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Le (dernier) jour où Saint-Étienne a battu l'OL à Geoffroy-Guichard

Année du dernier titre de champion du PSG et de la disparition de la victoire à deux points, la saison 93-94 est aussi le témoin d'un derby Sainté-Lyon devenu historique au fil du temps. Depuis bientôt vingt ans, les Verts n'ont plus gagné à Geoffroy-Guichard. Autant dire que ce succès (3-0), aux allures de fessée, reste encore gravé dans toutes les mémoires.

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33e journée de D1 – 5 avril 1994

Saint-Étienne - Olympique lyonnais : 3-0
Buts : Despeyroux (65e), Mendy (77e et 88e)

Saint-Étienne : Bell – Deguerville, Primard, Blanc, Harcheche – Despeyroux, Delpech, Swierczewski (Médaillon), Moravcik – Wohlfarth (Santini), Mendy.
Entraîneur : Jacques Santini
Olympique lyonnais : Olmeta – Flachez, N'Gotty, Marcelo, Amoros – Roy, Deplace, Gava, Rivenet (Chavrondier) – Debbah (Abou), Maurice.
Entraîneur : Jean Tigana

Depuis ce fameux 5 avril 1994 et une rouste infligée à l'ennemi intime (3-0), Saint-Étienne n'a plus dominé l'OL dans son antre de Geoffroy-Guichard. Dix-huit ans de disette. Une série de treize matchs consécutifs toutes compétitions confondues (6 nuls, 7 défaites). Terrible pour les supporters stéphanois, jouissive pour les fans lyonnais. À l'époque, les deux équipes affichaient encore des ambitions similaires. « On jouait les mêmes places au classement. Le groupe Casino sponsorisait l'ASSE pour la dernière année (jusqu'en 1999 en réalité) à hauteur de 50 000 francs. Ensuite, Lyon a passé la sixième  » , analyse Pascal Despeyroux, milieu récupérateur des Verts et premier buteur en 94.

Avant de se rendre dans le Chaudron, Lyon occupe la huitième place de D1 avec 35 points. Soit deux unités devant Saint-Étienne, qui peut alors rejoindre et doubler son adversaire en cas de victoire. De quoi attiser encore plus la haine entre supporters, déjà chauds comme la braise. « Je me souviens qu'on avait eu du mal à passer avec le bus. L'ambiance était exceptionnelle » , se remémore le Lyonnais Manuel Amoros. Davantage soucieux du détail, Pascal Despeyroux confirme : «  Lors de ces matchs, les bus étaient escortés par des escadrons de motards. Et même si les feux passaient automatiquement au vert, on se faisait caillasser. » Une simple mise en bouche, histoire de prévenir le rival qu'il s'apprête à vivre l'enfer.

Un stratège nommé Jacques Santini

Les deux équipes étant trop loin au classement pour jouer une place européenne, il n'est donc question que de suprématie régionale dans ce derby de 94. Le moyen le plus simple de sauver en partie sa saison et de se réconcilier avec le public. En filou qu'il est, Jacques Santini, le coach des Verts, avait donc pris soin d'établir un plan de tout premier ordre. «  On avait accepté d'être la petite équipe. On leur laissait le ballon pour mieux les contrer. C'étaient les consignes de l'entraîneur et ça nous a plutôt bien réussi » , avoue Despeyroux, le sourire dans la voix.

Pour être tout à fait honnête, il a fallu beaucoup de réussite aux coéquipiers de Laurent Blanc (capitaine des Verts) pour ne pas rompre face au onze aligné par Jeannot Tigana. Surtout avec la doublette Maurice-Debbah, capable de mettre au supplice n'importe quelle défense de D1. La première mi-temps est à l'avantage des Rhodaniens. Sainté subit, recule et laisse à Joseph Antoine Bell, qui disputait son dernier match à GG, le soin d'écœurer les attaquants adverses. « On a fait un bon match avec la maîtrise du ballon. Mais on n'a pas su marquer » , confirme Amoros. Et comme toujours quand on bouffe trop la feuille, on se fait punir.


Étienne Mendy, l'unijambiste en larmes

Peu après l'heure de jeu, Saint-Étienne ouvre le score. Pascal Despeyroux marque son seul et unique but de la saison, après un déboulé d'Étienne Mendy. « Ça fait bientôt 20 ans mais je m'en souviens comme si c'était hier. Étienne déborde côté gauche (côté droit en fait) et centre aux dix-huit mètres. J'enroule une frappe du plat du pied dans la lucarne de Pascal Olmeta. Je revois encore l'image, imparable.  » C'est quasiment ça, à la seule différence que la frappe a terminé sa course dans le petit filet, au ras du sol. Mais bon, pour la beauté du geste, on peut lui accorder la lunette. Derrière ce but, le ciel tombe sur la tête des Lyonnais. Et le Chaudron avec. La folie verte est lancée, plus personne ne l'arrêtera.

Déjà à l'origine du premier but, Étienne Mendy troque sa tunique de passeur pour se muer en buteur. Deux buts de renard. « Sincèrement, je pense que c'est le match de sa carrière. Il était en larmes dans les vestiaires. Trois ans plus tôt, il se faisait casser la jambe dans un match face à la réserve de Lyon. Et là, il revient au plus haut niveau face à cette même équipe, c'était quelque chose d'inespéré » , se remémore Despeyroux, devenu aujourd'hui conseiller technique départemental de Haute-Garonne. Saint-Étienne inflige une tôle difficile à encaisser côté lyonnais. « On en avait pris trois. L'entraîneur et le président n'étaient pas contents. Logique dans un derby. Surtout qu'ils étaient vraiment chauds à l'époque » , lâche Amoros.

Quasiment vingt ans après, les supporters stéphanois parlent encore de cette déculottée. Normal, c'est leur dernière référence en la matière. Jusqu'à la victoire à Gerland, en 2010, grâce à un coup franc de Dimitri Payet, c'était la même chanson à l'extérieur. Un brin superstitieux, l'ami Despeyroux y voit un signe du destin. « En 2010, Galtier et sa bande ont mis fin à 17 ans sans victoire à Lyon. Là, ça fait à peine plus (18 ans) que Sainté n'a pas gagné à Geoffroy-Guichard. Je crois que les Verts vont faire le boulot dimanche. Et s'ils gagnent, mon but ne sera plus que poussière. »

Par Anthony Davière
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