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Le derby milanais le plus fou de l’histoire

Ce soir, c’est le derby de la Madonnina. L’Inter et le Milan AC s’affrontent à San Siro pour clôturer l’année. L’occasion de se remémorer le derby le plus dingue de l’histoire, celui de la saison 1949-50, au cours duquel onze buts avaient été inscrits…

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Ce soir, à San Siro, personne ne peut dire si, oui ou non, il y aura des buts. Ce que l’on sait, c’est que les actuelles formations milanaises sont loin de faire rêver. Le Milan d’Allegri et l’Inter de Mazzarri comptent pratiquement à eux deux le nombre de points de la Juventus, leader du championnat. Soyons clairs : ce n’est pas cette saison que l’une et l’autre équipe de Milan se rapprocheront de la deuxième étoile sur le maillot. Toutefois, un derby peut toujours être spectaculaire, car c’est un match à part, toujours indépendant du reste. Et c’est pour cela que ce match fascine autant. C’est pour cela, aussi, que les derbys restent gravés dans les mémoires, bien plus que d’autres matchs. Les Milanais se souviennent encore du 6-0 passé il y a une dizaine d’années, les Interisti, eux, préfèrent se rappeler au bon souvenir du 4-0 d’août 2009 flanqué par la bande de Mourinho. Question de points de vue (divergents). Mais s’il y a bien un derby dont les deux camps se souviennent, c’est cette fameuse confrontation du 6 novembre 1949. Un match dingue, de ceux qui entrent d’office au Panthéon des plus grands matchs de l’histoire de la Serie A. Petit bon en arrière, de seulement 64 ans.

La saison post-Superga

Le premier derby de l’année 1949 avait déjà posé les bases. Un match nul 4-4 en février 1949, qui avait laissé tous les tifosi satisfaits par le spectacle. Ils n’étaient alors pas encore au bout de leurs surprises. Car neuf mois plus tard, un nouveau derby a lieu à San Siro, qui, à l’époque, n’était pas encore « la Scala del Calcio » . Resituons le contexte. On sort tout juste de la Seconde Guerre mondiale et, de 1945 à 1949, le football italien est dominé par le Grande Torino, qui remporte cinq Scudetti d’affilée. Mais le 4 mai 1949, l’avion qui transporte tous les joueurs du Toro s’écrase à Superga. 31 victimes, aucun survivant. La saison suivante, la lutte pour le Scudetto est donc une affaire à trois entre la Juve, l’Inter et le Milan AC. La Juve, avec une attaque atomique composée de Muccinelli, Martino, Boniperti, John Hansen, Praest, part favorite. Derrière, les deux Milanaises tentent de suivre. Le Milan est celui du célèbre trio suédois Gre-No-Li, tandis que l’Inter peut compter sur Amadeo Amadei, venu faire un tour à Milan après plus d'une décennie passée à la Roma, Stefano Nyers mais aussi le fantasista Faas Servaas Wilkes.

Les deux formations s’affrontent pour le compte de la 10e journée, et sont à égalité au classement avec 12 points au compteur, soit quatre de moins que la Juve, solide leader. L’enjeu est clair : savoir, déjà, qui se poserait en antagoniste principale de la Vieille Dame (pas si vieille, à l’époque). Les Rossoneri n’ont pas l’intention de blaguer. On joue seulement depuis sept minutes qu’ils mènent déjà 2-0 grâce à un doublé de Candiani, un ailier doté d’une superbe patte gauche. San Siro est déjà bouillant. Ça crie dans tous les sens, ça encourage, ça vibre. L’Inter est sonnée mais ne dit pas son dernier mot. À la 10e minute, Nyers réduit l’écart. 2-1. Début d’une remontée ? Tu parles. Les joueurs de Busini sont un rouleau-compresseur. Nordahl inscrit le but du 3-1 et, dans la foulée, Liedholm plante celui du 4-1. On joue seulement depuis 20 minutes, et les Interisti vivent un véritable cauchemar. Les supporters se préparent déjà psychologiquement à encaisser les moqueries de leurs cousins. Car vu les bases sur lesquelles le match est parti, on a de grandes chances d’assister à une véritable raclée. Et pourtant.

