dnipro est en ballottage favorable pour atteindre la finale de la Ligue Europa.

Vidéo

Le Dnipro mérite-t-il sa place ?


Grâce à cette erreur, le Dnipro a pu poursuivre son aventure européenne et même prétendre à la victoire finale. Peut-on donc dire que cette équipe ne devrait pas être là aujourd'hui ? Clairement, le club ukrainien a bénéficié d'un arbitrage favorable. Outre les erreurs citées auparavant, le Dnipro est le club qui a bénéficié le plus de coups de sifflets en sa faveur. Une statistique qui suscite de nombreuses interrogations et des théories sur cette équipe dont le président, Ihor Kolomoïsky, est le troisième homme le plus riche d'Ukraine. En mettant l'aspect complot de côté, il faut reconnaître que le Dnipro possède quelques joueurs de qualité.

En bon club ukrainien moderne qui se respecte, le Dnipro dispose de joueurs brésiliens : le solide Douglas en défense et le très bon milieu de terrain Leo Matos. En plus de cette touche do Brasil, le club de l'Est de l'Ukraine s'appuie sur un contingent de locaux : Konoplyanka, Roman Bezus, Rouslan Rotan ou Roman Zozulya. Des joueurs qui évoluent ensemble depuis quelques années et qu'on a déjà pu voir en action contre l'équipe de France lors de la défaite à Kiev en 2013 (2-0). Depuis deux-trois ans, le Dnipro s'impose comme l'une des places fortes du football ukrainien au même titre que le Dynamo Kiev. Il n'est donc pas anormal de voir cette équipe à ce stade de la compétition et il ne faudra pas non plus s'étonner si elle finissait par atterrir en finale à Varsovie.

Par Lhadi Messaouden
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