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Le derby céleste

Le Clásico du Rio de La Plata entre l'Albiceleste et la Celeste est l'un des plus vieux derbys de la planète. Il oppose surtout deux des plus prestigieuses équipes de l'Histoire du football.

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«  Le arruinamos el pastel » , autrement dit, « on a gâché la fête » . C'est sur ces mots qu'Antonio Alzamendi, unique buteur de la demi-finale de 1987 face à l'Argentine (1-0), dans l'antre du Monumental, conclut une publicité d'électroménager qui passe actuellement dans le pays situé sur la rive nord du Rio de La Plata. «  On les a déjà battus ici, avec le meilleur joueur du monde » , n'a pas manqué de reprendre le « Loco » Abreu, en référence à cette victoire de la Celeste d'Enzo Francescoli sur le sol argentin et à un Diego Maradona tout juste auréolé de son titre de champion du monde. Depuis le coup du « Maracanazo » en finale de la Coupe du monde, il y a pile soixante-et-un ans, le 16 juillet 1950 contre la Seleçao (2-1), les Uruguayens sont passés maîtres dans l'art de piétiner les pronostics en faveur des locaux, dans un rôle de trouble-fête qui leur sied comme un gant. Ils rêvent bien entendu de fêter un clásico qui souffle aujourd'hui ses quatre-vingt-quinze printemps dans la Copa América, les deux sélections s'étant rencontrées lors de la première édition, le 16 juillet 1916. Le match nul obtenu par les Charruas leur avait permis à l'époque de s'adjuger un premier titre continental, à l'issue d'un mini-championnat auquel participèrent également le Brésil et le Chili.

16 juillet rime avec succès en Uruguay

Le "Clásico du Rio de La Plata" est né quinze ans plus tôt sur les rives du fleuve que se partagent les deux nations au drapeau ciel et blanc, le 16 mai 1901, ce qui en fait le premier match international disputé en dehors des Iles Britanniques. Il réunit avant tout un palmarès impressionnant : les voisins du Cône Sud comptent chacun deux Coupes du monde, deux titres olympiques et quatorze Copa America. Présenté comme « une finale avant l'heure » par les médias des deux pays, ce duel alléchant mettra au prise le double Ballon d'or Léo Messi au Ballon d'or du Mondial 2010 Diego Forlan.

Du haut de ce derby, 36 titres vous contemplent

Le premier s'est réveillé dans le 4-2-3-1 de Batista, après deux rencontres mitigées durant lesquelles il ne s'est pas montré à son avantage. Le second tarde à émerger dans cette Copa, mais reste un formidable leader de la Celeste, capable d'engloutir des kilomètres sans broncher et de tirer ses partenaires vers l'avant. Avec treize victoires de part et d'autre et trois nuls dans le plus vieux tournoi de sélection du monde, le bilan est parfaitement équilibré. L'Argentine part favorite, mais jusque-là ce statut ne lui a pas vraiment réussi. Oscar Tabarez a des arguments à opposer à la troupe dirigée par Batista. « Nous pouvons faire beaucoup de choses que ni Messi ni personne ne peuvent empêcher et qui font partie de l'identité de notre groupe : se montrer obstiné et croire que nous sommes capables » d'éliminer le rival historique. Personne n'en doute et ce soir à Santa Fé, ce sera garra celeste contre grinta albiceleste.

La publicité qui fait référence à la demi-finale de 1987 :




Florent Torchut, à Santa Fé

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