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Le chant de la révolte

Voilà six longues années que la Serie A s'écrase devant l'hégémonie de la Juventus. Comme paralysée par la puissance autoritaire qui émane de la Vieille Dame. Mais cette saison, un parfum de rébellion semble enfin régner sur la Botte. Avec deux formations qui mènent la charge pour renverser la table : le Napoli de Maurizio Sarri et la Lazio de Simone Inzaghi.

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Il paraît que l'usure du pouvoir n'épargne personne. Pourtant, elle semblait comme glisser sur le maillot noir et blanc de la Juventus depuis qu'elle écrabouille impitoyablement la Serie A. Les quelques rares voix protestataires qui se sont élevées pour contester sur le pré la domination piémontaise s'étaient jusqu'ici faites relativement faibles. Et devaient s'incliner face au monument de puissance sportive et financière représenté par le club piémontais. Mais ça, c'était avant. Car la Vieille Dame vient de perdre son premier match de la saison face à une Lazio bluffante, qui ne s'est pas une seconde écrasée face aux Turinois. Et c'est le Napoli qui mène de loin la danse en Serie A, avec huit succès de rang en championnat, le dernier à l'Olimpico ce samedi soir face à la Roma. Et si une page venait subitement de se tourner en Italie ?

La machine laziale


Pour s'en convaincre, il suffisait de jeter un coup d’œil à la dernière prestation de la Juventus face aux Laziali. Un match où les Piémontais ont d'abord affiché des lacunes évidentes sur le plan offensif, la faute à l'intégration encore imparfaite de joueurs importants recrutés cet été, comme Douglas Costa ou Bernardeschi. Mais aussi à son manque global de maîtrise collective, au sein d'une rencontre où elle n'a pas semblé capable de vraiment déstabiliser la défense laziale. Du moins, jusqu'à ce que Paulo Dybala (jusqu'ici préservé) entre en jeu pour redynamiser une attaque turinoise qui dépend encore trop de ses coups de génie. La Juventus semble autant sinon encore plus approximative défensivement, alors que le déclin inévitable de Barzagli et le départ de Bonucci, dont le sens de l'anticipation et la qualité de relance ne se trouvent pas au coin de la rue, ont inévitablement affaibli son arrière-garde.


Des manques forcément fatals à l'heure d'affronter la Lazio de Simone Inzaghi, une machine collective qui confirme être parfaitement au point, autant tactiquement que collectivement. Le 3-5-2 compact du Mister laziale a encore montré son efficacité ce soir, alors que chaque joueur, de Bastos à Lulić en passant par Luis Alberto, a semblé précisément savoir ce qu'il devait faire et ne pas faire pour gêner le jeu des Juventini. Immobile, lui, a encore été prodigieux, s'offrant un nouveau doublé qui vient récompenser son travail remarquable à la pointe de l'attaque, où il impressionne de par son efficacité devant le but comme de par l'intelligence constante de ses choix. Seul Patric a pété une durite en fin de match, en offrant un penalty stupide à Dybala. Mais Strakosha a joué les sauveurs pour permettre aux Biancocelesti de repartir de Turin avec un succès mérité. Le premier de la Lazio face à la Juve en championnat depuis quatorze ans. La fin d'une série qui ressemblait de plus en plus à une malédiction.

Les certitudes de Naples


Naples, pour sa part, tente de mettre fin à une autre malédiction, vieille de près de trois décennies. Les Azzurri courent après un titre en Serie A depuis 1990. Et semblent plus que jamais proches d'enfin briser le signe indien. Face à la Roma ce samedi, les Partenopei ont une fois de plus joué un football délicieux pendant 70 minutes, avant de baisser en intensité physiquement en fin de match. Leurs combinaisons et redoublements de passes incessants ont donné le tempo de la rencontre et permis à Insigne de planter son centième but en carrière, en ajustant Alisson de près. Comme à son habitude, restant fidèle aux principes de Sarri, Naples n'a jamais cessé de jouer et d'attaquer pour terminer la rencontre sur les rotules et permettre à la Louve de se procurer plusieurs situations chaudes.


Qu'importe, après huit matchs de Serie A cette saison, le Napoli a engrangé autant de succès. Un départ en boulet de canon qui confirme que les poulains de Sarri continuent de progresser, petit à petit, année après année. Bonne nouvelle pour les Napolitains : la concurrence, elle, se cherche encore. L'Inter, malgré son excellent début de saison sur le plan comptable, reste poussive collectivement, le Milan de Montella avance dans le brouillard, la Roma de Di Francesco doit encore se faire à son nouveau coach, et la Juventus ne semble plus aussi impériale que par le passé. Si bien qu'une odeur de révolte et d'insoumission semble bien partie pour secouer une Serie A qui avait perdu le sens du suspens depuis trop longtemps. La Vieille Dame est prévenue : cette saison, la révolution est en marche. Et le Napoli et la Lazio sont en tête de cortège.

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    Par Adrien Candau
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