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Le derby de Corée aura bien lieu

Ce n'est un secret pour personne, les relations entre les deux Corées ne sont pas au beau fixe en ce moment. Alors quoi de mieux qu'une bonne finale de football entre les deux nations pour apaiser un peu les tensions ?

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Kim Jong-un en a rêvé cet été. Il l'a donc offert à son peuple. Le grand héritier a organisé une finale de Coupe du monde entre la Corée du Nord et le Portugal. Bien entendu, c'était un gros fake qui nous a bien fait marrer de l'autre côté du mur. Mais aujourd'hui, les Nord-Coréens, sans doute pas au courant de cette belle blague de l'Ouest, ont enfin une bonne raison de bomber un peu le torse sur cette planète football. Après avoir sorti les Émirats arabes unis ou encore l'Irak, la Corée du Nord est en finale des Jeux asiatiques. Voilà. Les Nord-Coréens sont au sommet, pour de vrai. Et comme l'histoire est parfois gourmande, la Corée du Nord y retrouve son frère ennemi. La Corée du Sud. Oubliez Wolfsburg-Lille ou Guingamp-PAOK Salonique, aujourd'hui la grosse affiche, ce sont les Guerriers Taeguk contre les Chevaux ailés. Rendez-vous à 13h sur un streaming clandestin.

Pas de pom-pom girls nord-coréennes


Qu'on soit d'accord, sportivement, ce match n'a aucun intérêt. Ce ne sont même pas les vraies équipes qui jouent. Seulement les jeunes de moins de 20 ans. En fait, tout l'intérêt de ce match réside dans l'histoire immédiate. Ce match est déjà historique. Avant toute chose parce que les JA se déroulent à Incheon en Corée du Sud. Léger avantage au Sud. Mais aussi parce que les polémiques, tensions et propagandes plombent la fête depuis le début des Jeux le 19 septembre dernier. Des sales histoires éclipsent tout le reste. Trois affaires de dopage. Le boycott forcé des pom-pom girls nord-coréennes. Le tournoi de foot féminin remporté par la Corée du Nord qui a battu la Corée du Sud dans les dernières secondes en demi-finale. La banderole à l'effigie d'An Jung-geun, assassin du gouverneur japonais de Corée en 1909, déroulée par les supporters sud-coréens pendant le quart de finale contre les Nippons. Et enfin le retrait de tous les drapeaux étrangers aux abords d'Incheon. Comme quoi, Christian Estrosi déteint surtout à l'étranger. Un climat anxiogène plane sur ces Jeux. Et cette finale, c'est donc l'apothéose de l'angoisse. L'affrontement final. Le derby de Corée. Le seul moyen légal de confronter les deux pays.

Des vraies primes de match


Il ne faut pas non plus négliger un dernier détail. Les deux pays sont officiellement toujours en guerre. Aucun traité de paix n'a été signé depuis la fin de la guerre de Corée en 1953. Le sport a certes permis certains rapprochements entre les deux pays (ils s'étaient par exemple présentés sous le même drapeau pour les JO de 2000 et de 2004), mais aujourd'hui les relations sont plus que jamais tendues. Le président du comité d'organisation Kim Bae-ok n'a même pas cherché à faire semblant : «  Bien sûr que c'est sensible » , avant de se rattraper : « Mais nous ferons tout pour que ce match se déroule en toute sécurité » . Voilà donc l'état de la situation avant cette belle et prometteuse finale. Et c'est peu dire que les deux camps ont mis le paquet pour gagner cette bataille. Séoul promet une dispense de service militaire à tous ses joueurs en cas de victoire. Pyongyang renchérit, mais change de registre. Évidemment, il est hors de question d'échapper à ses obligations militaires. Les joueurs pourraient simplement être couverts de richesses en tous genres : primes, voitures, appartements. D'un côté comme de l'autre, la défaite est interdite.

Pas d'intimidation, juste un avertissement


Et le coach nord-coréen Yun Jong-su le sait plus que quiconque. Il n'envisage pas de ne pas gagner. Car il y a des promesses en cas de victoire, mais aucune précision dans le cas inverse. Du coup, le coach nord-coréen met en garde tout le monde. Et en particulier un homme : « J'espère que l'arbitre prendra les bonnes et justes décisions. » Peur de la défaite ou chantage, Yun Jong-su vivra ce match comme si c'était le dernier. De toute façon, Kim Jong-un ne sera pas bien loin. Même porté disparu depuis le 3 septembre dernier, le commandant suprême aura un œil sur le résultat. Le football et le sport ont longtemps permis un rapprochement entre les hommes. Mais là, on se demande comment ça pourrait être le cas. Aucun scénario ne pourrait contenter les deux parties et les mener vers le chemin de la paix. Quoique... Un match nul, c'est possible ?

Par Ugo Bocchi
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