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Le diesel bordelais

Les Girondins, qui disputaient leur troisième test face à une formation de Ligue 1, ont battu Ajaccio (2-1), dimanche à Biscarrosse (40), grâce à la technique du « monte en puissance » . Une stratégie pourrie mais qui leur réussit bien.

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Bordeaux (L1) - Ajaccio (L1) : 2-1


Buts : Gouffran (60eme) et C. Diabaté (87eme) pour Bordeaux – Samaritano (4eme) pour Ajaccio.

C'est déjà le troisième match de préparation pour les Girondins, tandis que les Corses disputent leur première rencontre de la saison. Et comme d'habitude pour les hommes de Francis Gillot, c'est un « 4-4-2 » des familles qui est aligné. En face, c'est un « 4-1-4-1 » , made in Olivier Pantaloni, sobre et solide. Là aussi, comme d'habitude, on assiste à une entrée en matière catastrophique de la part des Bordelais : Socrier, bien inspiré, démarre côté droit et profite d'un mauvais contrôle de Ciani pour s'échapper, et centrer devant la cage de Keita, préféré à Olimpa. Sanction immédiate : reprise pourrie mais efficace de Samaritano et but (4e) ! Quatre minutes de jeu, donc, et scénario identique aux semaines précédentes pour capitaine Plasil et consorts : un troisième but encaissé (sur quatre à ce moment-là, après Lille et Toulouse, ndlr) en moins de sept minutes !



Bordeaux est un diesel. Un vrai, puisque hormis une balle en profondeur de Trémoulinas, suivi d'un énorme gâchis de Modeste (16e), pas grand chose à se mettre sous la dent en première période. Pour la petite histoire, l'ancien Niçois, après un crochet sur le dernier défenseur, tirait fort sur Ochoa (16e), qui repoussait dans les pieds de Gouffran, lequel tuait deux mouettes, au regret de s'être éloignées du littoral voisin ! Et si, tout simplement, le portier mexicain à la coupe afro et fraîchement débarqué en France, était la principale attraction d'un premier acte dominé dans la conservation de balle et la vivacité par les Insulaires ? Bref, en dépit de deux tentatives de Cavalli (20e) et Kinkela (23e) stoppée par Keita : rien ! C'est nul et indigne en termes de spectacle, mais suffisant pour l'A.C.A. qui rentre satisfait au vestiaire.

Coaching gagnant pour Gillot

Suite au coup de sifflet de reprise, Monsieur Piccirillo a noté dix changements sur onze du côté des Marine et Blanc. Seul Gouffran reste. Olivier Pantaloni, lui, préfère laisser son onze de départ. Mais dans le sillage de l'ancien Caennais, ce sont les jeunes pousses bordelaises qui pressent, accompagnées par Henrique (capitaine), Sané et Savic, entre autres, plus costauds dans leurs lignes. Sertic arrose, mais son tir retombe au-dessus (49e). Cinq corners plus tard, et un beau mouvement technique amorcé par le duo Maurice-Belay/Saivet, Gouffran allume Ochoa et met sous la barre (60e). Égalisation logique, au vu du jeu pratiqué. Bon coaching de Gillot, aussi.



Les Corses renouvellent progressivement l'effectif et, surtout... reculent, et subissent ! Résultat : Bordeaux joue plus juste, plus structuré, et frappe au but toutes les deux minutes. Marek Plasil – le petit frère – fait son entrée au sein de la défense centrale ajaccienne, mais voit Sala, jeune argentin et grand espoir bordelais, décaler Sané, qui glisse pour Saivet côté droit. Le centre pour la tête de Cheick Diabaté est parfait, et le deuxième but au rendez-vous (87e). Saivet frappe encore, mais c'est le poteau d'Ochoa qui sauve les Rouge et Blanc du chaos (90e). Bordeaux s'impose, ses attaquants se rassurent, et Ajaccio sait que le plus dur commence...





Laurent Brun, à Biscarrosse

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