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Le Croco retrouve sa forme

Après avoir dévoilé son nouveau logo, Nîmes Olympique a subi la colère de ses supporters. Ces derniers estiment en effet que le blason, en plus d’être non esthétique, ne représente absolument pas l’identité du club. Mais face à l’appel au boycott et à la suite de longues discussions, le président Rani Assaf a finalement cédé.

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L’Italie a eu l’épisode Juventus cet hiver, avec un double J laissant à désirer qui a remplacé les historiques bandes verticales. Cet été, c’est en France qu’est née la polémique du blason. Dans le sud-est, à Nîmes. Animé par un projet novateur et ambitieux porté par Rani Assaf, responsable de Free et président-actionnaire du club depuis un an, Nîmes Olympique a profité de la trêve estivale pour dévoiler son nouveau logo. Un nouveau bijou présenté par ces quelques lignes : « Il marie la modernité d'un design épuré avec nos traditions en conservant les éléments forts de notre identité tels que le crocodile et les lauriers. Avec vous, les amoureux du club, nous sommes résolument tournés vers l'avenir : notre projet est de redonner au Nîmes Olympique sa place parmi l'élite du football français... »

« On veut un crocodile entier, pas une simple tête »


Sauf que voilà : ce logo ne plaît pas, mais alors pas du tout aux « amoureux du club » . Après publication du dessin, de nombreux tweets moqueurs ou indignés de la part des fans apparaissent. Rapidement, les groupes de supporters se rassemblent et font entendre leurs voix par des communiqués à l’intention des dirigeants. Pour eux, impossible d’envisager l’avenir avec un tel blason qui ne respecte ni le passé ni l’identité. « On nous avait prévenus qu’il y aurait un nouveau logo, et on croyait qu’ils allaient repartir de l’ancien en changeant deux-trois choses pour le rafraîchir. Mais on ne pensait pas que ça allait être aussi impactant. Là, l’identité du club est bafouée, regrette Cyril Roure, président du groupe de supporters Nemausus 2013. Il ne représente plus rien du tout. Il est devenu rond et il n’y a plus le corps du crocodile. On veut un crocodile entier, pas une simple tête. Et un ballon dans la bouche, c’est quoi le message ? » Outre les détails liés à l’histoire du NO, le nouveau blason voit aussi son caractère non esthétique pointé du doigt. Cyril Roure : « On a l’impression qu’ils ont pris des images sur Google et qu’ils ont fait un montage à la va-vite. N’importe qui est capable de sortir un tel logo. Il n’y a aucune création, aucun travail de recherche, aucun professionnalisme. C’est un truc d’amateur, un enfant de six ans ferait la même chose. » Dans les colonnes du Midi Libre, le milieu offensif Teji Savanier appuie le propos, estimant que le logo est « horrible  » et qu’ « il ne ressemble à rien  » .

Assaf a tout compris


Problème : Rani Assaf, qui en a vu d’autres et à qui on reproche dans un premier temps de ne pas consulter les supporters, est un têtu. Et des frais ont déjà été engagés puisque les équipements sont déjà parés du fameux blason. Hors de question de faire machine arrière avant l’été prochain, donc. Révoltés, les principaux groupes de supporters nîmois, qui ont lancé une pétition approchant les 2000 signatures, appellent donc au boycott des abonnements et de tous produits commerciaux présentant le blason controversé.


« Attention, personne n’a pour l’instant parlé de boycott sportif, nuance Cyril Roure. On ne veut pas faire du tort à l’équipe, mais aller au bras de fer avec les décideurs. » Première réponse du président Assaf sur un forum dédié aux supporters : « Vous n'êtes pas digne de confiance, on ne peut pas discuter avec vous. (...) Franchement, si les GN (Gladiators Nîmes 1991, un groupe de supporters, ndlr) ne viennent plus au stade, ça nous fera du boulot en moins et surtout beaucoup d'économies d'argent. » Plutôt musclée comme répartie. Mais finalement, Rani Assaf réfléchit en compagnie de sa direction... et rétro-pédale aussi vite qu'il s'est emporté : dans la journée de mercredi, Nîmes Olympique informe tout le petit monde qu'un appel à contribution sera lancé la semaine prochaine pour trouver le nouveau logo du Club, qui sera soumis au vote du public en vue de la saison 2018-2019. En cas de désaccord, Nîmes promet carrément de « revenir au blason historique avec des modifications mineures » . « On avait l'impression de ne pas être écouté, d’être pris pour des moins que rien. On se disait même qu'on n'était bons qu’à payer, à donner de l’argent au club et à fermer notre gueule. Désormais, on a juste envie de remercier NO et son président de nous avoir entendus. » Un Croco qui se mord la queue, ça ne dure jamais bien longtemps.

Par Florian Cadu Propos de CR recueillis par FC.
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