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Le destin de Zizou

Ce soir, Zinédine Zidane vient d'ajouter une énorme ligne sur son CV dans le monde du football. Cette fois-ci, dans la case entraîneur. Un mec né pour briller.

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C'est lui le premier qui monte les marches pour aller chercher la Coupe et sa médaille. Pour recevoir les accolades de Florentino Pérez et de tous les officiels. Pour monter sur le podium. Pour savourer. D'habitude, l'entraîneur ferme la marche, ce sont les joueurs qui sont mis en avant. Mais cette fois-ci, l'entraîneur de l'équipe vainqueur de la Ligue des champions, c'est lui. C'est Zinédine Zidane. Il l'avait déjà fait, quatorze ans plus tôt, mais il ne portait pas la même tenue. En 2002, le héros de Glasgow portait la tunique blanche, était en sueur et venait de faire parler ses pieds. Cette année, le héros de Milan porte un costard bien cintré, est tout propre et vient de faire parler sa tête. Et le voilà qui entre dans une autre dimension.

Cinq mois largement rentabilisés


Il y a cinq mois, Zizou était jeté dans le grand bain, nommé à la tête du grand Real Madrid, en lieu et place de Rafael Benítez. Un grand saut dans l'inconnu. Au-delà de son aura d'immense joueur, beaucoup doutent de sa faculté à imprimer sa patte sur le collectif madrilène. Beaucoup doutent de sa capacité tactique, notamment face un technicien comme Diego Simeone. Le principal argument ? Son manque d'aisance verbale. Comment un mec qui est si peu à l'aise lorsqu'il prend la parole pourrait-il transcender ses joueurs ? Eh bien tout simplement parce que Zinédine Zidane pue la victoire. À des kilomètres.


En cinq mois, le champion du monde 1998 et d'Europe 2000 fait des choix forts. Il installe durablement Casemiro en sentinelle pour rééquilibrer son milieu de terrain, quitte à mettre James Rodríguez sur le banc, lui qui pèse 80 millions d'euros. Pas anodin quand on connaît les pressions marketing que peut faire peser Florentino Pérez. Étonnant pour un ancien numéro 10, qu'on pensait plus enclin à favoriser le spectaculaire Colombien au rugueux Brésilien. En cinq mois, Zidane est parvenu à relancer le Real Madrid dans la course au titre et à guider le club sur le chemin de la Undécima. Certes, ce n'est pas le plus beau champion d'Europe de ces dernières années, mais ZZ a fait preuve d'une qualité qu'on ne lui connaissait pas forcément : le pragmatisme.

Né pour gagner


Ce 28 mai 2016, Zinédine Zidane s'est payé le luxe de s'offrir une bulle d'oxygène à la tête du Real Madrid, chose que très peu de coachs ont réussi à faire. Avec ce titre, condition essentielle pour que le Français ne soit pas inquiété pour son poste, Zizou va pouvoir enfin poser des bases plus solides. Les bases de son jeu à lui. Ce 28 mai 2016, Zinédine Zidane est devenu le septième homme après Miguel Muñoz, Giovanni Trapattoni, Johan Cruyff, Carlo Ancelotti, Frank Rijkaard et Pep Guardiola à soulever la Ligue des champions en tant que joueur et tant qu'entraîneur.


Ce 28 mai 2016, Zinédine Zidane est devenu le premier entraîneur français depuis Helenio Herrera (oui oui, il était français) en 1965 à remporter la C1. S'il a fallu dix-huit ans de carrière pour s'imposer comme l'un des plus grands joueurs français de tous les temps, si ce n'est le plus grand, il aura fallu moins de six mois pour qu'il grimpe tout en haut de la hiérarchie des entraîneurs français. Comment disait-on en 1998 ? Ah, oui... « Zidane président » ?



Par Kevin Charnay
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