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Le Cholo, ou le Cruyff des Colchoneros

Souvent réduit à de simples exploits guerriers, l’Atlético de Simeone se révèle d’une richesse bien plus importante. Car à l’instar d’un Johan Cruyff dans l’entité blaugrana, le Cholo rend aux Colchoneros une fierté perdue et une identité sans concession. Ou comment le natif de Buenos Aires devient le personnage le plus marquant de l’histoire du Calderón.

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L’échange d’amabilités remonte à l’an 1994. Chafouin après un Atlético de Madrid-FC Barcelone estampillé testostérone, Johan Cruyff craque : « Quand je vois des joueurs comme Simeone, j’ai envie de rentrer sur le terrain et de rendre la justice. » Une saillie, aussi bien sentie que l’uppercut de Romário sur le Cholo, de l’entraîneur blaugrana qui, une quinzaine d’années plus tard, trouve enfin une réponse. « À cette époque, j’étais l’emmerdeur sur le terrain. Romário était bouillant, et il s’est passé ce qu’il s’est passé. Mais cela devait rester sur le pré. Romário n’a rien dit ensuite, mais Cruyff est venu en rajouter une couche. À l’époque, j’avais dit que Cruyff se prenait pour Dieu » , éclaire l’intéressé, en 2011, au magasine argentin El Grafico. Justement, le statut de divinité des Culés n’a rien de gênant à l’heure d’évoquer la place centrale du « Hollandais volant » dans l’histoire du FCB. Mieux, aujourd’hui, Diego Simeone peut également se targuer d’être l’apôtre le plus vénéré du Vicente-Calderón. Car depuis cette qualification face à l’ogre du Camp Nou, le Cholo est bien devenu le Johan Cruyff de l’Atlético.

« Plus que des titres, une fierté retrouvée »


La genèse de ces deux histoires répond aux mêmes caractéristiques : lorsqu’ils débarquent en Espagne, Cruyff comme Simeone découvrent des Barça et Atlético dans le fond du panier. Habituées aux places d’honneur, pour ne pas dire aux places du con, les aficiones catalanes et castillanes font de leurs malheurs une identité. Ainsi, le Hollandais met fin au règne sans partage des Merengues et rend aux supporters culés leur fierté disparue. « Avec Diego, c’est exactement pareil, souffle Ivan, membre d’une peña rojiblanca du sud de la capitale espagnole. Quand il signe chez nous en 1994, nous n’avions gagné que deux Coupes du Roi depuis 1985, et l’Atlético apparaissait plus dans les pages faits divers que sportives à cause de Jesus Gil. » Dès sa seconde saison sous la liquette de l’Atléti, Diego Simeone conduit le club vers un doublé Liga-Copa inattendu. D’abord milieu tout terrain, il devient l’étendard de cette équipe prête à rendre la vie dure aux mastodontes madridistas et blaugrana. Les aléas du football et une offre qui ne se refuse pas de l’Inter Milan plus tard, il quitte le Vicente-Calderón en 1997 - pour le retrouver entre 2003 et 2005.


« Pour comprendre l’importance de Simeone, il faut connaître et surtout comprendre l’histoire de l’Atlético » , enchaîne ce même Ivan Lopez. Dans les faits, les Colchoneros connaissent la descente dans les enfers de la Segunda au début du millénaire. Deux ans durant, ils bataillent contre d’anonymes fanions du Royaume pour ne retrouver la lumière que deux exercices plus tard. S’ensuit une longue période d’instabilité marquée par les frasques de la famille Gil et les quelques exploits de Niño. Les titres, eux, peinent à pointer le bout de leur nez. Malgré une Ligue Europa remportée par Sánchez Flores, le point d’inflexion de l’histoire moderne des Rojiblancos ramène en décembre 2011. Le début d’une idylle rare et intense : « Bien entendu, il y a les victoires, les titres, mais ce n’est pas le plus important. Simeone nous a rendu une fierté enfouie six pieds sous terre » , dixit ce même membre de peña. Car au Calderón, si la défaite est permise, l’intensité et l’effort sont des traits non négociables de l’identité souhaitée par le Cholo. À l’instar du toque et du football total importé, en partie, par Cruyff au Barça, Simeone installe à l’Atléti une philosophie toute personnelle.

Force de persuasion et ambition illimitée


Ingrédients inhérents aux préceptes du Cholisme, le cœur et la rigueur ne suffisent pourtant pas à ramener l’Atléti dans le haut du panier. Pour retrouver des ambitions dignes de l’histoire des Colchoneros, une dose de talent est nécessaire. Là encore, la stabilité offerte par Simeone permet à des cracks comme Koke, Saúl, Godín ou encore Griezmann de rester sur les bords du Manzanares. Idem, le portefeuille du club se retrouve une santé grâce à une politique globale - communication, merchandising, expansion - en phase avec le discours de l’Argentin. Du board d’Enrique Cerezo jusqu’au supporter lambda, l’adhésion est totale. « Que ce soit dans le pressing et le rigueur sur le terrain, dans les interviews ou les conférences de presse, on se retrouve tous, jure Ivan Lopez. Jamais dans son histoire le club n’a été aussi bien considéré. Et ça, on le doit à Simeone. » Pour exacerber les foules ou délivrer un message, le Cholo dispose de la même force de persuasion que Cruyff en son temps au FCB. Avec un onze et un jeu identifiable parmi tous, il place l’Atlético dans le gratin européen. Pour preuve, le Barça de la MSN s’est fait renverser, non pas par onze Rojiblancos, mais bien par 55 000 Cholos.


Par Robin Delorme
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