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« Le clasico entre handballeurs »

Cédric Sorhaindo est champion du monde, deux fois, et d'Europe de handball. Et surtout, il joue au Barça.

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Vu de la section handball, le Barça est-il une institution ?


A l'intérieur du club, tu ressens l'histoire du club et sa grandeur. Il suffit de passer chaque jour devant le Camp Nou, l'un des monuments les plus visités d'Espagne. Forcément, tu intègres la pression liée au foot. Pour les joueurs des autres disciplines, porter le blason du Barça sur le maillot est un honneur et une responsabilité importante. D'ailleurs, Barça TV, la chaîne du club, rend compte de tous les sports.

« Mes que un club » , ça te parle ?


Absolument. Je connais ma chance de participer à l'aventure, d'écrire une partie de l'histoire en prenant du plaisir au quotidien. Je vois le regard des touristes qui viennent au stade. Ils ne viennent pas voir un sportif, ils sont là pour l'institution. C'est magnifique. D'ailleurs, je me suis mis à l'anglais pour comprendre un peu ce que me disent les gens qui me croisent et me reconnaissent.

Le club t'oblige à apprendre le catalan ?


Au début, j'ai pris des cours d'espagnol. Désormais, je comprends le catalan mais je ne le parle pas. A l'intérieur du club, on utilise les deux langues. En ville, ce n'est pas un problème : on me parle en catalan, je réponds en espagnol. Ça n'a jamais posé de problème.

Les footballeurs vivent dans un autre monde ?


Forcément. Ils sont tellement demandés... J'ai croisé Carlos Puyol une fois, il savait qui j'étais, plus ou moins. Si j'ai envie d'approfondir le contact avec l'un ou l'autre des joueurs, je peux demander aux dirigeants de la section omnisports qui passeront le message à leurs homologues du foot. C'est possible. Mais nous avons plus de liens avec les basketteurs puisque nous partageons les installations.

Tu as un accès privilégié au Camp Nou ?


Oui, on peut avoir des places. Les joueurs des autres sections ont une carte personnelle qui donne accès à un coin réservé de la tribune. J'ai vu deux rencontres seulement car mon équipe joue souvent en même temps que les footballeurs. Pas facile de concilier nos agendas.

Où étais-tu pour le 5-0 ?


Au stade ! C'était magique. Mais je garde un souvenir ému de mon premier match au Camp Nou. C'était la demi-finale de Ligue des champions l'an dernier contre l'Inter Milan. Voir de près la passion et l'investissement des supporters m'a donné des frissons. Pour moi, c'est plus un lieu de vie qu'un stade. Ça vibre du lundi au dimanche.

Ton programme pour ce soir ?


Je vais sûrement passer la soirée devant la télé avec mes partenaires Iker Romero et Laszlo Nagy. Le clasico précédent, je l'ai vu chez un autre joueur, Marco Oneto. Par contre, j'espère voir la demi-finale retour de Ligue des champions en live dans la tribune.

Propos recueillis par Juan Pobre

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