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  2. // Irlande du Nord/Italie

Le choix des armes

Cesare Prandelli doit reconquérir son peuple, mais surtout obtenir une place qualificative pour l'Euro prochain.

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Viviano ; Cassani, Bonucci, Chiellini, Crisicito ; De Rossi, Pirlo, Mauri ; Pepe, Cassano, Borriello. Jeudi matin, à l'issue de l'entraînement matinal, Cesare Prandelli a donné le onze qui affrontera l'Irlande du Nord ce soir, à Belfast.


Dans le détail, ça donne le gardien de Bologne, qui a connu sa première sélection en même temps que Prandelli faisait ses débuts à la tête de la Squadra, la charnière de la Juve, le latéral de Palerme, passé par la Juve, le droit du Genoa, passé par la Juve ; au milieu, le plus polyvalent des joueurs italiens, le plus génial, et Stefano Mauri ; devant, l'ailier le plus besogneux du championnat, le plus fou, et l'ex de Belen Rodriguez entre les deux. En bref, une équipe qui a de la gueule.


Autour de la charnière de la Juve, incontestable même si contestée par beaucoup (oui, Bonucci fait des erreurs, mais il est encore jeune et surtout possède une allure qui rappelle les plus grands, à la Nesta, et puis si la Juve prend), les places sont à prendre. Celle de gardien d'abord. Viviano, l'un des multiples essais dans la recherche du nouveau Buffon, peut tirer son épingle du jeu mais ne semble pas destiné au poste, contrairement à Sirigu, le portier de Palerme. Attention toutefois à Storari, qui, avec sa tête de stoner, pourrait bien s'imposer à la Juve. En ce qui concerne les places de latéraux, Zambrotta n'étant plus ce qu'il était, Grosso ne jouant plus, et Maicon n'ayant pas encore demandé sa naturalisation, Criscito et Cassani ont un gros coup à jouer. Criscito, même s'il préfère jouer en central, est peut-être le meilleur latéral gauche du pays et ferait bien de confirmer, en attendant Santon. Cassani, lui, profite du manque de concurrence à ce poste et des errements de Motta.


Une vraie surprise aussi, avec Mauri : ex-espoir tombé dans la mouise, gros talent, milieu assez créatif, genre Stefano Fiore, mais en un peu plus fin, il a appris le métier à Brescia au milieu avec Baggio en 2003-04, et profite de la bonne passe de la Lazio pour revenir en A. C'est lui qui vient de marquer contre Brescia le but du 1-0, qui a donc permis à la Lazio de remporter le match et de prendre la tête du championnat. Le Mister vient ainsi de le désigner comme « le meilleur milieu du moment » . Cela faisait trois ans que Stefano n'avait pas porté le maillot de la Nationale.


Le Laziale formera donc un milieu plutôt technique avec Andrea et Daniele ; ça peut être ravissant. Les trois formeront le cœur de l'équipe, sans doute assistés de Simone Pepe, qui devrait épauler ses milieux à la récupération (de sorte que l'Italie devrait défendre quasi en 442) et se charger en phase offensive d'assurer l'équilibre de l'équipe en prenant le côté droit, pour mieux permettre à Cassano de faire la différence à gauche. Au centre, Marco Borriello affichera sa bonne forme actuelle et pourrait bien y aller de son petit but. Vraiment, dans la course au strapontin d'avant-centre titulaire de la sélection, le néo-Romain a un coup à jouer. En attendant de voir Pazzini à l'œuvre, ce qui devrait être le cas contre la Serbie, mardi. On devrait également voir Zambrotta, Marchisio, et autres Giuseppe Rossi. Mario Balotelli, lui, est toujours blessé. Dans sa chasse aux titulaires pour le prochain Euro, Cesare Prandelli a l'embarras du choix, mais une seule ligne directrice : construire l'équipe la plus compétitive possible.

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