Amadei, la preuve par trois

Peu avant la pause, l’Inter se réveille, sous l’impulsion de deux joueurs : Wilkes et Amadei. Le premier invente, le second conclut. C’est ce qu’il se passe à la 39e minute, lorsque l’ancien Romanista réduit l’écart sur service du Tulipano Volante, premier Hollandais à faire son apparition en Serie A. Une minute plus tard, le même Amadei est fauché dans la surface. Pénalty, que Nyers transforme, pour le but du 4-3. C’est avec ce retard presque miraculeux d’un but que l’Inter rentre aux vestiaires. Forcément, l’ascendant psychologique est du côté noir et bleu lors du coup d’envoi de la seconde période. Et de fait, après seulement cinq minutes de jeu, Amadei, encore lui, parvient à tromper à nouveau Milanese, le gardien milanais (qui portait bien son nom). 4-4, donc, comme neuf mois auparavant. Mais cette fois-ci, les protagonistes de ce fabuleux derby ne vont pas s’arrêter là. On s’approche de l’heure de jeu lorsque Benito Lorenzi, 138 buts avec le maillot nerazzurro, claque celui qui permet à l’Inter, pour la première fois dans ce match, de prendre l’avantage. De 4-1 à 4-5, un retournement de situation dingue.

À peine le temps de célébrer cet avantage que Milan revient dans le match. Soixante secondes après le but de Lorenzi, les Rossoneri égalisent. Sur une longue touche de Liedholm, le gardien de l’Inter, Franzosi, sort mal, et Annovazzi le devance en contrôlant le ballon de la poitrine et en expédiant une frappe du droit au fond des filets. 5-5. Impossible de se quitter bons amis. Il faut un vainqueur à ce match fou. Et le héros de la journée va s’appeler Amadei. Frappe lointaine de Campatelli, le ballon heurte le poteau mais revient sur le « Core de Roma » , qui n’a plus qu’à la pousser au fond. 6-5 pour l’Inter. Et le pire, c’est qu’il reste encore du temps à jouer. Milan se rue à l’attaque. Gren est tout proche d’égaliser mais Franzosi réalise une parade décisive (une légende dit que le ballon avait toutefois franchi la ligne), puis Candiani trouve la barre sur une frappe du gauche. L’Inter s’accroche et remporte finalement ce derby, dans une liesse générale. Une victoire qui n’aura cependant pas d’effet sur la suite de la saison : Milan parviendra à terminer deuxième derrière la Juve, tandis que l’Inter se contentera de la troisième place. À l’image de ce derby, les deux équipes vont éclater les statistiques au cours de cette saison. Milan inscrira 118 buts en 38 journées, tandis que l’Inter en marquera 99. On n'est pas aussi gourmands : ce soir, seulement trois ou quatre buts suffiraient à notre bonheur.

Eric Maggiori
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dur de differencier l inter du milan ac sur ces photos
Note : 1
AC Milan pas Milan AC !!

est-ce qu'on dit Monaco AS ou St-Etienne AS ?
DoucementAvecLaCristaline Niveau : National
ankourage, je te disça sur un ton amicale, mais je te trouve pénible à la longue. Toujours là pour reprendre ces petits insolents qui osent écrire "Inter de Milan" au lieu de "inter milan" (j'ai pas mis de majuscules, j’espère que ça passera... ) ou "milan AC" au lieu de "AC Milan".

Moi aussi grand fan du calcio et de ces grandes et belles institutions, je trouve que là ce n'est plus du zèle que tu fais. Mais du cassage de couilles* en règle.

A la limite, un recadrage s'impose face à un "Signal Iduna Park" pour évoquer le Westfallenstadion.

Mais là, tu chipote vraiment trop.
DonDiego86 Niveau : DHR
AC Milan, Milan AC. Ce soir c'est l'Inter qui reçoit donc ça joue à Giuseppe Meazza, pas à San Siro.
On truquait déjà les matchs à l'époque. Intéressant.
garibaldistphilippe Niveau : DHR
Message posté par toumou
dur de differencier l inter du milan ac sur ces photos


Mais non, le short tjrs noir pour l' inter et blanc pour le milan
el santino Niveau : DHR
Message posté par garibaldistphilippe


Mais non, le short tjrs noir pour l' inter et blanc pour le milan


euh, faux !
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