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Le CSKA Sofia, presque calme après la tempête

Avec un peu d'avance, le CSKA Sofia est donc de retour dans le championnat bulgare, un an après sa rétrogradation en amateurs. Une renaissance express grâce à des exploits sportifs ? Loin de là, le club de la capitale a tout simplement trouvé un tour de passe-passe un peu étrange pour retrouver la première division, et y réaliser un début de saison rock'n'roll.

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« Chers supporters, le conseil a pris la décision suivante : les billets pour les deux prochains matchs à domicile du CSKA Sofia coûteront 5 levas pour toutes les tribunes. La différence sera couverte par les salaires des joueurs, qui espèrent ainsi vous présenter leurs excuses pour leurs prestations honteuses lors des derniers matchs. Rendez-vous au stade ! » Le CSKA Sofia nous avait manqué. Un an après son exclusion du championnat de Bulgarie et la perte de sa licence professionnelle à cause de ses dettes abyssales, le club rouge de Sofia a finalement retrouvé sa place au sein de l'élite, et va pouvoir recommencer à y faire des sottises. Ce système d'amendes un peu fou après quelques matchs ratés en est un exemple. La même semaine, la Fédération annonçait que le stade de l'Armée bulgare, où évolue le CSKA, serait en partie fermé pour la prochaine journée de championnat, après qu'un policier a été frappé et blessé lors d'un match face à Cherno More. Ces derniers jours, c'est le capitaine de l'équipe en personne, Boris Galchev, qui s'est fait exclure du groupe. « Nous avons besoin de joueurs étrangers, mais ils doivent être un ou deux crans au-dessus de nous. Il faut qu'ils soient meilleurs, les étrangers dans un club bulgare doivent être une classe au-dessus » , se plaignait-il dans un premier temps, avant de s'embrouiller avec le président du club, et de récolter une amende et une exclusion temporaire. Le CSKA assure donc le spectacle, alors qu'il aurait plutôt intérêt à ne pas la ramener. En effet, son retour en première division a été houleux, et le club n'avait théoriquement pas le droit d'être là.

Mort lente


Le psychodrame avait démarré il y a quelques saisons déjà. Dès 2008, l'UEFA refuse au CSKA l'accès aux barrages de Ligue des champions pour des ardoises un peu trop balèzes. Le président d'alors, Aleksander Tomov, ancien vice-Premier ministre de Bulgarie, avait dû démissionner après s'être fait jeter des bouteilles à la figure par les fans. Et après plusieurs autres incendies, le point de non-retour avait été atteint l'été dernier. Le propriétaire, Yulian Indzhov, également boss d'une société d'autoroutes, annonce que les caisses sont définitivement à sec. « Le CSKA Sofia n'a pas reçu de licence et, selon les règles de l'Union bulgare de football, doit jouer en troisième division » , tranche dans la foulée la Fédé. Mais comme ces prisonniers qui se débattent encore quand dix soldats les ont ceinturés, pensant qu'ils ont encore une chance de s'échapper en mordant ou en s'agitant, le CSKA a tenté ses dernières parades. Montages financiers bidon, repreneurs potentiels fantoches, tentatives grossières de faire intervenir des hommes politiques... Autant de gesticulations inutiles, pour un club qui n'arrivait même plus à payer ses joueurs. Aurélien Joachim, avant-centre luxembourgeois présent au club cette saison, se souvient que « les salaires n'étaient plus versés à partir de février. Il est même arrivé qu'on ait la lumière coupée dans les vestiaires, parce que le club ne payait plus les factures. » Saison 2015-2016, direction la troisième division, donc. Avec la certitude de remonter rapidement en raison de la faiblesse du niveau des adversaires, mais attendre deux saisons pour retrouver la première division, c'est long. Alors le CSKA et ses dirigeants ont trouvé des trésors d'ingéniosité pour accélérer la machine.

Le bricolage


Car les équipes bulgares s'étant fait taper sur les doigts par les autorités ont été légion lors de cette saison diabolique, et parmi elles le Litex Lovetch, à 150 km de la capitale. Le 12 décembre 2014, lors du match face au Levski Sofia, Lovetch est réduit à neuf à la 44e minute. Le président du club, Trifon Popov, est à bout, pénètre sur le terrain et demande à ses joueurs de rentrer aux vestiaires sans terminer le match. La sanction est immédiate : amende lourde et exclusion du championnat. Mais pour Livetch aussi, pas question de végéter trop longtemps dans les divisions inférieures. Alors au printemps 2016, un petit groupe absurde composé des dirigeants du CSKA et du Litex, mais aussi de Hristo Stoïchov, et mené par Grisha Ganchev – un des hommes les plus riches du pays – met sur la table un plan pour ramener le CSKA en première division « de façon normale et légale » . L'idée est simple : une fusion entre Lovetch et le CSKA, et la création d'un nouveau club, le PFC CSKA, basé à Sofia et qui reprendrait les insignes du club de la capitale. Une affaire abracadabrantesque, mais validée par le Premier ministre en personne et par la Fédé. Entre-temps, le CSKA avait démoli le championnat amateur, avec 31 victoires, 1 nul, 146 buts marqués et 10 encaissés. Il s'était aussi offert une vingtième Coupe de Bulgarie. Depuis son retour dans l'élite, le CSKA nouveau est plus en difficulté, a déjà connu des changements dans l'organigramme, et le coach Iordănescu a été obligé de jurer « Excusez-moi ! Je vais arranger les choses, je le promets » dans la presse. Mais les caisses vont bien, le club vient d'annoncer l'arrivée de deux nouveaux sponsors, un opérateur téléphonique et un site de paris. « Les joueurs n'ont pas le droit de parier, mais s'ils gagnent, nous pouvons les autoriser un peu » , avait ri l'un des dirigeants du club. Car au CSKA Sofia, on a fini par apprendre à rire de tout.

Par Alexandre Doskov Propos de Aurélien Joachim recueillis par AD
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