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Le Clasico Real-OL

Ce soir (20h45), Lyon a rendez-vous comme tous les ans à Bernabeu avec le Real Madrid. Même si avec Mourinho en face, renouer avec la belle époque où l’OL faisait la loi sera infiniment plus difficile.

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On peut donc se jouer tous les ans ou presque et être pris d’un sentiment nostalgique. Car Lyon a beau prendre rendez-vous saison après saison chez le Real Madrid, l’affiche n’est jamais « banale » , pour reprendre les mots de Rémi Garde, et elle renvoie à quelques souvenirs bandants. Quand l’OL refaisait à l’envie la devanture de la Maison Blanche, que ce soit sous l’ère Houllier ou sous la férule de Puel. En ces temps bénis pour le club rodhanien, les Lyonnais punissaient sur commande les déséquilibres tactiques abyssaux du casting doré madrilène, si souvent obsédé par l’offensive, si souvent peu concerné par les tâches défensives et surtout si mal outillé athlétiquement pour espérer trouer la peau rocailleuse d’un OL dont une des constantes aura été d’être toujours physiquement bâti pour les combats européens. Mais voilà, depuis la saison passée la donne a changé puisque le vaisseau galactique s’est enfin trouvé un commandant de bord à la dimension solaire : José Mourinho.

La saison passée, ce nouveau Real cornaqué par le Portugais avait giflé avec une rare puissance l’Olympique Lyonnais. Disciplinés tactiquement, affûtés comme des lames de rasoir et d’un coefficient technique sans beaucoup d’égal, les MerengueS semblent désormais trop forts pour se laisser surprendre par leur ancien tourmenteur. En plus, Mourinho bénéficie d’une incroyable palette d’options, notamment pour le choix de l’avant-centre entre un Benzema king size et un Higuain qui enfile les triplés comme des perles. Et il ne faudra pas compter sur Cristiano Ronaldo pour être longtemps troublé par ses déboires en Seleçcao. Alors, nouveau bouillon lyonnais ce soir à Santiago Bernabeu ? Peut-être bien mais pas forcément - la langue normande reste la plus usitée de la planète foot finalement -.

Que vaut cet OL ?

Car si le Real a infléchi sa courbe en changeant de mentor, les Gones ont à leur tour fait peau neuve en se dotant d’un nouveau technicien. L’air de rien, Rémi Garde a vite pris la mesure de son nouveau costume et le plus étonnant, c’est qu’il n’a pas révolutionné grand-chose. Sous sa baguette, l'OL est resté l’équipe de contre qu’il était devenu sous la conduite de Claude Puel. Il aurait même été plutôt dépouillé entre les départs (Toulalan, Pjanic) et les absences (Lisandro, Gourcuff, Cris, Pied, Grenier, Ederson…). Alors quoi ? Alors bien difficile de trouver une explication rationnelle. Les sourires retrouvés à Tola-Vologe ? Mouais, on reste dubitatif car on se souvient d’une appréciation en forme de maxime de la plupart des joueurs : «  Ce sont les résultats qui créent l’ambiance, pas l’inverse  » . Et même sur lesdits résultats, on ne sait trop quoi penser car Lyon a surtout eu le mérite de taper les équipes de calibre inférieur et, ne nous y trompons pas, c’est déjà considérable. Mais lors du premier « vrai » test, à Paris en l’occurrence, l’OL n’a pas tenu le choc (même s’il y a eu un vrai match hein).

Et si on bavait à la vue des options infinies et infiniment bandantes dont dispose Mourinho, le banc lyonnais ressemble à une carcasse rachitique et dépecée. Faire jouer un jeune aussi inexpérimenté qu’un Fofana et un attaquant aussi empoté que Briand dans un contexte aussi bouillant que ce soir ne peut être qu’un acte subi. Reste la doublette Bastos-Gomis qui fait bien des misères depuis le mois d’août mais là encore, il va leur falloir trouver d’autres circuits car ce n’est rien de dire que Mourinho a dû décrypter centimètre par centimètre les angles de passes du gaucher brésilien pour la Panthère. Au fond, plus qu’une ambition démesurée sur ce déplacement en Castille (un nul aurait des allures de victoire), c’est un étalonnage que vient chercher cet OL nouveau… mais pas si nouveau. Pour enfin déterminer si, jusque-là, il avait juste bénéficié de circonstances favorables ou s’il y a bel et bien un vent nouveau qui souffle sur les bords du Rhône. Si tel est le cas, ce serait bien qu’il pousse fort dans le dos des Lyonnais ce soir.


Dave Appadoo
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