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Le derby d'après

Le derby du 5 novembre dernier ne peut se résumer qu’à une gifle claquée par les Lyonnais à leurs voisins stéphanois. Il marque aussi un tournant pour ces deux équipes, qui ont ensuite entamé des cycles antinomiques. Et les retrouvailles de ce dimanche pourraient rebattre à nouveau les cartes.

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Chaque derby comporte son lot d’histoires, à base de tacles les deux pieds décollés, de banderoles incisives, de déclarations irritantes, de buts au bout du temps additionnel. Mais rarement un match entre Lyonnais et Stéphanois n’aura eu autant d’incidence sur l’avenir à moyen terme des deux clubs que celui du 5 novembre 2017. Une date qui a ouvert une période de trois mois et vingt jours, où chacun a connu des dynamiques bien différentes. Une croix blanche pour un chemin de croix et un blanc-seing. Car ce 0-5 claqué par les Gones au Chaudron engendrera une crise comme les Verts n’en avaient plus connu depuis la relégation en Ligue 2 en 2001 et un redoux du côté lyonnais. Pour les uns, c’est un acte fondateur. « On s’en rappellera certainement toute notre vie. C'est suffisamment rare pour rester dans nos mémoires » , assurait Bruno Génésio en conférence de presse. Pour les autres, ce n’est qu’un mauvais souvenir qu’on aimerait rapidement effacer. « À l'aller, il s'est passé ce qu'il s'est passé, balayait Jean-Louis Gasset, qui a récupéré quelques semaines plus tard un groupe encore traumatisé. Je n'en ai d'ailleurs même pas parlé avec Loïc Perrin. »

Trois coachs et un fardeau


Si la manita lyonnaise a secoué des choses, c’est bien du côté des bancs qu’il fallait brancher le sismographe. Óscar García présentait jusqu’alors un bilan plutôt convenable et commençait à imposer sa patte avec un jeu basé sur la possession qui se démarquait de l’ère Christopher Galtier, même si certaines limites commençaient à poindre lors des revers à Troyes et face à Montpellier. Qu’importe, l’Espagnol avait encore suffisamment de crédit pour se permettre de procéder à quelques ajustements. En face, Bruno Génésio était au contraire soumis à la pression de sa direction autant qu'à celle de ses supporters, peu convaincus par un début de saison balbutiant malgré un effectif remanié en profondeur à l’intersaison. Au lendemain d’un nul concédé à Angers (3-3), Jean-Michel Aulas avait posé un ultimatum à son coach, avec l’objectif de redresser la barre d’ici le derby. Cinq matchs pour autant de victoires plus tard, dont une acquise au mental face à Monaco, Bruno Génésio marchait pourtant toujours sur des œufs. Et la démonstration de son équipe ce soir-là va chambouler les équilibres, et les premiers effets se font ressentir cinq jours plus tard : la porte pour Óscar García, et le tapis rouge pour Génésio.


Et pendant que ce dernier gratte du temps et du crédit, Saint-Étienne plonge dans le flou et offre à voir un fabuleux mic-mac. Julien Sablé et Alain Ravera, puis Sablé assisté de Jean-Louis Gasset, puis Gasset assisté de Sablé, puis Gasset assisté de Printant : c’est un vrai défilé que le duo présidentiel stéphanois organise, pour finalement stabiliser son staff fin décembre, mené par l’ancien adjoint de Laurent Blanc. À quelques kilomètres de là, Bruno Génésio se paye le scalp du PSG en L1 et celui de Monaco en Coupe de France, et peut se concentrer sur la gestion d’un vestiaire composé de fortes individualités (Depay, Mariano) et de talents émergeants (Aouar, Ndombele). Sauf que la période de grâce touche à sa fin : depuis un mois, Lyon lève le pied, enchaînant les échecs face à Bordeaux, Monaco, Rennes et a été accroché le week-end dernier à Lille. Il n’en fallait pas plus pour que Bruno Génésio se retrouve dans une situation quasi similaire à ce qu’il a connu au trimestre dernier. À l’inverse, le calme et la poigne de Jean-Louis Gasset commencent à faire mûrir les Verts.

On passe à autre chose ?


Chez les joueurs, ce derby a aussi laissé des traces. Forcément, ceux qui ont pu sortir grandis de ce 0-5 portaient ce soir-là un maillot blanc et un short rouge. Fekir en tête, auteur d’un doublé et d'une célébration déjà devenue mythique. Sa prestation a déclenché moins de réactions outrées que d’éloges. Et ce match, combiné à son but décisif face à Monaco en octobre, a clairement été un déclic pour le meneur lyonnais, assumant son rôle de capitaine et de leader technique – sans que cela ne se ressente forcément dans ses statistiques, puisqu'il n’a inscrit depuis que cinq de ses seize buts en championnat. Par ailleurs, le trio offensif Depay-Mariano-Traoré, tous buteurs au Chaudron, a prouvé sa légitimité et son efficacité. À Saint-Étienne, c’est plutôt à un ménage d’hiver que l’on a assisté à partir du moment où Jean-Louis Gasset a repris les choses en main. Bye-bye Søderlund, Pogba, Lacroix, Dabo et Diony. De quoi faire de la place pour Subotić, Ntep, M’Vila, Debuchy et Berić. Un recrutement intéressant sur le papier, avec des joueurs de bon calibre pour remettre la barque verte à flot. « On a fait le choix de recruter des joueurs expérimentés exprès, qui ont l'habitude de jouer de grands matchs, pour donner plus de confiance aux autres » , confirmait le coach stéphanois.


Et pour le moment, ces choix sont payants puisque l’équipe semble avoir retrouvé son équilibre. Sainté reste sur quatre matchs sans défaite, sa meilleure série depuis un an. Un signe qui permet de penser que la cicatrice s’est refermée et que les Stéphanois peuvent regarder l’OL dans les yeux, chose inenvisageable il y a quelques semaines encore. « Ce sera un match complètement différent parce que c'est une équipe différente, sur une bonne dynamique et qui a retrouvé de la confiance, avertissait vendredi Bruno Génésio. Il n'y a aucune comparaison possible entre le match aller et celui à venir dimanche. » Alors oui, les enjeux comptables sont bien différent qu’en novembre. À la place du choc entre le quatrième et le sixième qu’était ce match à la fin de l’automne, c’est aujourd’hui un duel entre le quatrième, distancé du trio de tête, et un onzième qui a tout récemment pris ses distances avec la zone de relégation. Mais à en croire les dynamiques actuelles, ce derby peut être un nouveau point de bascule pour les meilleurs ennemis. Reste à voir de quel côté la pièce va tomber.



Par Mathieu Rollinger
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