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Le « déjà vu » de l'Espagne

Comme en 2010 et en 2012, l'Espagne est déjà à la peine dans sa poule et doit absolument gagner contre le Chili pour oublier la raclée néerlandaise et poursuivre son aventure brésilienne. Plus qu'une question d'honneur, c'est bien un gentleman agreement qui est en jeu aujourd'hui au Maracanã. Explications.

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Depuis sa débâcle face aux Néerlandais, la Roja est sujette à une curieuse sensation de déjà vu. En Afrique du Sud, les hommes de Del Bosque avaient déjà raté leur premier match du Mondial en perdant à la surprise générale contre la Suisse. Après une victoire peu convaincante contre le Honduras, les Espagnols devaient absolument l'emporter contre le Chili de Bielsa pour continuer l'aventure africaine. En guise de préparation, les cadres de la Roja tinrent une réunion improvisée dans le club de cricket de leur hôtel de Potchefstroom. Xavi, Casillas, Xabi Alonso et Marchena, commencèrent à mettre à plat ce qui ne tournait pas rond. Au bout de quelques minutes, le groupe fut rejoint spontanément par Iniesta et Capdevila. Assis sur des canapés en cuir marron, les joueurs présents finirent tous par se faire la même promesse. Battre le Chili et gagner la Coupe du monde.

La réunion dura finalement plus de quatre heures. Del Bosque et Fernando Hierro, alors Directeur technique national, finirent eux aussi par y prendre part. L'ancien défenseur du Real Madrid s'en rappelle encore avec émotion : « Ce jour-là, tout le monde s'est dit ce qu'il avait à se dire. C'était une discussion à bâtons rompus et je me rappelle très bien ce que je leur ai dis ce jour-là : "Ne soyez pas bêtes en laissant passer cette opportunité unique de gagner un Mondial." » Sûrs de leur potentiel et de leur philosophie de jeu, les joueurs de la Roja signèrent un pacte d'union sacrée qui leur permit d'aller au bout de leurs rêves.

Un papier de bleu de chauffe

Le rêve brésilien est pour l'instant compromis par la déculottée infligée par les Pays-Bas. À la sortie de leur cauchemar de 90 minutes contre les Bataves, les mines des joueurs espagnols faisaient peine à voir. Pour la première fois de sa vie, même Xavi n'a eu ni l'envie ni la force de trouver des explications à ce qu'il qualifia lui-même de « pire moment de sa carrière » . Comme à son habitude dans les moments difficiles, le cerveau de la Selección se contenta simplement de défendre le style et la philosophie de la Roja face aux micros de journalistes empressés de parler de fin de cycle. En réalité, si Xavi n'a pas trouvé d'explication, c'est peut-être par ce qu'il n'y en a pas vraiment. Il faut remonter à 2010 et à des matchs amicaux contre l'Argentine (4-1) et les Portugais (4-0) pour retrouver une Roja autant dépassée par les événements. Il s'agissait alors de matchs de gala sans véritable enjeu. La Roja actuelle n'a que faire de ces rendez-vous sans véritable intérêt, puisqu'elle n'est plus réduite depuis 2008 à cette équipe championne du monde des matchs amicaux. Même la finale de la Coupe des confédérations, jugée par l'ensemble des joueurs de la Roja comme une compétition mineure, n'a pas vraiment été vécue comme un drame. L'Espagne reste un pays de bleu de chauffe qui sait se retrousser les manches quand il le faut.


Si l'Espagne est le champion du monde le plus cynique de l'histoire, ce n'est pas vraiment un hasard. Lors du dernier Euro, la Roja avait déjà galéré lors des phases de poules avant finalement de réaliser son meilleur match de la compétition, en finale, contre l'Italie. Si la défaite contre la Suisse a servi d'avertissement sans frais à la Roja version 2010, la défaite contre la Hollande a eu le don de toucher l'orgueil de champions dont la motivation a été plusieurs fois mise en doute ces derniers mois. Le lendemain de la défaite contre les Oranje, Xavi, Casillas et Del Bosque, se sont entretenus de nombreuses minutes sur le terrain de leur QG situé à Curitiba. Si les réunions entre les joueurs se sont multipliées depuis, c'est surtout l'investissement témoigné par les Espagnols lors de leur dernière séance d'entraînement avant le match du Chili qui étonne. De l'avis de tous, il y a bien longtemps que la Roja ne s'était pas entraînée avec une telle intensité. S'il faut croire que la promesse faite en 2010 tient toujours, elle semble néanmoins avoir évolué avec le temps, à écouter Fernando Torres : « Nous ne nous battons plus pour gagner, mais pour ne pas perdre. » Du déjà vu.

Par Javier Prieto Santos, à Rio de Janeiro
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