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Le chemin d’Emery

De retour en Ligue des champions six mois après le traumatisme de Barcelone, le PSG ouvre sa campagne à Glasgow mardi soir pour ce qui doit constituer la première étape du voyage imaginé par Unai Emery cet été.

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Il existe plusieurs types de marcheurs, mais une seule règle d’or. Dans sa Bible du marcheur, le maître Jean-Claude Rodet est clair : le groupe parfait nécessite un pion devant « pour indiquer le chemin à suivre » et un derrière « pour s’assurer que toute l’équipe est complète et en bonne condition » . S’il a passé l’été à avaler les connaissances dans des bouquins de développement personnel, Unai Emery a, avant tout, choisi sa place et la route qui serait celle de son PSG. Une discussion avec Nasser Al-Khelaïfi, fin mai : « Président, on peut prendre différents chemins. Si tu choisis de faire le chemin avec moi, tu dois m’écouter et changer certaines choses avec le directeur sportif. »


Après une première saison caméléon, le Basque a donc décidé de reprendre le volant du bolide qui lui a été confié à l’été 2016. Conséquences : Kluivert est tombé de son Segway, Antero Henrique a enfilé le costume du génie ayant pour mission de répondre positivement dès qu’Emery frotte sa lampe, Maxwell a pris de l’épaisseur dans un nouveau rôle de relais entre ses potes et la direction, et le PSG a progressivement tiré un feu d’artifices sur un mercato qu’il s’est amusé à déréguler comme Chelsea et le Real Madrid avaient pu le faire lors de la première décennie des années 2000.

Chiffres et organisation


L’épilogue veut que Paris a sauté une classe grâce aux arrivées de Neymar, Dani Alves et Kylian Mbappé, et les retrouvailles avec la C1 mardi soir à Glasgow doivent permettre de voir - déjà - un peu plus loin qu’un début de championnat maîtrisé dans les chiffres (six victoires toutes compétitions confondues, ndlr), parfois un peu moins dans les faits. À Metz vendredi soir (5-1), alors que le trident Mbappé-Neymar-Cavani de l’entraîneur espagnol détruisait la belle organisation réduite à dix hommes du professeur Hinschberger, Emery ne s’en est pas caché : « Je crois qu’en première mi-temps, l’équipe a maîtrisé le match, a eu plus d’occasions, cinq ou six et on ne marque qu’un but. Nous avons besoin de travailler l’efficacité parce que l’équipe en face peut aussi avoir des occasions. (...) On va travailler pas à pas. On fait notre chemin avec une idée, un style. Le système est important, mais c’est important pour moi d’avoir l’équilibre sur le terrain entre l’attaque et la défense. Avec le talent individuel, nous avons besoin de la discipline tactique. »

La Persistance de la mémoire


À la tribune de Saint-Symphorien, Unai Emery a une nouvelle fois évoqué le « chemin » sur lequel il souhaite amener un effectif qu’il rêve de voir progressivement « lutter contre n’importe qui, devenir "tout-terrain" » . Ce nouveau groupe, il le sait, n’a pas été monté pour la Ligue 1, mais pour pouvoir (enfin) regarder dans les yeux les autres poids lourds du continent. Le PSG est aujourd’hui au bout de son cycle d’apprentissage. Perdre comme il l’a fait à Barcelone (1-6) le 8 mars dernier fait partie du foot, et ce qui compte réside dans le souvenir : se souvenir de la façon de tomber, de la façon d’apprendre et Emery aime dire que « dans le football, ce que tu as fait ne vaut rien » . Le vécu est pourtant central dans l’apprentissage, et sans le souvenir de Barcelone, les dirigeants parisiens n’auraient certainement pas cogné aussi fort dans le ventre de la concurrence cet été. L’objectif est donc aujourd’hui de ne pas oublier et de se servir du passé pour grandir. Dans la tête d’Emery, la croissance passera une voie unique, tout en refusant de « sauter dix marches d’escalier d’un coup » , au risque de se « cogner » et de « s’assommer » .


L’idée est de développer dans la durée un appétit insatiable dans la quête de la victoire et cela ne passera que par un championnat compétitif. « Gagner en Ligue 1, c’est la première étape, et c’est pour ça que je veux que Monaco soit fort, que Bordeaux, Lyon, Nice soient forts. Et je veux qu’ils soient exigeants avec moi parce que ça va m’aider à me préparer pour le coup d’après, explique le Basque. Je ne peux pas enchaîner des matchs faciles, gagner cinq matchs de suite sans une contre-attaque, pour ensuite jouer contre le Barça, la Juventus, le Real ou le Bayern. » Le déplacement au Celtic Park mardi soir - où le Celtic n’a pris qu’un point en trois rencontres de poules la saison dernière - doit être un apéro à la hauteur des attentes dans un début de saison qui a vu certains adversaires bousculer le PSG malgré les résultats finaux. C’est aussi l’occasion de répondre à plusieurs questions : l’animation tactique transformée en 4-4-2 à Metz, le contrôle des événements et la gestion de la concurrence. L’apprentissage est terminé.



Par Maxime Brigand Propos d'Unai Emery tirés du numéro 150 de SO FOOT et de conférences de presse.
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