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Le combat des fiers

Il y a deux ans, Manchester s'était planté, paraissait cramé et le duo Ferdinand-Vidic avait vu Messi scorer de la tête. Ferguson en appelle à l'esprit de revanche, même si cela ne peut suffire pour vaincre le Barça de Guardiola.

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Pas de Coupe du Monde, pas d'Euro pour le Vieux Continent. En cette année impaire, le point d'orgue européen de la saison s'appelle bien Ligue des Champions. Et Sir Alex s'est chargé de « teaser » sans détour l'opus 2011, remake de 2009 : « En se basant sur les grandes réussites qu'ont connues ces deux clubs sur les dix dernières années, cela pourrait bien être la plus belle finale de la décennie » . Pour les (télé-)spectateurs sans doute, mais pour les Mancuniens - enfonçons les portes ouvertes - cette dernière levée de la saison ne sera belle que si elle est remportée.

Car, si l'adage « un grand club ne rate jamais deux fois de suite un grand rendez-vous » peut aussi aider à définitivement enfoncer cette satanée porte ouverte, il sera surtout question pour les Red Devils de retenir les leçons d'une finale 2009 au mieux décevante, au pire ratée. Cristiano Ronaldo, acteur tout aussi désappointant de cette finale, avait eu l'ingratitude, avant de filer au Real, de remettre en cause directement maître Fergie : « Les choix tactiques n'étaient pas bons » . Wayne Rooney n'avait en effet pas existé sur le flanc gauche, laissant trop souvent Cristiano seul devant. Mais la défaite de MU en 2009 était avant tout physique, comme l'a confessé Sir Alex vendredi soir dans les couloirs de Wembley : « Je pense que nous avions fait une ou deux erreurs la dernière fois. Notre préparation est bien meilleure aujourd'hui, j'en suis plus que sûr » . A l'époque, rapporte le Guardian, Ferguson avait d'ailleurs avoué backstage que certains de ses joueurs avaient manqué de rythme pour cette finale.

Fletcher encore absent ?

Ce samedi, son effectif sera au complet, au taquet, enfin presque. L'interrogation porte sur celui qui était, jusqu'à mars dernier, le poumon du milieu mancunien : Darren Fletcher. L'Ecossais, qui a chopé un sale virus à l'estomac en mars dernier, entraînant une grosse perte de poids, est certes revenu à la compétition contre Blackpool dimanche, mais n'a pas aligné une seule minute lors du jubilé de Gary Neville, mercredi dernier, alors qu'il était attendu sur le pré. Et tactiquement, Fletcher manquerait cruellement à l'entrejeu anglais, comme en 2009 d'ailleurs, lui qui était suspendu. Car ne nous trompons pas. Manchester sera, sauf miracle ou méforme barcelonaise, contraint à galoper derrière le cuir. Dommage, vu que Fletcher est plutôt un chef de l'exercice. Interrogé par le Guardian, Jack Wilshere estime pourtant que courir après le ballon est une des forces du champion d'Angleterre : « United a une meilleure chance que nous, Arsenal. Ils ont des joueurs comme Park, Valencia et Fletcher. Ils courent énormément, ils sont très bons pour ça » . De là à conditionner la réussite mancunienne par le simple fait de bien jouer le rôle du gros chat face aux souris catalanes, il n'y a qu'un pas que nous ne franchirons pas. Nouvelle porte ouverte. Manchester devra d'abord, comme tout le monde, réduire au maximum les espaces autour de la triplette Messi-Iniesta-Xavi, bien que les bougres s'accommodent assez bien des espaces réduits. Ce sera alors à Ferdinand et Vidic, ponctuellement, de sortir de l'arrière-garde pour mettre quelques coups de pression et prêter main forte dans le duel individuel à leurs milieux de terrain.

