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Le Chili de Borghi en leader

Pendant que l'Europe se cherche un champion, les éliminatoires qualificatifs pour la Coupe du monde 2014 se poursuivent en Amérique du Sud. Le Chili sort grand vainqueur de cette sixième journée, le Paraguay, grand perdant.

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Pour la première fois de son histoire, le Chili mène en solo la phase éliminatoire pour la Coupe du monde. C'est pourtant dans un climat tendu que la Roja a préparé son déplacement à Caracas, malgré sa victoire acquise en Bolivie, la semaine dernière. En cause, une nouvelle indiscipline commise par des membres de la sélection. Mercredi, au petit matin, Gary Medel et Eduardo Vargas se faisaient griller par la presse à la sortie d'une discothèque. Borghi avait bien donné quartier libre à ses ouailles, mais dans des limites clairement dépassées par le joueur de Séville et celui de Naples. Séparés de la Roja, mais « non-exclus » , selon la terminologie employée par le sélectionneur, les noms de Vargas et Medel s'ajoutent à ceux des nombreux internationaux chiliens sanctionnés par Borghi. Le site de La Tercera s'est même amusé à former un onze entièrement composé de joueurs écartés depuis le début du mandat de l'Argentin. Un onze qui tient la route : Herrera, Estrada, Jara, Medel, Beauséjour, Carmona, Vidal, Valdivia, Orellana, Vargas, Pinilla. Turbulent en coulisse, le Chili se montre toutefois toujours aussi ordonné sur le terrain.

Dans un match indécis, c'est Matías Fernández qui a fait basculer la rencontre, lors des dix dernières minutes. Conforté par ce triomphe face à la Vinotinto (0-2) et par la première place de la Roja, Claudio Borghi s'est offert un petit plaisir en se payant son prédécesseur, Marcelo Bielsa, dans une interview donnée à La Nacion. « Tout le monde parle de sa méthode, mais qui l'a vu travailler, puisque personne n'entrait au centre d'entraînement ? Quel est le style Bielsa ? Trois défenseurs, deux hommes de couloir… Ça, Bilardo le faisait dès 1986. Au football, tout a déjà été inventé. » Et d'ajouter, pour bien enfoncer le clou et marquer sa différence : « Je ne vois vraiment pas l'intérêt de m'enfermer chez moi à regarder des vidéos de matches. » Claudio Borghi, un homme qui ne retient pas ses coups.

Vénézuela – Chili (0-2)
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Le Paraguay mal en point

La Paz est son cauchemar. Depuis 1973, le Paraguay ne parvient pas à redescendre des hauteurs boliviennes avec une victoire. Une série prolongée samedi, alors que l'Albirroja avait voyagé avec l'ambition de revenir au contact des qualifiés provisoires. À La Paz, Valdez et consorts ont lourdement chuté (3-1). Après son faux-pas face au Chili, la Bolivie paraissait pourtant vulnérable. Mais les Guaranis ont proposé une opposition bien trop fade pour résister à des locaux volontaires, à défaut d'être talentueux. Escobar, qui avait tout raté devant le gardien de la Roja, la semaine dernière, a rectifié le tir, au point d'inscrire un doublé en seconde période, pour rendre confortable l'avance prise par la Verde dès la neuvième minute. Les Boliviens se sont même permis de manquer un pénalty. Meilleur joueur guarani, Cristian Riveros a réduit le score à la 81e minute. Ce nouveau revers à La Paz fait plonger l'Albirroja à l'avant-dernière place des éliminatoires. Lanterne rouge au début de cette sixième journée, la Bolivie double, elle, le Paraguay, grâce à un goal-average favorable.

La Celeste se reprend

L'Uruguay s'est fait peur. Dès la 29e minute, la Celeste semblait pourtant avoir validé sa victoire, quand Maximiliano Pereira doublait la mise. Mais l'absence de Diego Lugano, suspendu, allait alors se faire sentir. Avec davantage de garra que de football, les Péruviens revenaient au score dès la 47e minute : un csc de Diego Godín, puis un grand numéro d'avant-centre de Paolo Guerrero. Déjà contrariée par le Vénézuéla à domicile la semaine dernière, comment allait réagir la Celeste ? Pendant la semaine, Óscar Tabárez avait demandé à ce que l'on ne remette pas en cause un travail de fond pour une simple anicroche. À l'heure de jeu, le Maestro se refuse toutefois à tout conservatisme et ose sortir Forlán, qui venait de manquer un pénalty, pour lancer Gastón Ramírez.

Au même moment, Cristian Rodríguez remplaçait Álvaro Pereira. Coaching gagnant, puisque deux minutes plus tard, l'ex-Parisien redonnait l'avantage aux siens. À la 89e minute, c'est Luis Suárez qui laissait sa place à Sebastián Eguren. Coaching gagnant à nouveau, puisque le milieu du Sporting Gijón certifiait le succès uruguayen dans les arrêts de jeu (4-2). En conférence de presse, Sergio Markarián, le sélectionneur uruguayen du Pérou, a émis quelques doutes sur la qualité de l'arbitrage, notamment la validation du premier but, alors qu'aucune image ne démontre que le ballon ait entièrement franchi la ligne. Privé de pièces majeures, tels Claudio Pizarro, Jefferson Farfán et Juan Vargas, le Pérou se trouve désormais en position de lanterne rouge. L'Uruguay talonne le Chili, à une petite unité, avec un match en moins au compteur.

Résumé UruguayPérou
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Falcao attend encore les ballons

Un but de Christian Benítez à la 54e minute, et pas grand-chose d'autre à retenir de ce fade Équateur-Colombie (1-0). Radamel Falcao, si prolifique avec l'Atlético Madrid, n'a pas reçu un seul ballon exploitable. Séché sauvagement par derrière à la 86e minute, le goleador a tout de même provoqué l'exclusion directe de Christian Noboa. Écrasé par l'Argentine la semaine dernière, l'Équateur a vérifié qu'il vaut mieux perdre une fois 4-0, que quatre fois 1-0. Grâce à ce succès face aux hommes de José Pekerman, Valencia et consorts passent devant la Colombie et occupent le quatrième rang des éliminatoires, le dernier qualificatif pour la Coupe du monde. De quoi passer leurs vacances l'esprit libre. Les éliminatoires reprendront au mois de septembre.

Par Thomas Goubin
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