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  1. // Euro 2016
  2. // 8es
  3. // Italie-Espagne (2-0)

Le Conte bon

Il a tiré dans le ballon, tiré la gueule, mais surtout esquissé les traits de la magnifique victoire tactique de l'Italie face à l'Espagne (2-0). Ce lundi, Antonio Conte a une nouvelle fois prouvé qu'il faisait partie des grands du monde du foot.

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Il a le sourire de celui qui sait, mais il refuse de l’admettre. Quand on lui demande si c’est son chef-d’œuvre tactique, Antonio Conte fait comme ce lundi sur la pelouse. Il botte en touche, avec classe : « Moi, je suis de ceux qui cherchent à donner le plus d’informations possible aux joueurs avant un match. Je veux les rendre plus serein. Je veux préparer une rencontre sur tous les points : offensifs, défensifs, phase de pressing, hauteur de notre ligne. On s’entraîne pour faire mieux que nos adversaires, voilà tout. » Oui, Conte se la joue grand-mère : celle qui t’explique que la recette que tu as aimé est simple, mais qui sait que tu ne la maîtriseras jamais. Ce lundi, le sélectionneur italien a croqué l’Espagne, ce qui ne l’empêche pas de citer un peu d'Aimé Jacquet en conférence de presse : « Le travail que je fais, c’est celui de mettre mes joueurs dans les meilleures dispositions. » Et tant pis si ses joueurs ne sont pas les meilleurs que l’Italie a compté dans ses rangs. Le short sali par les tacles, mais auréolé de son statut d’homme du match, Leonardo Bonucci donne l’un des éléments principaux de cette recette qui marche : « Le coach nous a dit que ce match, c’était 23 grands joueurs contre 23 rêveurs. Notre force, c’est que nous sommes une équipe. Pas une équipe nationale. Une équipe tout court. Il est arrivé à la tête d’une génération privée de talent et le meilleur moyen de remédier à cela, c’était de créer cet esprit d’équipe. »

Le club Italie


De fait, Antonio Conte peut compter sur sa défense turinoise pour partir à la guerre, mais aussi pour prêcher la bonne parole au sein de l’équipe. Avec Buffon, Chiellini, Bazragli et Bonucci comme relais, De Rossi et Motta en joueurs d’expérience et des soiffards comme Parolo, Giaccherini ou Éder, prêts à se mettre minables sur le terrain, le sélectionneur tient là tous les ingrédients pour faire sa tambouille : une équipe de club. « Je l’ai toujours dit : la seule façon pour nous d’être bons actuellement, c’est d’être une équipe de club, de fonctionner comme un club. Ça ne sert à rien de prétendre que l’on est des cadors. Nous devons juste montrer de la solidarité, comme si nous étions une équipe qui vivait ensemble au quotidien. C’est grâce à cela et uniquement grâce à cela que l’on s’en est sortis » , sabre-t-il, dans son costard aussi bien ajusté que son plan de jeu. Alors, trop modeste le Conte ? Évidemment, les automatismes entre les joueurs assortis à cette mentalité « club » sont des éléments importants de la réussite italienne de ce lundi. Cependant, le ballet tactique permanent proposé par l’Italie n’est pas que le triomphe de la besogne. Il est aussi le triomphe de celui qui s’affirme de plus en plus comme l’un des meilleurs. En n’étant pas des « cadors » , Giaccherini, Éder ou encore De Sciglio ont posé énormément de problèmes aux milieux espagnols, tandis que le déménageur Pellè a emmerdé continuellement Ramos et Piqué. Au fond, si « la star, c’est l’équipe » fait figure de grand classique, la véritable étoile de cette Italie-là, c’est le 3-5-2. Preuve que quand il est bien maîtrisé, ce système de jeu est une merveille. Preuve que la Premier League, après Klöpp ou Guardiola, va pouvoir compter sur un des patrons. Et tant pis s’il fait le fou dans sa zone technique. « Mon préparateur physique m’a proposé de me poser un GPS pour calculer le nombre de kilomètres que je fais dans un match » , rigole encore Conte, de bon poil. Si c’était pour lui donner l’itinéraire jusqu’à Saint-Denis et la finale, qu’il se rassure : Antonio connaît la route.

Par Swann Borsellino, au stade de France
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