Mais, au-delà de l'objectif « finir à onze contre onze » jusqu'au coup de sifflet final, l'Angleterre attend surtout que Wayne Rooney sorte LE match référence, à ce niveau de la compétition, ce qu'il n'a encore jamais fait. Et les espoirs sont fondés. Jusqu'ici, malgré un début de saison chaotique, Wazza a toujours su sortir United des sales draps : contre City en premier lieu, avec une bicyclette salvatrice (2-1), contre West Ham dans un second temps, en plantant un hat-trick et un fuck off aux caméras, alors que les Diables étaient menés 2-0 (score finale 4-2) et contre Chelsea pour finir, dans le quart de C1 aller à Stamford Bridge (0-1). Personne ne crachera évidemment sur quelques passes bien senties vers Chicharito, une nouvelle spécialité du « né roux » , troisième meilleur passeur de la ligue anglaise, devenu au fur et à mesure du printemps et des enjeux, la rampe préférentielle du jeu offensif des Red Devils, à base de décrochages, ou de transversales d'une précision chirurgicale.

Finalement, deux choses sont certaines. D'une part, l'arbitre sera quoi qu'il arrive toujours bien entouré. Jack Wilshere dans le texte : « On l'a vu contre le Real Madrid, les Barcelonais, comme Manchester, ils sont bons pour mettre la pression sur l'arbitre et l'aider à changer de décision » . Sans parler de quelques plongeons catalans faciles. « Contre Arsenal, Busquets était celui qui en faisait le plus » . D'autre part, le vainqueur de cette édition dépoussièrera un record. En cas de victoire catalane, Guardiola deviendrait le plus jeune entraîneur avec deux C1 en vitrine, devant l'ennemi Mourinho. Et si les Red Devils l'emportent, ils permettront à Ferguson de s'asseoir dans les charts aux côtés de l'ancien entraîneur de Liverpool, Bob Paisley, le seul entraîneur à avoir trois paires de grandes oreilles sur coupe dans son placard. On ne vous parlait pas de fierté ?

Par Ronan Boscher

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"Ronaldo, acteur tout aussi désappointant de cette finale, avait eu l'ingratitude, avant de filer au Real, de remettre en cause directement maître Fergie : « Les choix tactiques n'étaient pas bons ».

Et il avait bien fait!! Le poivrot avait completement rate la finale tactiquement en depeuplant son milieu de terrain au profit de son attaque. Resulat: MU attaque comme des malades pendant 10 minutes, Ronaldo est monstrueux, mais des que Vidic fait une bourde de gamin sur le but d'Eto'o, le match est tremine car le Barça controle facilement le milieu. Ferguson a ete minable sur ce match et Ronaldo a plus que raison. D'ailleurs les comentaires de l'epoque de SoFoot detruisaient Ferguson. Petite memoire, petite teub...
C'est vrai que les 10 premières minute du match, le barça se faisait assez mal-mené, et puis après le but d'eto'o (surement un mélange de bourde de vidic mais aussi de la technique d'eto'o), MU à littéralement sombré.

Les 2 équipes sont cette fois assez différente, beaucoup plus compacte, et plus solidaire ensemble. Moi ça m'étonnerai pas qu'on voit un match assez fermé, les finales, c'est jamais beau, trop d'enjeu, trop de stress.
Vont prendre la saucée les anglish
"Petite memoire, petite teub..." Ronaldo, j'aimerais vivement que tu cesses ces insultes. C'est gratuit et impoli. Merci par avance.
Je trouve cher fils de pute de ronaldo que c'est surtout la cation portugaise qui avait été minable sur ce match. Point question de tactique puisque cette catin avait eu 5 occasions franches et tirait de n'importe où du terrain.
Tu lui donnais combien sur ce match, bâtard ?
@tx: "la technique d'Eto'o"... sur le but c'est un vieux crochet des familles, un truc de gamins, sur lequel Vidic s'est lamentablement vautré. Avec Vidic, Freguson et son plan tactique foireux, la finale etait perdue d'avance.

@tokouille: Tu te sens insulté, donc tu sens visé... p'tite teub va!
Oui enfin, un vulgaire crochet, si t'es mauvais t'y arrive pas, faut encore savoir le faire.
Le 18 mai 1994, la finale de la Ligue des Champions opposait le FC Barcelone au Milan AC. Ultra favorite, la dream-team Barcelonaise de l'époque s'était lourdement inclinée 4 à 0. La parallèle avec la finale de ce soir ? D'un côté, une équipe au sommet de son art. De l'autre, un Man United moins spectaculaire, mais tout aussi solide et efficace que les Milanais de 94. Et si on voyait Messi pleurer pour la première fois ce soir ?

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